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Tome deuxieme et dernier.
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T O P O G RAF HIE. 267

ttvement protecteurs ou .idvocad de PAbbaye. Une tran-saction de Pan 139 $ , entre la Comtesse Isabelle & l’Ecatde Berne, comme successeur des Comtes de Nidau, en£dt mention. L’Ab baye de Saint-Jean, avec le village de^als (§r) qu Chules, dont elle avoit obtenu la jurisdic-îìon du Comte Ulric de Neuchâtel, en 1225, resta sous^.protection de Berne, jufqu’à la réformation, en 1528.^es revenus des Religieux furent alors employés en partiea payer Pentretien fie la pension des Curés de Cerlier ôcde ceux de la montagne de Diesse, où le changement dere ^igion s’étoit fait en même tems. Un Baillis Bernois aP ris la place dô PAbbé. Un pont de bois placé fur laThiele, à cent pas des murs de PAbbaye, assez élevé pourlaisser le passage aux grandes barques qui vont d’un laca l autre, sert de communication avec les Etats de Berne^ de Neuchâtel. Le Baillis a fous fa jurifdiction le vil—Hge de Gais, qui est dans la Paroisse de Gampelen, &est éloigné de Cerlier d’une lieue.

La upen , ôc anciennement Loupen ,* c’est le premier del PUs les Bailliages que la ville de Berne a acquis ; il futau gntenté depuis par l’achat de la Seigneurie d’Oltingen,J. "lliberg, Biberen, Gummenen & Gammen. Ce Bail-la 8 e , d’une médiocre étendue, confine avec les terresf Fribourg. II est borné (62) au levant par la jurif-iction du Chapitre de Berne ( Stiffts-Amt ); au midi, para nviere de Singine ; au couchant, par l’ancien territoirede la ville de Fribourg, & au nord, par le Bailliagee Morat, & au-delà de l’Are, par le Bailliage de Buchfée.a upen est à quatre lieues de Berne. C’est une petite villej V ' ec un Château où demeure le Baillis, au confluent dea Sarine & de la Singine. II y a un pont couvert fur laln gme, & un autre de bateaux fur la Sarine : c’est le^ U 1 pont de ce genre dans tout le Canton. La ville dea upen jouit encore de quelques privilèges ; elle établit°n propre Magistrat ; ôc si elle (63) n’exerce pas plusieursP^vileges qu’elle prétend avoir, c’est qu’elle n’a personneétat de les faire valoir, les citoyens ne sachant queP ar tradition ce qui en est, ôc ne voulant les confier àP er fonne. Cette ville est assez ancienne. Boniface, Comtee Savoie , la prit fur l’Empire en 1250; mais l’Empe-rei *r Rodolfla rétablit en 1275 dans ses immunités, ôc lui^ c °rda les mêmes privilèges qu’avoit alors la ville de^ er ne. En 1298, il y eut une alliance conclue entre cesvilles; mais en 1308 , Berne acquit d’Otton, Comteî e ^trasberg, le droit d’avoyerie fur cette ville, & enelle acquit tous les droits de Pierre, Baron de la

Tour-Châtiilon, gendre & héritier du íiiême Otton. LesEmpereurs (64) ratifièrent ces acquisitions.

La bataille de Laupen, qui décida du fort de la villede Berne, fe livra, le 21 Juin 1339, à une demi-lieuede Laupen , fur le Bramberg (*) ou Brandherg. Elle fut ga-gnée (65) par les Bernois Ôc leurs alliés d’Uri, de Schweitz ,d’Undervralden fit Soleure, contre l’élite des Seigneurs fiede la Noblesse du pays.

Le Bailliage de Laupen contient l’ancienne Baroníed’Ostranges, Ochodingen ou Oltingen, si fameuses parles tyrannies de Hugues de Montbeiiard, à qui elle ap-partenois cil fut tué par ses sujets en 1410. Conrad,Comte de Neuchâtel, acheta la Seigneurie de la veuvedu défunt, Ôc la vendit aux Bernois en 1412. Berneexempta les paysans de la servitude ; ceux-ci par recon-noissance payerent la somme que les Bernois avoient dé^boursée pour acheter cette Seigneurie.

Autres endroits du Bailliage de Laupen. Balm , Pa-roisse fur la droite du grand chemin pour aller à Morat,& dans laquelle font les villages de Biberach ou Bibe-ren (65), Rizenbach, le petit Gumminen, Gammèn, ôcc»

Mulliberg , Seigneurie & Paroisse entre la Sarine ôcl’Are ; de cette Paroisse dépend le village du grand Gum*mìnen, qui est un passage important de Berne à Morat,à cause de la Sarine, riviere large 8c dangereuse, qu’onty passe íur un grand pont de bois ôc couvert, fit qui estbordé d’une chaîne de rochers fort hauts ôc escarpés. Ily avoit là une ville 6c un château appartenant aux Fri-bourgeois, ôc qui incommodoient beaucoup les Bernois ;aussi ces derniers les rasèrent à n’en laisser aucun vestige.

Neuenegg , Paroisse à une lieue de Laupen, à peu dedistance du pont de la Singine.

JF'qfle/i , Paroisse fur P Are au-dessous de Berne.

Munchenweiler , ert françois Villars-le-Moine , Châ-teau , ôc autrefois un Prieuré de Bénédictins, qui fut incor-poré en 1484 au Chapitre de Berne. Le Canton en Venditles biens ôc la Seigneurie à son Avoyer Jacques de Wat-.teville; aujourd’hui cette Seigneurie appartient à la maisonde Grafenried.

Trienljberg (67) , en latin Aúrorâ. ou mons Aurores 9Bailliage enclavé dans le Landgerìckt de Zollikofen , àdeux lieues de Berne, entre cette ville & Arberg. C’étoitanciennement une Abbaye de Moines de l’Qrdre de Cî- -teaux, fondée en 1131 par Udelhard ou Ulric, Comteou Baron de Seédorf, & enrichie ensuite considérablementpar les Comtes de Thiersteìn (68), de Kibourg ôc de

* Cr ïient Oomke de Neuchâtel, donna le 12. Juin irrs » du conscn-e Rudolf, Otton, Berthold, Henri Sc Ulric, au Monastèren 0 ; Çnt C , ( Monasterium Herilacenfe ) , la dîme de Galles ( Gais ), qu’ils te-Ulric j ,. 6 \%llse de Lausanne. Témoins Cono » Seigneur de Twanm ,^Uxfre Ulric d’Erlach ( de Herilaco ) , Ulric à'Anes ( Anet ), îes

dx / CS Henr i & Berthold de Winterstetten. ( Archives âe Berne , registrea y e de Saint-Jean, F. 16 ).

(g . Tr* 1 ’ hist. de la Suisse, tome XI, p. 426.

U d e C ^ arner > Dict. geog. de la Suisse, tomelî, p. 18.écrit rH-)T atteVÌlle ’ a donné Y Histoire de la Confédération Helvétique > aqu e (j e ' °‘ re diplomatique de la ville de Laupen. Voyez aussi la Chroni-E C , * partie premiere, pages 244 Sc zot.

, , Dtt aut res Charles IV, par son Diplomé daté de Nuremberg enPi a j^ eái ct /à de S. Valentin,

(65) Tschouài est celui de tous les Historiens Suisses qui a donné le détaille plus exact de la bataille de Laupen (Chronique, partiel, p. 3J7 gcsuivantes ).

(66) Autrefois la famille de Tschattì , en françois du Chatel , avoit part àla Seigneurie de Biberen ; elle cultive présentement les champs à Iserzers ;mais à cause de son extraction noble, prouvée par des lettres de chevalerieque l’Empereur Sigifmond lui donna en 1418 pour ses services rendus àl’empire, elle est encore aujourd’hui exempte du péage à Arberg. (Notede M. Faesi , tome I de la Topographie de la Suisse, p. 68j).

(67) Leu Dict. hist. de la Suisse, tome VII, p. 413-41 5. '

(68) II existe dans les Archives de Berne (Registre de Frienisberg > cotte A.3. ) un acte daté de l’an 1208, fous l’Episoopat de Werner , Evêque de Cons-tance , & la régence du Duc de Berthold en Bourgogne ( Sedem EpifiopatusConstandensis Ecclejiae tenente Wemhero , ducatBurgundiœ régnante Berchtoldo )par lequel Rudolf, Comte de Thiersteìn, confir moi t la fondation du Mo-