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On y conserve encore une partie de l’artillene qui avoitprise dans cette bataille.
, partie inférieure de la vallée ne comprend qu un quar-tler 3 on l’appelle J^icinan^e de Bajfo ; elle contient fixparoisses , Curonico , An\onico , Cavagnana ou Cava-% na, io ì Bodio , Polegio ou Pollegio , ÔC Personico. Lefilage (* *) Pollegio, en allemand, Boleys , limitrophe desailliages de Bollenz ôc de Riviera , étoit autrefois la placewarquée (86) pour y décider amiablement ou par des Jugeses contestations qui pouvoient s’élever entre les Suisses^ les Milanois. Anciennement il y avoit à Pollegio un°uvent de Religieuses, de-là le nom donné par les Alle-mands a ce village, Zum-KloeJlerlein , c’est-à-dire, aupetitCouvent. On trouve à Pafquti , village à un quart de lieuec ollegio , un Coìlege fondé par le cardinal saint Charles-°rromee , pour la îeunesse du val de Livenen ôc du Bail-le de Bollenz.
Dans les affaires ecclésiastiques de ce Bailliage, c’est
rchevêque de Milan qui est le Juge. Mais le Canton
ri a, depuis 1487 , le droit de nommer aux places de
rés ôc de Chapelains. A Faido , il y a un Séminaire
° n dé par les Cardinaux saint Charles ôc Frédéric Borro-
rT' ^ ^Eâeur est en même temps Vicaire-Général de
^ rcheveque dans les Bailliages de Livenen , de Bollenz
. e ^viera. II y a un autre Séminaire tout près de celui-
j desservi par les Missionnaires de Rhô , qui font des Peresu olats.
J* Va ^ livenen dtoit le siégé principal des Lepon -^7 ), peuples des Alpes dont parlent les anciens Géo-j^aphes ôc Historiens , & déjà alors il étoit d’une grandesortance. On y remarque beaucoup de tours placées^our défendre ce passage de l’Allemagne en Italie. On y dé-• re ^ossi des restes d’édifices romains. Dans le dou-0u n ^ ^ Ie cle, ce pays appartenois aux Evêques de Vercellierceil 3 le Chapitre de Milan leur succéda. Charles
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IV, Roi des Romains - étant à Zurich (88) îe 16 Octobre13 y y , hypothéqua la préfecture impériale (89) de Live-nen pour trois cent marcs d’argent à Jean de Moos , 6’Uri,pour les services que ce Gentilhomme ôc ses ancêtresavoient rendus à l’Empire. Les Chanoines de Milan, fa-tigués par les guerres ôc les difficultés que leur suscitèrentles Suisses , cederent leurs droits à Philippe-Marie Vif-comi, Duc de Milan. Ce Prince céda le pays, en 1441 ,au Canton d’Uri. Blanche-Marie Visconti, veuve du DucFrançois Sforce , & Galeas-Marie Síorce, son sils , con-firmèrent cette cession en 1467, ôc le Chapitre de Milan ré-signa aussi tous ses droits au même Canton en 1477. Ce-pendant le Duc Jean-Galéas-Marie Sforce tenta , en 1479,de se remettre en possession de cette vallée , mais il futbattu à Giornico par les Suisses, & il abandonna toutesses prétentions par un traité conclu la même année, De-puis ce temps , le Canton d’Uri y entretient un Baillis.Les habitans ont causé dans le siecle présent quelques in-quiétudes à leur Souverain. En 1713 , ils se révoltèrentsous divers prétextes; entr’autres, ils prétendoient que laSouverain leur payât les frais qu’ils avoient faits en mar-chant à son secours dans la guerre qu’il avoit soutenue, en1712, contre Zurich ôc Berne. Le Canton de Schweit 2 * *appaifa la révolte, ôc les habitans furent alors assez heu-reux d’obtenir des privilèges très - considérables. Mais ,dans une. nouvelle révolte, en 1755 , ils perdirent non-feulement ces avantages, mais encore leurs anciens pri-,vileges, tous les Cantons , pour ainsi dire , ayant armépour réduire les rebelles à Pobéissance. A cette époque, laforme du gouvernement, les loix, tout fut changé. Onles désarma, on leur ôta le droit de chasse, on cassa la Ma-gistrature que le peuple avoit le pouvoir d’élire ; le Baillisfut déclaré seul Juge civil, sauf l’appel par-devant deuxSyndics députés du Canton , ôcc.
ARTICLE CINQUIEME.
Canton de Sckw E it z , Catholique SC Démocratique .
ON (l) de Schweit ^ ou Schwy^, que les Fran-cs en Noircissant son nom , appellent Suisse , est ledéiv. leme entre le treizième & le second des Cantons
'■'HlOpra*.*
^°nné ou populaires. II jouit de la gloire d’avoir
av ec 1 6 nom (2) à toute la nation. 11 confine au levantDzn ac ^ ^ anton de Glatis, ôc les Bailliages de Gaster ôc•* ssui soi appartiennent par indevis avec le Can-
ton de Glatis. Au couchant, il a pour limites les Cantonsde Lucerne,de Zoug & de Zurich ôc la petite Républiquede Gerfau. Au midi, il est terminé par le Canton d’Uri,ôc au nord, par le Canton de Zoug , le lac de Zurich ,ôc le hameau Hurden , qui est à la tête du pont de Rap-perfchveil, ôc qui, par la paix d’Arau , en 1712 , a étéannexé aux Cantons de Zurich ôc de Berne. Le Canton
fe »°- ,
CeI u| jj e z 62 e tra ité d’alliance de Louis XII avec les Suisses en 1499 ,^ 7 ) Ce's ^ a * X P er P etu eIIe en 1316.
s a ^° rtlr às Lepontii. M. à'Anville observe à ce su
^. U ' S hs four** * 1 ^ ía , p. 409 , que la partie des Alpes qui s’étend df leUr > a été^ à ^° n e jusqu’au delà de YUnter-Rhin, ou du Rhin post6 Hso Civmen Alpen, comme la vallée par laquelle descei
* at >°n S tirent^ ^ mont Saint-Gotthard, se nomme Leventina. Ces don
/ S Al Pes, Str; , e , Ur or'swe du nom de Lepontii. L’insc r i pt i on Troph°ine i a v jj , "n, Pline font mention de ce peuple, 8c Ptolémée lequ e 6 h C( la > aujourd’hui Domo d’Osula , qui est au-delà des moríly, a £e de Leventine, qui s’étend jusqu’à Bellinzone. Mais 1° ,ne D êC dernier .
Lepontii tenoient aussi à la Gaule, puisque les Vìberi ( dans le haut-ValIais ),qui faisoient partie de cette nation, au rapport de Pline, avoient leur ter-ritoire dans la vallée de Pennine.
( 88 ) Tschudi, Chr. Helvetic. tome I, p. 417.
(89) On lit dans ce diplomé allemand, Tal \eLiventin.
(1) 0Leu, Dict. hist.de la Suisse, tome XVI, p. *61-629;
L’Etat & les Délices de la Suisse , tome II, p. 406-421, derniere édition ;
Faeíì, Topog. de la Suisse, tome II, p. 223-296.
Tscharner , Dict. géog. de la Suisse, tome II, p. r21-128, 8cc..
(2) Schweitz est nommé dans les plus anciens titres en latin Suites Sc
Suida. On l’appelle en italien Suiz ou Suitto, Sc Sui^o; en espagnol,
Suito, Lrc.
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