D I V E R S
promenade, leurs pas font très-mesurés , ôc leur contenanced e p UrS au '^ ere> EUes ne se montrent parées qu’aux joursj es te ' al ors elles portent fur elles des chaînes d’or ;ont ° mrnes sortent de même fur leurs habits celles qu’ilsre Çues des Princes étrangers pour prix de leurs services* de ^ur valeur. "
des eS d * v ^ ent leurs cheveux en deux tresses qui leureendent fur les épaules, elles ceignent leur tête d’
cercle - r--""* ’ —r--— — — - un
Précieux , au dessus duquel, aux jours de Fêtes.,
Viiv ^°, lntent un bouquet pour marque brillante de leur“s
elle ^° Ut I e s oln du ménage regarde les femmes,vont fur les places ôc dans les marchés acheter cep 1 leur faut ; les plus riches d’entr’elles , lorfqu’elless » tent> ne E font pas suivre par leurs servantes. Elleskertf^^ t0U£ domestique , usant de la li-
y , du P a ys, qui ne le leur interdit pas.les ° ICl ^ £S O46) cérémonies usitées à Fribourg dansn,aria ges. Quand un noble fe marie, la marche à^ d’ 2 annonc ^ e ?ar des tambours, des trompettesfui . aU! j res losttumens de musique. L’époux s’y rend ,Pouf ^- Un ^ rand oortege de parens & du peuple. L’é-ont Vlent 00 fui te avec une fuite de demoiselles, quid’or t0UteS ^ ur 1^ rête des couronnes de fleurs, brillantesc * a y ant Es cheveux divisés en des tresses qui def-ïub ent ^ Us ^P^oEs, ôc qui font distinguées par desdtan° S ^ UnS couleur légère ôc élégante. La cérémonie] a a '-Levée , les cortèges accompagnent, au bruit de> 1 Epoux & l’époufe à l’hôtellerie où doit feau ^ Estin de noce. Là les invités, qui font souventjjj sombre d environ cinquante personnes , íont astis à
er fes tables. Le repas des hommes dure bien dix heu-‘ On npiir 1 _• / _1 „ o.
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qu > ils P eut J u ger de la quantité de viandes & de vins^ C ° n / 0mment: ’ ruais pour les femmes, elles net de-te m$ e ' nt a st ue l* x beures; elles passent le reste duSén 3 dan ^ er * O'est l’ufage qu’aux noces des nobles ledeuxî'/à PEfenter à l’époux ôc à l’époufe le vin d’hon-ans douze grands bocals ; le Chancelier fait une^iílr naran g ll e à l’honneur des mariés. Ensuite les Mi-(Ji{^ e ^ des Princes étrangers, ôc les autres personnes deCo .. ° n stui ont été invitées à la noce, font austi leurs*E r °sité lenS Er l’élégance du festin, & célèbrent la gé-1) '! , de Pdpoux qui ne laisse aux conviés à payer que
Plient * ° U t ' ers des ^ ra * s du re P as * Ees étrangers neÉ m , rien > mais ils ont coutume de faire un présent àl'Off ride ’ H est d’uíage d’aller dans l’églife deux fois àjo Ur ’ Je J°ur de la célébration d’un mariage; ôc cedes en d’autres folemnités, on porte , avec
pa s , em °QÌes singulières, à l’autel, des enfans qui n ontl'<r^ ^ de flurt jours : tà le Prêtre leur fait goûter de
L Jq
^eb^ ° nce d'com a encore détaillé les cérémonies fu-ie çjç ’^f’Ees à íribourg, Aussi-tôt que quelqu’un a rendul>° u gie 'f r f 0u pir, on lui lie les mains avec une petiteLez . l aUn e, ôc on allume des cierges au tour du corps.qu’ Qtl 0 jjs eS v ^ 0nt 3usti jaunes, & de la qualité de ceuxre a régisse. II est d’ufage que les plus proches
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(*47) Jyj , parte secundâ, p. 1 9 & seq.
ç Zurich ean 'Henri Schm £ Paine, du Grand-Conseil de la Re'j
République
°' ne U K dernUr.
USAGES» 2. 3£
parens du défunt passent la nuit à prier Dieu près du ca-davre , & le lendemain matin tous ceux qui font invitésà i’enterrement, fe rendent devant la maison ; & aprèss’être fait les complimens de condoléance avec le salutde la main, ils accompagnent le convoi à l’églife. Leservice étant sini, on porte le mort au cimetière, ôcaprès qu’on l’a descendu dans la fosse, le Curé jette furle cercueil trois pellées de terre, puis il fe tourne versle peuple, ôc lui adresse un sermon, où il ne manquepas de faire la triste peinture de la caducité humaine.
L’habit de deuil pour les hommes est un grand man-teau noir avec des manches qui pendent à terre. Celuides femmes est un voile blanc, qui tombe de la tête íurles épaules, ôc couvre tout le visage, excepté les yeux.Elles le portent pendant huit jours consécutifs, & hom-mes & femmes vont pendant trente jours, matin ôc soir,au cimetiere ôc dans 1 église, prier pour l’ame du défunt,ôc à l’offrande.
J’ai appris que dans les paroisses romandes ÔC alleman-des du Canton de Fribourg , après l’enterrement d’unmort, les héritiers invitent tous les parens qui y ontassisté, à un dîner au cabaret ou chez eux, où le Curé pré-side, lequel après l’Cffice prononce ordinairement une orai-son funebre à la louange du défunt ou de la défunte.II est d’ufage dans la ville de Fubourg que Es héritiersdonnent à dîner aux parens qui fe font rendus de la cam-pagne en ville pour assister aux enterremens, ôc non àd’autres. Un autre usage qui continue dans les églises pa-roissiales du Cant on de Fribourg , ôc qui n’a point lieudans les autres districts catholiques de la Suisse, c’est quetous les Dimanches on y rend ôc on y distribue par mor-. ceaux à chaque individu le pain béni.
Voici une observation ce l’Auteur (147) d’un excel-lent Traité (148) fur l’Histeire du commerce du Cantonde Zurich. Je traduis le texte allemand.
« Les biens des Convens sécularisés, loin de contribuer» à rendre la ville de Zurich plus florissante, n’ont servi» qu’à lui nuire. Ils ont resté consacrés à des objets fpi-» rituels; on en a extrait- une quantité d’aumônes inutiles ;» ôc ainsi , malgré le proverbe trivial qui leur doit fa vogue,» ô Zurich , tes aumônes font ton soutien , on a abusé» de la charité d’autrui, ôc l’on a dénaturé l’efprit de» l’amour chrétien, en ce qu’on n’a pas distingué l’essence» véritable de la bonté de saumoné d’avec son usage» abusif. L’homme qui aime l’oisiveté apprend à fe mon-» trer fous le masque de la misere, & les secours qu’il» reçoit ne font qu’augmenter l’affluence de fes pareils.» De cette maniéré la paresse s’assure finalement du pain.» 11 vaudroit mieux qu’à la place du pain qu’on distribue,,, on facilitât les moyens de le gagner. L’Obfervation deM. Lc-íi/^pourroît être aussi appliquée aux aumônes qu’ondistribue dans les Cantons catholiques, aux jours des an-niversaires fondés par les familles. Ces aumônes , souventtrès-abondantes, font vivre un grand nombre de fainéansqui, sûrs de les avoir aux jours marqués , fe transmettentles uns aux autres la certitude d’en jouir, ôc fe marient
(,48) Pages 119 , 140 , dans !e second volume des Me'moires de la So4ciére' Physique de Zurich. —-» A Zurich, 1764, w-8-, avec Jïg.
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