6 TABLEAUX D
tFEinssdlen. La Collation de la Paroisse Réformée de "Wei-îiingen appartient à ce Monastère , qui y nomme, suivantle Concordai de Religion, & choisit le Pasteur parmi lesMinistres que le Sénat de Zurich lui présente. Weiningenappartenoit, en í 130, à des Nobles (51) du même nom,comme on le voit par l’acte (y2) de fondation du Couventtàe Fahr, qui est Rtué dans la Seigneurie de Weiningen.Les Barons de Regensberg vendirent en 1220 XÂdvocatie<ìe Weiningen aux Nobles Schwend de Zurich. Le Pré-vôt de Fahrgere la balle-Jurisdiction à Weiningen , au210m de FAbbaye d’Einsidlen. Les causes criminelles fontjugées par le Baiili-f de Baden.
Fahr ( 53 ), & dans les anciens titres Vare , est un Cou-•vent de Bénédictines , fondé le 22 Janvier 1130 dans leComté d’O da/ric , Comte de Baden , par Liutolf , Baronde Régenberg, fa femme Judinta , & leur fils Liutolf.Les fondateurs le soumirent à la direction de F Abbé d’Ein-íìdien, mais ils se réservèrent XAdvocatie du Monastère.L’Empereur Lothaire III, confirma (54) cette fondationen 1 i,z 5. Le Couvent de Fahr doit son nom au passagede la Limmat , il est situé sur la rive droite de cette rivièreà une lieue & demie au -- dessous de la ville de Zurich.Fahr ou F are fignifioit , dans Fancien Tudesque, trans-port. On passe la Limmat dans un bac immédiatement au-dessous du.'Fahr ; ôc la perception du droit de ce passage-appartient à ce Couvent.
Les Religieuses ont à leur tête une Prieure , mais leurdirection spirituelle est confiée au Prévôt, Capitulasse
E L A SUISSE .
d’Einsidlen, qui demeure dans un bâtiment annexe au Cou-vent , ôc qui gere tout le temporel de la maison au nom euPrince-Abbé de Notre - Dame des Hermites. Rien de plusélégant que FEglise du Couvent du Fahr. Elle a été bâtisà neuf, dans le goût Italien, dans les années 1743-174^fous le Prévôt Dom Josephe, Baron de Rois de Zoleure,qúi avoit été autrefois Prévôt d’Einsidlen à Bellin zone.Ce Capitulasse, à qui le Fahr est redevable de son lustre jy mourut en 1756. Boute la bâtisse du Couvent offre uneagréable structure. On a conservé cependant la Chapelledes Fondateurs avec le dortoir des premieres Religieuses»l’un ôc F autre font détachés du corps principal du Cou-vent , ôc font en face de la résidence du Prévôt. Oumontre encore dans la Chapelle le tombeau (55) d’un fi| sdu fondateur, le Baron Lutold de Régensberg, qui s étoitnoyé dans la Limmat, au-dessous de la place, où le pere,Inconsolable de la perte de cet enfant, bâtit depuis unCouvent. L’écu des armes de Regensberg est fur la tombe.Le dortoir primitif des Religieuses, respire le goût du siéclegothique où il avoit été construit.
En descendant la Limmat , sur la rive droite, dans J 3proximité du Fahr , Ôc au - dessous de ce Couvent > ouapperçoit les ruines de la petite ville de Glantzenberg, st ulappartenois aux Barons de Régensberg, ôc que Rodolf,Comte de Habfpourg , Capitaine - Général des troupes deZurich, & depuis Roi des Romains , surprit (yé) p ar ^tagême en 1268. Ce Prince la brûla. Le terrein °uétoit bâtie, appartient à la Prévôté de Fahr.
elle
Maison de Schoen à Zurich,, Sc que Stoumpf avoit fait graver dans fa Chro-nique de la Suisse en 1547. ( Liv. VI, chap. VIII, p. 155, verso. Les titres (*)•de cette branche prouvent son origine áe Zurich , ou elle tenoit rang parmiîes familles les plus illustres de cette ville. La branche dont je parle est con-íinue'e par M. Gafpar de Schonen , Major du quatriéme Régiment Provincialde l’Etat Major, Chevalier de l’Ordre royal & militaire de S. Louis, qui aépouse', le 14 Novembre 1780, à Saint - Denis en France, Demoiselle Ma-rie-Louise, fille d’Etienne-Mathieu d e Salis de Samade, Colonel d’Infante-rie , Chevalier de S. Louis , 8c premier Lieutenant aux Gardes Suisses, & deLouise -Françoise le Laboureur , son épousé , & qui est nie'ce de M. Vincent-Gui de Salis de Samade, Baron d’Empire, Chevalier de S. Louis, Maréchalde Camp ès Armées du Roi, 8c Colonel d’un Régiment Suisse de son nom,ci - devant Boccard.
(51) Anno. Immo. Heinrich. Odalrich. Pernhart de Winingen.
(5 z) Cet acte a été rapporté par Tschoudi , dans le premier volume de faChronique de Suisse, p. 6;, par Hartmann, dans ses annales latines d’Einfid-len, p. 187-189, & par Dom Herrgotr, (Geneal. Halsburgicse, vol. II,
(*) Ces titres ont été communiqués à M. le Baron de Zur- Lauben, qui en a la Copie. Par-mi ces titres, il en est un, extrait du Livre Salique de l’Eglise Collégiale de S. Thomas dStrasbourg & communiqué par M. l’Abbé Grandiiier , Auteur de l’Histoire de l’Egiise & desEvêgues- Princes de Strasbourg, Cette notice porte que Burcard Schoen de Rotenbourg.Cki-
ibiil
k- I 5 Z, I 54 -)
(3$) Leu, ibid.tom. VII, p. 13, 16.
(34) Le Diplomé de cette confirmation se trouve dans Tschoudi , 11p. 64 , & dans Hartmann, ibìd. p. 190 - 192.
(55) M- Jean Muller, Ingénieur de Zurich , qui a fait graver ce tombesdans son recueil des Antiquités de la Suisse, C section II , p. id. Zun ^1774, z/z-4 0 .,) écrit qu’en 1746 on ouvrit ce tombeau, où l'on trouvacorps avec son armure rouillée. M. Muller écrit qu’on transporta ces onc ^dans l’Eglise neuve du Couvent , & qu’on les déposa sous une tombesmilieu du chœur, à l’endroit où brûle nuit 8c jour «ne lampe. On c ,que c’étoit le corps du fondateur , qui avoit voulu être enterre dans
me Chapelle où avoit été inhumé son fils. On voit encore, dans ^Chapelle , l’ancienne tombe avec l’écu de Régensberg ; celle qui fl’Eglise neuve avec les mêmes armes, n’offre pas le même caractèretiquité.
(56) Leu, ibid. tom. VIII, p. 334, 535, 8cc.
r.oîne de Munster en Argeu , devint Prévôt de S. Thomas â Strasbourg en 14^^mourut le 10 Septembre 1473. Les actes du Chapitre de Munster, qui donneurqualités à Burcard Schoen * le disent natif de Zurich , ds Thurtp*
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