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Tome deuxieme et dernier.
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TOPOGRAPHIE . 30J

fonctions; d’exerçât Phospitalité envers les lépreux, &a yant de semblables privilèges. On ne prétend pas dire*l Ue lesíœurs de toutes les léproseries fussent Chevalieres,^ais seulement qu’il y a eu un temps où l’Ordre avoit dessœurs Chevalieres. Les fonctions des Freres étoient de soi-gner les malades, & de combattre pour le soutien de laF oi. Celles des soeurs étoient également de se dévouer auservice des malades, & de lever les mains au ciel pour^ prospérité des armes des Princes chrétiens contre lesEorts des infidèles.

En (ip) lzys , les deux maisons de Seédorf signèrente ntr elles une convention par laquelle les Chevaliers éta-klis dans le bas village, & les Dames de îa maison su-périeure , dite Oberdorf , quoique dépendans d’un mêmeCommandeur, décideroient à la pluralité des voix , dans^urs Chapitres généraux ; mais qu’en matière de procèsEntr elles, elles auroient pour Juges le Landamne & leConseil d’Uri. On conserve dans les archives de SeédorfI e livre des statuts de POrdre de S. Lazare, écrit (20) en*3 H en allemand par Syfrid de Flarre , alors Comman-deur d Ulm, de Zeli, de Gefenn & d’Urî ( autrement Seé-d° r f) ; on y conserve auísi la réglé du même Ordre, rédi-gée en latin (sur parchemin, in-folio ), le 23 Avril 1418,P a t Frere Jean Scfvwarber , Prêtre, Commandeur des Mai-sons de Gevenn & de Seédorf , Ordre de la milice deLazare de C Hôpital de Jérusalem, Ces deux collec-tons de statuts prouvent que ces maisons ne respiroient^ Ue la régularité, en même tems qu’elles nous appren-nent que leur tems étoit partagé entre la priere, le foines Infirmes, des lépreux, des estropiés à la guerre, &e service militaire, suivant les circonstances. Un acte enallemand, conservé dans les archives de Seédorf, & quidaté du jour de S. Léon, c’est-à-dire, du 19 Avril*334, porte que Rodolf Indermatton de Bawen cédoittr ès-honorées Dames & Religieuses du Couvent detdre de S. Lazare , au village d'Oberndorff , dans led Uri , un bien íkué à Bavrën. Cet acte est scellén sceau de Jean, Baron d ’ Attinghausen y Landamne d’Uri.a ncien Nécrologe de Seédorf fait mention de Chevaliers**** j & de femmes de Chevaliers qui étoient elles-^ m es Chevalieres. Suppofera-t-on qu ils n’étoient entrésn s 1 Ordre qu’au temps de leur veuvage, ou que lejnari ^ j a f emme , j> un cotnmun consentement, avoient^ voeu de continence! Ces sortes d’exemples font rares,e nécrologe fournit un trop grand nombre des pre-^ s t pour qu’on puisse se persuader que cela fût ainsi,dan t6 ^ e * 06 "'êàt P as été une chose extraordinaire quelib S CCS tem P s ^ es Chevaliers de S. Lazare eussent étéres ée garder ou de ne pas garder le célibat. On faitUe es Chevaliers de S. Jacques de l’Epée , dont l’Ordrede f .^ ranc * e ânité avec celui de S. Lazare, par Pobjetn institution & de ses privilèges, jouissoient dès l’an

1175, de la Kberté de se marier. D’ailleùrs îl pâroît que leprincipal vœu des Chevaliers de S. Lazare, étoit celui d’o-béissancepour le service des guerres saintes ôt pour celui despauvres , & que les autres étoient des promesses auxquellesétoient astreints seulement ceux qui vouloient tendre àune plus haute perfection.

L’Ordre (21) de S. Lazare étant déchu de son anciennesplendeur, le Pape Innocent VIII entreprit en 1489 dele supprimer & de Punir avec tous ses biens à celui deS. Jean de Jérusalem. Mais quant à la France, toutes sesbulles déclarées abusives par Arrêt du Parlement de Paris1547, furent révoquées par les Papes Pie IV & V.

Ulric de Weijsenau fut le dernier Chevalier de S. La-zare résidant à Seédorf en 1492 , & Jean Koller, de Win-terthour, fut en 1516 le dernier Commandeur de Seédorf& de Gefenn. Après fa mort, les Dames Religieuses deces deux maisons resterent fans Supérieur jusqu à leur ex-tinction. Gefenn fut sécularisée en 1523 ou 1524, lors duchangement de religion arrivé à Zurich. La Commu-nauté de Seédorf fut auísi enlevée à l’Ordre de S. Lazare;mais elle eut une destinée différente de celle de la maison deGefenn. Quoique le Canton d’Uri sût du nombre de ceuxqui persévérèrent dans la Religion Catholique, les guerresqui s’éleverent entre les deux partis, exposaient les Monas-tères du pays à éprouver des violences de la part des pré-tendus Réformés, lorsqu’ils avoient des avantages. Quoiqu’il en soit, en 1323, après la mort de la Dame Apoi-lonie, $ châtier > qui fut la derniere Religieuse ou Abbessede Seédorf, tous les biens de la Communauté demeu-rèrent entre les mains des Administrateurs du Cantond’Uri jufqu’en 15-59. Alors Cafpar ImJIof, Landamnedu Canton, persuadé qu’il n’étoit dans P’ordre ni de laJustice, ni de la Religion, de s’emparer des revenus desti-nés au culte de Dieu Lc au soulagement des malades ,proposa dans une assemblée de rétablir à Seédorf, selonla premiere institution, des Religieuses de POrdre deS. Benoît. Les opinions ne furent point partagées. LeLandamne fut chargé, avec Magne Besjìer , de solli-citer cette affaire auprès du Pape Paul IV. Ce Pontife,fur leurs instances, donna une bulle le 20 Juin 1559,dans laquelle il expose, qu’attendu qu’il n’y avoit plus deReligieuses de POrdre de S. Augustin dans la Comman-derie de S. Lazare du Canton d’Uri, il permettoit que duconsentement de la Communauté de Sainte Marie (22)de Claro , du Diocèse de Milan, on en tirât quelques Ré-gleuses , dont l’une íèroit Abbesse, pour occuper la mai-son de S. Lazare de Seédorf, & y recevoir des Novicesfous la réglé de S. Benoît. Depuis cette date, PAbbayeest soumise à la visite du Nonce du Pape en Suisse, &sous son autorité, elle l'a été successivement à celle desAbbés de Mûri & d’Einlìdlen. L’Abbaye, en mémoirede POrdre de S. Lazare , porte encore dans ses armes une

^ eu ^ ibidem, tome XVII, p. 11.

Suifj-g /■ ^ " ^- a st? ar Lang a donné dans son Histoire Ecclésiastique de lapIu S ’ t0IIle I » Chap. IV , p/ 764-777 ) l’origine ôc les événemens les(eaux dup^ Ua ^ eS i’Abbaye de Seédorf, 6c a extrait de long

12s mor-

prr ^ es ^ atuts de S. Lazare, qui avoit été écrit le i Juin 1277

saison d pourl’usage des Freres de l’Ordre de S. Lazare, de la

U87 6 Ordre áu val d’Uri. II existe un acte daté de Zurich, le ir» P a r lequel Slgfriàe , Prêtre, Commandeur des maisons de S. La-

0Tne U SC dernier.

zare de Jérusalem à Schlatt, à Gefenn , & dans le pays d’Uri, vendit auPrévôt & au Chapitre de Zurich, un pré situé à Altstetren , qui appar-tenoit à la maison de Gefenn (ìn den. Gt-venne ). Cet acte en latin est dans

les archives de Zurich.

(zt) Chopin, de sacr. polit. L. z, tit. 6 .

Gallia Chrisliana Nova, tome VII, p. 1046.

(iz) Dans le Bailliage de Riviera, PÛ dépend des Cantons d’Uri, deSchweitz & du bas Underwalden.

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