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Tome deuxieme et dernier.
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T A B L E A U X

Mulllhom] où est la nouvelle ou seconde paroisse dela communauté de Kiren%en, qui a été bâtie en 1761 ,paraît à la tête du lâc ; on y trouve quelques vignobles.Les environs dits Jm- Tiefen - JVinkel , ôt vor-Tobel , yappartiennent. Mullihorn ôt Mullìthal sont , pendantbeaucoup de semaines de l’hiver, fans voir le soleil. Ontrouve ici un observatoire ou méridien naturel, pareil àcelui du Trou de Martin qu'o n voit au - dessus SElm^ dans!e val de Sernft. Ce trou est une ouverture dans le milieud’une pointe de rocher au mont àzMurtJch , & par laquellele soleil darde ses rayons fur quelques environs commepar un tuyau, un peu après son lever, le jour de S. Rilaire13 de Janvier. J’ai oublié de marquer au sujet du méridiennaturel à’Elm , ce qu’en a observé M. Fuesslin dans faTopographie (16) de la Suisse. En hiver, avant ôt aprèsle solstice, le soleil va pendant íìx semaines derriere lesmontagnes , ôt n’éclaire pas le village d 'Elm. On le voitdepuis le commencement de Décembre, fous les pointesdes montagnes ; ôt il fait cette marche jusqu’au milieu deJanvier. Alors il remonte pat-dessus les montagnes , ôcses rayons plongent dans la vallée. La pointe nomméeAuf-Fal^, est placée vis-à-vis du village Elm. Près dutrou de Martin il y a un chemin qui conduit en Grisons.Voilà ce que dit M. Fuesslin ; ce savant rappelle en même-temps ce qu’il avoit observé à Engelberg Ôc à S tan 3; dans lecanton d’Underwalden.

Jusqu’à présent j’ai parlé du canton de Claris propre-ment dit, dont les habjtans ont part au Gouvernementsouverain. Je crois devoir y ajouter la partie qui en est direc-tement sujette, je veux dire le comté de RRerdenberg, quoiquece pays soit situé hors de l’enceinte du Canton, ôc qu’il ensoit séparé par le comté de Sargans. Ce petit pays n’a enlongueur ôt en largeur que deux lieues ; il a pour frontière aulevant le Rhin, & ce qu’on appelle les seigneuries de P Au-triche antérieure au mont Rrterberg jau couchant il touchele comté de Toggenbourg , au midi celui de Sargans , &au nord la baronnie de Sax , qui appartient à la ville deZurich, ôc la Seigneurie de Gambs , qui est fous la souve-raineté des cantons de Schweitz ôt de Glatis. M. Trumpiécrit que la milice de ce pays monte à mille hommes, &toutç, la population à près de quatre mille âmes. Ce Bail-liage est entierement Réformé . Sur les montagnes, vers leToggenbourg, est la seigneurie de "Wartau, qui est ducomté deSargans; on y trouve d’excellentes£^>é\y. Le bétailqu’on éleve, les haras de chevaux qu’on entretient, ôc laculture des terres labourables font les ressources du pays.Le comté de Werdenberg abonde aussi en arbres fruitiers.Les environs du Rhin fervent à des pacages. Le vin qu’onfait dans ce pays est assez estimé. Le Rhin est un dangereuxvoisin. Les liabitans limitrophes font obligés de construiredes digues pour en arrêter les débordement

Les jeunes gens servent volontiers pour quelques annéesdans les troupes hors du pays, principalement en Hollan-de , où ils ont le libre exercice de la Religion. Ceux deshabitans qui font les plus pauvres, s’occupent à filer ducoton. La culture du chanvre est ici assez bien soignée. J’ai

E LA SUISSE.

dit que les habitans étoient tous de la religion Réformée.Par les causes matrimoniales, ils dépendent du Consistoireréformé de Glatis, le Conseil de ce Canton nomme par lesortaux Cures vacantes.

Ce fut en 1 p 7 que le canton de Glatis acheta ce pay sdes Barons de Hewen ; ôt depuis cette époque il le s alCgouverner par un Baillis, que l’on change tous les troisans. Mais par un concordat dressé en 1638 , le Bailli deWerdenberg doit toujours être choisi dans la partie Refot"ruée du Canton, ôt d’un autre côté les Baillifs d 'V^jicch &de Gosier t doivent être pris dans la partie Catholique du® e_me Canton, lorsque son tour vient pour la nominationde ces Bailliages qu’il possede par indivis avec Schweitz*Les appels de ces trois Bailliages font portés également auConseil souverain du Canton;.ôt lorsqu’à Uznach ôt Gas-ter on installe les nouveaux Baillifs, il doit toujours s etrouver à cette cérémonie un Représentant Réforme ducanton de Glatis, ôt pareillement un autre Catholique ul’installation du Baillis de Werdenberg. Cette derniere ins-tallation se fait au mois de Mai. Le Baillis de Werdenbergjouit de fonds de terre, de vignobles, ôt de la majeurepartie des grandes ôt petites dixmes. La chasse ôt la pêchelui appartiennent : il amodie la pêche aux Communautés.

Dans les procès où il faut infliger des amendes, le Bail'lis qui préside à la justice, a pour adjoints, comme Conseil ^lers, XAmmann ôc le Secrétaire du pays. Mais le Bail®doit un compte exact des amendes au Canton ; il n en apour fa part que le dixieme denier, les neuf autres so®dévolus au canton. M. Trumpi observe à ce sujet que 1 app aSdu dixieme denier n’excitera pas assez l’avarice du Baillispour vexer les habitans par de fortes amendes : deft-là cer-tainement , a joute-t-il, un excellent règlement. Le j u g e "ment des causes criminelles dépend du Conseil de Glatis-Je ne m’appefantirai pas davantage fur le reste de la légisi a 'tion de ce Bailliage. Je ferai seulement encore quelques ob-servations qui me paroissent indispensables. Dans les cau-ses civilés, comme aussi pour dresser des testamens, ôte.le comté de Werdenberg a son Tribunal spécial, com-posé d’un Ammann ou Président, ôt de sept Juges. Lmarin est nommé par le Conseil souverain de Glatis j & 1faut qu’il soit habitant du Comté. Le Baillis nomme l eSJuges, trois de Grabs , deux de Buchs ôt deux de Sevele^ 1,Ce Tribunal s’affemble au château de W r erdenberg. On pc®appeller de ses décisions au Baillis, & de celui - ci au Conseil de Glatis. C’est aussi ce Conseil qui nomme le Secretaire du Bailliage, le Capitaine ôt le Porte - Drapeau dupays ; ces deux dernieres Charges sont toujours conféréesà des habitans.

Le chef- lieu de ce Comté est la ville (*) de Werdettbergy dans la paroisse de Grabs : elle est dominée p ar ""Château où résidoient les anciens Comtes de ce nom ; c eun grand bâtiment, qui a d’épaisses murailles, Ôt où il y ^un petit dépôt d’artillerie. La ville ne fait pas grande sig^'elle est petite : ses Bourgeois jouissent cependant de q u ^ques privilèges. Près de la ville est un petit lac, tres-p®sonneux. On a du Château , qui est situé fur une agréa

OO T. II, P' 53 , 54’

(*) Planche , n°, 15s.

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