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Tome deuxieme et dernier.
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T O P O G

demeure de cette famille, avant quelle s’établît au bourgd Art, vers la fin du quatorzième siecle. On peut voirdans 1 Histoire Helvétique les services importans qu ellerendit à fa patrie, & en général à la Suisse ; elle n’a pase té moins illustre dans les services étrangers, en Allema-gne, en France & en Espagne. Elle joint encore à sonnom celui de Biberegg , en mémoire de sa résidence pri-nutive, ainsi qu’on l’observe dans les divers diplomés quiconstatent fa noblesse & son titre de Barons du Saint-Em-pire-Romain.

Au-dessus du village Roten-Thurn , dans la paroisse deMattel, la petite iiviere Biber prend fa source; elle passea - detmatt , au-dessous de Bennau , &se jette dans la S i le ,prés du pont Biberbruck.

Roten-Thurn , en françois la Tour-Rouge , village entre°attel & Einsidlen, fur le chemin de Notre-Dame des Her-ttntes, est dans la paroisse de Sattel avec une chapelle qui enla filiale. Son nom lui vient d’une vieille tour bâtie en piesres ro uges, qui ferme son entrée avec les restes d’un retran-chement ou mur ; l’un & l'autre avoient été élevés en 1260P°ur la défense du pays contre les incursions de la noblessev °ssme pendant le grand interrègne de l’Empire.Ce retran-chement s’allongeoit par toute la crête de la montagneà Art. 11 y a auíli dans ce dernier bourg une tourPareille à celle de Roten-Turn. On en trouve une autre^ égale structure, avec une porte qui ferme l’entrée duhameau Schronen ou Schornau , situé, avec une chapellea 1 honneur de Saint Jacques, dans la même paroisse deMattel , près de Morgarten & du lac d’Egeri, fur la fron-tl ere du Canton de Zoug, & à la sortie de la Gorge quiconduit au village de Sattel. La chapelle doit y avoir^ bâtie peu de tems après la bataille de Morgarten en^ 5 ; elle a été rebâtie à neuf en 1504. On découvreencore a la sortie de Schornen les restes du mur qui s’al-n geoit depuis la tour jusqu’au haut du mont voisin leai ferflock , qui a sa direction vers le bourg d’Art.Steinen , gros village de paroisse, à une lieue de Schweitz,P res du petit lac de Laiiwer £, ôc dans la proximité de laP et ne riviere Aa , qui vient du mont Sattel , & se jettea ns le lac de Lainver^. C’est à Stéinen (9) que demeu-ÏOlt » en 1307 , Garnier , de Stauffach , l’un dès troisP r eux qui s’associerent pour délivrer leur patrie de l’op-lu' m ° n t ^ rann N ue des Baillifs autrichiens , qui vouloient1 tavir fa liberté. C’étoit un Gentilhomme, dont le perev oit été Landamme ou Chef de la Communauté de

> c h^eitz. II venoit de faire bâtir une assez jolie maison

> ^ te ìnen, en-deçà du pont. Un jour que Gejler passoitcheval par Steinen, loin d’être sensible au salut de Gar-

y qui étoit devant sa porte . le farouche Préfet lui de-manda à m * * • • p -

T i. a ^ U1 a PP arten01t cette rnalson neuve - quoiqu i\

^d’ ^ n ° m du possesseur ; & qu’il se fût déjà ouvert

pré 3Utres Su'il lui prendroit cette maison. Mais Garnier,cre CnU ^ es menaces , n en ignoroit pas le motif se-crime étoit d’avoir toujours empêché par son

h les habitans de s’assujettir à la maison d’Autriche.

lili

hluLìk/ V °| unie manuscrit in-foJîo, contenant les principaux titres de cetteÍ 9 '' ; ils serviroient beaucoup à éclaircir l’Histoire Helve'tique.

Uo)La l ' ÌhÌàem ' îowe I, p.. z 3 í.toin t j an ^ CIte ce Ne'crologe dans son Hiíîoire Eccle'siaíîique de la Suisse,

* Sog, On y trouve plusieurs anniversaires du nom de Reding ,

R A P HIE. 3 i|

U les fortisioit constamment dans la résolution de ne dé-pendre que de l’Empire , conformément à leurs privilèges.Voici quelle fut fa réponse au Baillis altier : Monseigneur,celte maison , qui efl au Roi mon maître , vous appartient ,SC je nen fuis que le poffeffeurjeudataire. A cette répliquépleine de sagesse , Gesier tìt celle - ci, dictée par l’arro-gance. Oui vraiment , je suis le Gouverneur de ce paysà la place du Roi mon maître , aujji je ne veux pas queles paysans batijjent des maisons Jans ma permiffion, Jene veux pas non plus que vous vivie^ vous autres en li-berté comme fi vous étie\_ des Seigneurs. Certes , je vousramènerai bien à la raison. Après le départ du Baillis,le chagrin dévoroit Garnier , il n’osoit en rien dire à safemme, quoiqu’elle fût sage & prudente, ce sont les termesde la Chronique que nous reproduisons d’après son ancienidiome allemand. II attendoit à tout moment l’effet desmenaces de Gesier. Enfin fa femme fut tirer de lui le mo-tif de son abattement, &, depuis cèt instant, elle lui con-seilla de se liguer contre la tyrannie avec les oppressés desCantons d'Uri & d’Underwalden. On peut lire dans laChronique de Tschoudi les exhortations qu’elle lui fai-soit, elles avoient l’empreinte d’une ame romaine. Gar-nier , revenu de fa détresse , passa dans le Canton d’Uri,où, ayant appris les nouveaux traits de la barbarie deGesier, il s’associa avec Vautier Furst , du même Can-ton , & Arnou du Melchthal , de celui d’Underwalden,Bientôt après, ils jurèrent ensemble au Grutlin la pro-messe d’affranchir leur patrie commune du joug tyrannique.La femme de Garnier, de Stauffach , se nommoit Mar-guerite Herlobiginri , ainsi qu’on le voit par le livre (10)des anniversaires de la paroisse de Steinen , qui parle am-plement de plusieurs Nobles de Stauffach , entr’autres ,de Jean de Stauffach & de fa femme Ide Reding , vivansvers l’an 1251. A l’endroit où étoit bâtie la maison dugénéreux Stauffach , est, depuis 1400, une chapelle. Maiscette place rappelle toujours ce qu’étoient l’homme &la femme qui y demeuroienr. Marguerite Herlobiginrimérite un rang distingué dans la galerie des femmessortes ,

11 y avoit aussi dans la paroisse de Steinen , à l’endroitdit auf der Au , en latin , Augia , près du lac de Lau-wer %_, une Abbaye ( 11 ) de Religieuses de l’Ordre deCîteaux,fondée en 1262 , ôc qui fut convertie, en 1577,en un Couvent de Religieuses de l’Ordre de Saint Do-minique. Mais ayant été brûlée, elle fut supprimée en1640, & on transféra les Religieuses au Couvent à’Am-Bach ^ qui est du même Ordre à Schweicz.

Le Steinerberg , au Mont de Steinen , à une demi-lieue audessus de Steinen , le long du lac de Lauwerz, comprenddiverses habitations éparscs , qui forment une paroisse.

Lauwer%_ } autre paroisse entre Art ôc Schweitz , prèsdu lac de ce nom, où il y a deux petites îles , chacuneavec une hermitage. La plus grande de ces îles contientles ruines du château de Schwanau , qui fut détruit (12),en 1308 , par les habitans du pays. Le Châtelain avoit

qui est fans contredit la plus ancienne famille du Canton de Schweitz, avecles Ab-Yberg , les Schorno , & les de H ospital.

(n) Tfchudi, ibidem , tome I, p- 161 , i 6 r., 181-184 , Ltc.

(ir) Tfchudi, ibidem, p. * 4 °.

Stumpfii Chron. lielvet. lib. VI, cap. XXVIII, p. 175 > edit. primoe, 8 cc.