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Tome deuxieme et dernier.
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P' O G RA P HIE.

ARTICLE CINQUIEME.

Le Bailliage d' U z n a c h , Catholique.

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E pays (i) SU^nach ou U^riacht , & anciennementKPang , a pour limites au levant le Bailliage de Gaster,9 Ul appartient auíïì aux Gantons de Schweitz ôc de Glaris,^ le Comté de Toggenbourg; au midi la March, qui estdu Canton de Schweitz , de laquelle il est séparé par la par-ue supérieure du lac de Zurich & par la Lint ; au couchantle territoire de Rapperschweil, ôc le Bailliage de Grunin-

8?n , qui est du Canton de Zurich ; ôc au nord le même

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"auliage de Gruningen & le Comté de Toggenbourg.Cette contrée a en longueur quatre lieues, fur autant delargeur en quelques endroits. Ses habitans font tous Ca-tholiques , fous la protection spéciale du Canton de Sell-ât 2 , & dans le Diocèse de Constance. La feule paroissede Oauen ou Gomiswaíd est de l’Evêché de Coire.

tlans la plupart des quartiers ou communautés du pays,l es habitans fe nourrissent du bétail : il y croît cependant<ì u elque bled, particulièrement fur la montagne vis-à-vis^Efchedbach, près Schmeriken. II y a auíïì des vignoblesdans ce dernier endroit. La Lint appauvrit beaucoup lelui voisin d’Uznach, & elle Ta rendu marécageux. 11 y ada *s ce pays beaucoup de bois à brûler, que l’on tranf-P°tte par eau à Zurich. C’est la plus grande richesse duPays.

Les plus anciens Seigneurs de cette contrée ont été les0t utes de Wandelberg ou Wandelbourg ; leur château,Présentement ruiné , étoit au-dessus du village de Ben-etl i dans le Bailliage de Gaster. Wirand , Comte dea ndelberg,fut, en 996, Abbé d’Einsidlen. Ces ComtesPossédèrent Uznach, qui, dans les anciens titres, est ap-P e Ué tantôt Seigneurie , tantôt Comté. Cette Seigneurieç^ba ensuite aux Comtes de Rapperfchweil. Diethelen,onitede Toggenbourg , obtint en npo , par mariage,*j ette Seigneurie. La veuve & héritière du dernier Comte1 i ^°ggenbourg , Frédéric, donna en 143 6 le Comtéz nach à la Ville de Zurich. Mais les habitans refufe-* ent de prêter hommage à cette ville jusqu’à la décision^ a íe de la contestation, ôc les cantons de Schweitz ôc^ Claris firent même avec eux un traité de Combourgeoi-e • ils s’oppoferent auíïì à l’hommage que les Barons dek ar °ë n e ôc Vallais , héritiers de la Maison de Toggen-^ Ur § y exigeoient des habitans d’Uznach. Ces Barons,o ri ns de ces embarras, hypothéquèrent ce pays ey^ b a ux deux Cantons de Schweitz ôc de Glaris poure florins. Cette hypothèque fut même convertie, en> en une vente formelle pour le supplément de la

de deux mille cinq cens florins, qui fut payée.P'us cette époque, les habitans du pays font sujets

des deux Cantons, ôc le traité de Cômbónrgeoífie à étéannulié.

11 régné dans toute cette contrée ìm air de liberté &d’indépendance qu’on ne trouve pas dans la plupart desBailliages Helvétiques. L’abfence des Baillifs en est laprincipale cause. Les habitans ont leurs Tribunaux privés ,leurs Conseils , & tiennent tous les ans à Uznach, hors dela ville, des assemblées du peuple, où les Officiers deJustice font établis. Les Sentences criminelles fe donnentpar les Cantons mêmes, ôc leur exécution fe fait toujoursdans le Bailliage. La plupart des Ecclésiastiques fontnatifs du pays, & beaucoup de Communautés nommentà leurs Cures. Les Cantons de Schveitz & de Glaris y en-voient , chacun alternativement, un Baillis pour deux ans.Mais quand c’est le tour de Glaris à le nommer, cet Offi-cier est toujours choisi dans la partie catholique de ceCanton , parce que les habitans de ce Bailliage font tousCatholiques.

Autrefois la ville d 'Uznach avoit privativement sonAvoyer, son Conseil ôc fa Chambre de Tournelle , ôc Jepays de même son Ammânn ou Président, sa Jurisdiêìionôc son Conseil. Mais par une convention en iyoo, le touta été réuni en un corps de Magistrats, composé d’un Jm~marin , d’une Chambre de Tournelle, ôc d’un Conseil.CeConseil est extrait, un tiers de la Bourgeoisie, ôc les deuxautres tiers du pays. Quand le Baillis vient dans la contrée,il exige pour révision la présentation du protocole ou duregistre judiciaire de la Chambre de Tournelle» CetteChambre ne prononce que des amendes de dix ou douzebasches. Le Baillis avec son Officialité prononce les amen-des pour des cas plus graves; il fe les adjuge la plus grandepartie , à l’exception de quelques rétributions qu’ii portedans fes comptes aux Cantons. L’Officialité du Baillisconsiste en son Lieutenant que les deux Cantons nom-ment , le Landamme, ôc le Secretaire du pays. Ce dernierest élu par les habitans. Ces Assesseurs n’ont que voixconsultative.

Tout le pays ôc la ville payent aux Cantons Co-Souve-rains quelques impôts de main - morte, restes de l’ancienneservitude. Une partie de ces revenus appartient au Baillis,les deux autres parts aux deux Etats.

LAffemblée générale du peuple est tenue tous les deuxans en présence du Syndicat ; lorfqu’il prête hommage aunouveau Baillis, c’est le Landamne , qui la préside. Ellepropose au Syndic quatre sujets pour la place de Landam~ne , dont un de la ville, ôc trois du pays ; & elle nommele Secrétaire Bailhval. Cette Assemblée traite aussi des

L.g ís “ ' Di ct- Hifl. de la Suisse, tom. XVIII, p. 800 - 808°f> a Us Délices de la Suisse, tom. III, p. 178, 179.

1 CT 0 P°graphie de la Suisse, tom.'III, p. 57 $- 3 8 4 -i°me II éC dernier .

Tscharner , Dict. Geog. de la Suisse, tom. II, p. ip4, 195.Fuesslin , Topographie de la Suisse, tom. IV, p. 59-61 ,8tc.

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