TABLEAUX DE
m assuré pâr Tintérêt réciproque de leur voisins , que par Z* les traités les plus solemnels. Les immunités & les prí- »» vileges, dont les Suisses jouissent dans quelques états a»> voisins, font donc encore un objet d’intérêt particu- rA lier plutôt que d’intérêt national. Si quelques maisons s« de Négocians suisses font des profits dans quelques villes „ >r» de France à la faveur de la tolérance civile 8c religieuse , a« cet encouragement est trop utile à ce Royaume pour être a» mis sur le compte des Suisses seuls. Aussi, Londres, A ms- :3 » terdam , Cadix , Livourne , les Indes , oà les Suisses sM nont d’autres privilèges que la liberté de Commerce, s*»> commune à toutes les autres nations, nous offrent tout a® autant d’exemples de succès obtenus dans le Commerce
LA SUISSE .
par quelques Suisses industrieux. II est d’ailleurs austìcommun de voir des étrangers , sur-tout dans la Reli-gion réformée, placer leurs fonds dans la Suisse, commedans un port assuré , que de voir des Suisses rapporterune fortune considérable dans leurs foyers. Si l’impor-tationdeces nouveaux capitaux contribue auxprogrès duluxe chez les Suisses , d’un autre côté, l’émulatiostqu’elle excite développe l’industrie & les talens chezces peuples, & produit une aisance d’autant plus géné-rale , que les constitutions nationales font moins favo-rables à l’accumulation des fortunes 8c aux successionsexclusives dans les héritages ».
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