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Tome deuxieme et dernier.
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* 7 * TABLEAUX D

•'d 5 en faire aux dépens de leurs alliés naturels ; ils tenoient;:pour maxime constante t

Non mïnor est vìrtus, quam qu&rere 3 parta tueri.ïLe mérite de défendre ce qu’on a acquis vaut bien celui de cher-cher à raugmenter.

Passant , apprends aux Spartiates que noussommes mortsdeipour la défense des loix de notre pays cette inscriptionsátoit gravée fur le tombeau de ceux qui avoient été tués à ladéfense des Thermopyles . Un Suisse, reconnoissant pouries généreux Auteurs de fa liberté , coníàcreroit la mêmeinscription au-dessus de la (*) Chapelle qui est bâtie à l’en-êoit oà ils avoient gagné la bataille de Morgarten en i z i y.

Ce n’est pas d’aujourd’huique les étrangers ont observé■une forte d’antipathie entre les aristocraties & les démo-craties de la Suisse. En général les Etats populaires n’ai-■fnent pas les villes. L’enceinte d’un Château , les mursou tours d’une ville paroissent aux yeux du peuple comme-autant d’entraves pour la liberté. De-là, les attaques quela ville de Zoug a essuyé de la part des trois Communautésde la campagne qui partagent la souveraineté avec elle.L n Septembre de l’an 1404, ces Communautés, aidées■du Canton de Schweit s’emparerent de la ville. La ja-lousie les armoit contre les prérogatives des citoyens.L’Historien (7) Tjchoudi détaille cette levée de boucliers.Heureusement les Cantons de Zurich, Berne s Lucerne,Uri, Underwalden ôc Claris ôc la ville de Soleure vinrentau secours des Zougois, obligèrent les agresseurs de ren-trer dans les bornes prescrites par les anciens concordats,■<& leur imposèrent même des amendes en réparation deleurs violences. La ville de Syon a aussi éprouvé diver-ses attaques de la part des six Dirhams , fur-tout decelui de Goms , dans la conservation de ses privilèges.

Quand je lis dans un écrit (8) du Chanoine de Zurich ,Félix Malleolus ou Hemmerlin , des vers fatyriques contreie peuple de Schweit je ne trouve dans cette licencepoétique qu un ennemi juré des Etats démocratiques quiétoient alors ( en 143 p ) en guerre avec la ville de Z turich .

Fertilis est vallis 3 celo fuavis , generofa,

Plantis jucunda 3 staminé lacle fluens ,

Jíuic Sw'uz est nomen 3 h&c undique tangitur altìs

Montibus & lacubus 3 nec fibi flrata patet , ,

Nfobilis est tellus , ignobilis incola 3 fida estHumus j infidus incola 3 fraude statur.

Bac gens Rege caret & lege ..

(*) Planche 15-9.

( 7 ) Chr. de la Suisse, tome I, li v . VlII, p . <511-627.'

<8) Dialogue de Suhendum ortu, nomìne , confédération ‘ fr guibusdam (m<m benè gestis ) , p. 3, ìn Thesauro Historia; helvetic*. ^ ^ '

(9) Comme l’indique assez ce couplet de chanson très- ancien que U

peuple chante encore tous les jours ; > u e

/

Si le bon Dieu vouloir,

Je m’appellei ois Jean-Jacques «

Mais le bon Dieu ne veut pas.

Je m’appelle Nicolas.

Ie système de Végalité originelle , a dit un savant Journaliste (*), e fí ureve digne de Z’Utopie, un état impossible, parce qu'il ríy eut jamais égalité Teforces , fr nullement désirable , parie que les loix valent mieux , fr que c - e n. r *ieurprotetiion que le riche peut posséder, fr le pauvre acquérir. Si les hommes fureT

E LA SUISSE .

On remarque que les Cantons populaires ont leursmaladies, comme les Gantons aristocratiques, si on lesconsidéré dans le détail de leurs Gouvernemens. Mais ellesy font plus momentanées, ôc en même temps plus dan-gereuses , fur-tout dans les premiers momens où elles sefont sentir. Quand je me rappelle les divers troubles qu!ont agité , depuis le commencement de ce siecle , lesdifférens Etats de la Suisse, & en dernier lieu ( en Mai1781 ) celui dt Fribourg qui jouissoit depuis plus long"temps d’un état paisible, je n’apperçois dans ces dif-férentes révolutions qu’une fievre intermittente dont lesaccès fe font fait sentir à diverses périodes dans les mem-bres qui composent le Corps helvétique; ce font des ora-ges , souvent passagers, mais dont les ravages peuventêtre redoutables pour plusieurs -années. Ces explosionssemblent indiquer qu il régné dans le foyer un feu souter-rain qui prend ses élans plus ou moins forts ou plus oumoins rapides, suivant les dégrés de son embrasement.Le premier principe de tous les Gouvernemens de laSuisse , même les plus aristocratiques , paroît avoir étécelui de la (9) démocratie. Le temps l'a purifié successi-vement dans les uns, ôc l’a conservé entier dans les autres.

En général, on est très-religieux dans les Cantons dé-mocratiques qui ont conservé la Catholicité. On trouvedans le peuple de ces pays le même zele qu’on observeen Italie pour toutes les cérémonies du culte. Les mi -litaires , les commerçans , les jeunes-gens , qui ont étéchez l’étrahger, n’osent tenir aucun propos qui pourroitles faire soupçonner d’avoir été endoctrinés des livres sus-pects qui ont tant de vogue ailleurs. Les Magistrats*tirés du peuple, puniroient sûrement leur témérité. Ma lSdans les villes , ôc particulièrement dans les Cantons ré-formés , le relâchement pour les dogmes semble avoir íàícplus de progrès qu’on ne le pense. Les Préditateur s âeSdeux Communions tonnent dans la chaire contre les in-crédules ; ceux-ci ont toús les dehors de la tolérance*quoique souvent ils soient très-intolérans. Une Dame, ins-truite ôc attachée à fa Religion , fans qu’on puisse l’accU-ser de bigoterie, me disoit dans l’une de ces villes, ost oîlremarquoit toujours que ceux qui dijoient le plus de tncJ'dé la Bible étoient ceux qui la connoijsoient le moins. Ondifputoit encore au dernier siecle en Suisse fur des questse nSthéologiques. Mais un calme profond leur a succédé dan§celui-ci. Quand on lit dans la vie du Pape Sixte-Qst 1ntpar le Cordelier Casimir (10) Tempesti Pétât déplorableainsi que P ignorance du Clergé Suisse en 158 5, ôc i eS

égaux un moment, ce moment fut de courte durée, il fallut céder au plus fort >comme dit le Roman de la Rose , beaucoup plus ancien que nous , fr oàtrouve ce système qu'on croyoit nouveau.

Un grand vilain sur eux élurentle plus corsu qu’entr’eux ils eurent ïLe plus offu & le greigneur (**).

v .v, a. i,uv. v u , IVXV. ui , a nome, 17 14 , r/r- 4 ", en italien. CetUltramontain reproche aux Prêtres de la Suisse leur trop grand attachesau bras séculier, comme si les ordres sacrés dévoient faire renoncerqualité primitive de citoyen ou de sujet. L’un des endroits les plus eXl1de son livre, est celui où il développe les vues de Charles -Emnr 30 ^Duc de Savoie, fur Genève, ôc la conduite que tint Sixte -Quintcette circonstance. ( Tome I, liv. XII, n°. t, & IV-IX ).

plus grand.

f f-Journal Encyclopédique, année -771 . tome II, partie II. p. a S7 . Bouillon, 1771 (..) Crásneur,