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86 TABLEAUX DE LA SUISSE.
íìvcment aux Maisons deLandenberg, des Barons Graed-1 er, &c. hes-Kollikofer de Sainc-Gall, qui l’avoient achétéen 1577., le vendirent en 161Z à Jean Conrad de Berol-tìingen ,Gentilhomme du Canton d’Uri. Les habitans de•Stettfort font de Religion mixte, 6c ceux de Mazingen«ntierement Réformés. Les Barons de Mazingen (31) fontcélébrés dans les annales de la Turgovie.
Le Château ôc la Seigneurie de Lommis , dans le voisi-nage de la Commanderìe de Tobel , vers la ville de Weil,appartiennent depuis 1599 à l’Abbaye de Fischingen, quiles acheta de celle de Rheinau. II y a à Lommis un Curé■qui est un Capitiìlaire de Fischingen. Les habitans de laReligion réformée ont pour Pasteur celui de Mazingen.
Le Château 6c la Seigneurie de Spiegelberg dans la pro-ximité de Lommis, entre Weil ôc Tobel, appartiennentdepuis i §29 â l’Abbaye de Fischingen. Le château deSpiegelberg , l’ancîenne résidence des Barons de ce nom,tombe en ruines; il n'y demeure qu’un fermier. Autrefoisïe village de Wefikon étoit fous la jurisdiction de Spie-gelberg , mais aujourd’hui il dépend de celle de Lommis.
La ville de Frauenfeld (* *), est la capitale du Landgra-viat de la Turgovie, en latin Frouoveldia : on en ignorei’origine ; la tradition porte qu’elle appartenoit primitive-ment aux Comtes de Kibourg. L’abbaye de Reichenau yacquit, avec le temps, des droits considérables , dont ellea conservé quelques vestiges. C est le lieu où réside, dansun château antique , le Baillis que les huit premiers Can-tons y envoient pour gouverner la Turgovie. Cette villen est pas grande, mais elle est dans une situation avanta-geuse , sur une hauteur, au pied de laquelle,coule la Mourg.Le château du Baillis est à l’extrémité de la ville, sur unrocher dont il occupe toute la capacité. II y a deux Eglises,l’une à f usage des Catholiques, l’autre à l’usage des Ré-formés , bâties î’an 1644. Avant cette année, les uns ôc lesautres faisoient leur Service divin tour à tour dans un mêmetemple. Mais les Réformés s’y trouvant trop à l’étroit,résolurent de laisser ce Temple aux Catholiques, ôc d’enbâtir un autre pour eux. Les Cantons catholiques, Co-Seigneurs de la Turgovie, zélés pour la Catholicité, leurdéfendirent d’abord de bâtir ce Temple. Mais les Cantonsde Zurich ôc de Glatis , aussi Co-Seigneurs de la Turgo-vie, prirent le parti des Réformés. Cette affaire fit beau-coup de bruit. A la fin , elle se termina heureusement, ÔCl'on pressa tellement les Cantons catholiques , par la mé-diation des Cantons désintéressés, qu ils permirent qu’onachevât de bâtir í’Eglisc. Frauenfeld parvint des Comtesde Kibourg à ceux de Iiabspourg , ôc de là à la Maisond'Autriche, sur laquelle elle fut conquise par les Suissesen 1^60. Elle jouit de beaux privilèges ; le Baillis de laTurgovie n’a point d’autorité fur elle; elle a ses propresloix, un grand 6c un petit Conseil, 6c deux Avoyers,
qu’elle établit elle-même, en les prenant dans les deuxReligions. Le grand ôc le petit Conseil sont composés lesdeux tiers de Réformés ôc l’autre tiers de Catholiques. Lepetit Conseil a un pouvoir étendu ; les appels de ses Sen-tences se portent directement à la Diete des huit anciensCantons. Le grand Conseil forme la Justice criminelle (3 2),non-seulement de la ville, mais de presque tout le Land-graviat. II s’assemble alors fous la présidence du Landam*man de la Turgovie. La ville a la haute ôc basse Justice sucses habitans ôc fur plusieurs villages. II y a un couvent deCapucins hors de l’enceinte de la ville, ôc qui a été bâtien 1595. Une grande partie de la ville a été consumée en1771 par un incendie : elle s’en est relevée, ôc a été rebâ-tie plus élégamment qu’auparavant. Frauenfeld (33)siège des dietes du Corps helvétique depuis 1712. Les séan-ces se tiennent sur l’Hôtel-de-Ville. Des modernes faisantallusion au nom de Frauenfeld , qui désigne en allemandla Campagne des Dames , sont grécisé par celui deGjynopedium. D’autres Savsns ont de même appellé P ar ~thenopolis la ville de Magdebourg , en Allemagne.
La seigneurie de Gachnang{gf) o\xGachlingen, à une lieuede Frauenfeld, dans la proximité du comté de Kibourg»est de Religion mixte. La Maison de Beroldingen , qui 1 a ‘volt héritée en 1587 de celle de Heidenheim, la vendit en1 6 1 o, avec le château , à l'Abbaye d’Einsidlen, qui la f aicgérer depuis cette époque par son Capitulasse , Admi-nistrateur de la Seigneurie de Sonnenberg. La Collation dela Paroisse ( 35 ) de Gachnang , appartient à l’Evêque deConstance comme Seigneur de l’Abbaye de Reichenau-Elle est très-considérable, ôc comprend dans son circuitvingt - quatre villages ÔC fermes, la plupart de la Relig l0slRéformée.
Le Château ôc la Seigneurie de Keffikon , dans la paroissede Gachnang , fur la frontière du comté de Kibourg y a Fpartiennent depuis 1742 à une branche (36) de la MaisonEfcher à Zurich. II y a la ligne de démarcation entre la Tur-govie ôc le Comté de Kibourg, dans la cour ôc la cuis» 1 ®du château de Keffikon. Ce château est très - bien bâtiCette Seigneurie (37) contient les villages de KeíBk° stôc Ifliken.
La seigneurie d’Ellicken (38) sur le Thour, çomp r ® nle village ôc la paroisse de ce nom, de Religion Réform tà une lieue au - dessous de Frauenfeld, fur la frontière ^comté de Kibourg, où l’on trouve le hameau
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fur le Rhin. Cette seigneurie appartient depuis 15/ville de Zurich , qui la fait administrer par le Baillss . e ^bourg. L’Evêque de Constance, en fa qualité dede l’Abbaye de Reichenau, a la collation de la p ard’Ellicken.
La Chartreuse (39) d ’Ittengen est située sur laThour, dans la proximité du confluent de la Mo ur £
(;i) Lemêrne, ibid. tom. XH , p. 610 , 611 , Scc.
(*) Flanche , n°. I í4-
(31) Mais la précognidon des cas criminels, dans le Landgraviat, appar-tient au Baillis & au département d’en haut de la Turgovie.
.(33) Leu, ibid. tom. VU, p. 306 - 314 > 2 cc.
(34) Lemême, ibidem, tom. VIII, p. Z, 4 , &c.
($j) Tant la nomination du Curé que celle du Ministre: celle- ci a pour
régie le Traité d’Arau en 1711. ^ H* ctíS ’ .
(36) Distinguée par le surnom de Glas , de celle d’Efcher , pa*-
Voyez sur ces deux branches le Dictionnaire Historique e
Leu , tom. VI, p. 4iS - 44*-
(37) Leu, ibid. tom. XI, p. s S.
(38) Le même, ibid. tom. VI, p. 308 , 30p.
(}$) Le même,iiid.t.X ,p. 616, ôcc. *