T O P O G RAF H 1 E.
ARTICLE DIX-S EP TIE ME.
L e Bailliage Ultramontain de M endrisio , Catholique .
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endrisio ( i ) est le plus méridional & le plus petit des4 bailliages que les 12 premiers Cantons possedent au-delàde s Monts. II est borné au couchant par le Bailliage de Lu-gano ; au levant, au midi & au nord par le Duché de Mi-Sa longueur, du levant au couchant, est de trois lieues,c elle du midi au nord n'a que deux lieues ; fa largeur égalelongueur. Le chef-lieu fe nomme le bourg à&MendriJìo y** tu é dans la proximité du lac de Lugano, entre ce lac &^ ville de Como, qui est du Milanez. C’cst - là où résideBaillis au nom des douze Cantons co- Souverains, quisomment alternativement tous les deux ans cet Officier.
Le terroir est très - fertile en vins & en grains. On remar-9 Ue , dans la plupart des Bailliages ultramontains, que lesMontagnes & les coteaux font en général couverts deVj gnes, quis’éiévent fort haut, arrangées fort proprement,^ attachées à des arbres, & qui produisent d’excellent vin.
dessous des ceps on recueille beaucoup de foin. II y aau flì de grandes prairies dans les campagnes, & des champsfertiles, qui produisent de tres-bons fruits. Les lacs & lesriv ieres qui y font, abondent en poissons. Les habitans^° nt la plupart gens de négoce, adroits, industrieux, sobres^ actifs. On en voit tous les ans un nombre considérablef 1 sortent de chez eux, & fe répandent dans les pays voi-1 ns -> particulièrement dans la Suisse, où ils portent vendre
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Marchandises d’Italie.
Les montagnes du Bailliage de Mendrisio, qui s’appro-C ^ etlc du lac de Como, offrent de riches pâturages. TouteCette contrée est du Diocèse de Como ; l’Evêque y établitFicaire-forain , qui veille fur le Clergé.
^ Le Bailliage de Mendrisio faisoit autrefois partie duj. ì^hé de Milan. Ce qui paroît singulier , c’est qu’on nelt M l’époque précise où ce pays passa fous la dominationes Lantons , ni la cause de cette révolution. On trouve,E vrai, les noms de deux Baillifs d’Uri & de Fribourg,gouvernèrent cette contrée depuis 1 y 12 jusqu en 1 y 1 y ;mais depuis cette derniere année, jufqu’en iy22, les Can-Renvoyèrent plus de Baillifs à Mendrisio. Vraifem-^lement les François s’étoient emparés de ce pays aprèsfaille de Marignan, les Suisses ayant alors évacué lean ez. Bien plus, dans le Traité de la Paix perpétuelle^íre François I, Roi de France, & les Suisses, en iy 16 }^ ^ est p as fà mention de cette contrée, quoique l’article° u KÌeme (2) désigne les châteaux ôc seigneuries de Luga-
no , Locarno, du val Maggia, de la Vaìteline & de Chía-vene. Cet oubli causa bientôt des difficultés. Les Suissesdécidèrent la question en iy2i. Jacques d e, fFippengen y(de Fribourg, ) Baillis de Lugano, reçut le serment deshabitans de Mendrisio & de Balerna, fous la réserve deleurs droits, privilèges, us & coutumes. L 5 exclusion duCanton d’ Appen^el , reçu en 1 y 13 dans la confédérationHelvétique, prouve que les^Suisses dérivoient leurs droitsde la conquête qu ils en aboient faite en iyi2. On trouveBaillifs de Mendrisio, en iy22, Cafpar Gyjler , du Can-ton d’Uri; en 1 y24 Maurice GaJJer , deSchweitz; & de-puis cette année jufqu’à ce jour , on a la fuite non-inter*rompue des Baillifs. Une possession continue de deux censsoixante-cinq ans, doit écarter toute réclamation.
Le Baillis décide seul de toutes les affaires civiles & cri»minelles, avec droit d’appel au Syndicat. Lorfqu’il s’agicd’un crime digne de mort, il doit consulter son SecretaireBaillival, le vice-Baillis, le Fiscal & le Chancelier; maisils n’onttous qu’unevoix consultative. Le Secretaire Bailli-val , qui est proprement l’Interprete, & qui doit toujoursêtre citoyen de Flm des Cantons, est élu par le pays même ,il n’en a que le nom , le Chancelier fait les fonctions. LeSyndicat établit le fiscal & le Chancelier, & le Baillis sonvice - Baillis, en allemand Statthalter. Le Baillis nommeaussi le grand Sautier , mais THuiffier du Bailliage est à lanomination du pays. Le Baillis doit tous lês ans rendrecompte de fa gestion au Syndicat de Lugano.
Le Bailliage fe partage en deux pièvts , celle de Men-dri/io & celle de Balerna. Le pays convoque en certaintemps ses Repréfentans au bourg de Mendrisio ; on lesnomme alors le Conseil Provincial.
\j&piéve de Mendrisio élit tous les ans deuX Régensîcelle de Balerna nomme de même deux Plebani. Ces Ma-gistrats dirigent les affaires du pays, la police, les dépensespubliques, &c. & ils en rendent compte au Baillis.
Mendrisio , en allemand Mendrys , la résidence du Bail-lis est un bourg assez considérable, avec de beaux bâtimens,à une lieue du lac de Lugano, & à trois autres de Como.11 est situé presque au centre entre cette ville & le bourgde Lugano. 11 y avoit ici autrefois -un château ou une tour,où demeuroient les Nobles Turriani (3) , Maison qui estencore établie à Mendrisio. Outre l’Eglise de paroisse, dontle Curé qui porte le titre de Prévôt, est quelquefois
' diction. Hist. de la Suisse, tom. XIII, p. 4; -48.f ^ Délices de la Suijse , tom. III> p. 183, derniere EditionsTsu ' topographie âe la Suisse, tom. III, p. 533 - ;ói.
Tu r T -' ler * Géog. de la Suisse, tom. II, p. 6t., 6;.
Self ln 1 topographie de la Suisse, tom. IV, p. 163 -166.
ln l> Topograph. des Bailliages Ultramontains de la Suisse, Sect. III>
( ÎV 3 ** ,& c-
ìUd. tom. VII, p. rr8.
*-°me // ct? dernier.
(3) Tatti a rapporté, dans ses Annales’EécIéfiastiques de la ville de Como ;tom. II, p. 9)1, un Acte en latin, daté de Como en 1119 à la fin de Juillet,'par lequel Guillaume, Evêque de Como , qualifiées du défunt Seigneur Ro-ger de laTurre de Mendrisio , consentoit avoir reçu de Guillaume, Abbé deSamo-Abondio , cent-vingt livres de deniers , à compre de la somme que ceMonastère avoit promis d’envoyer pour le voyage d'Outre-Mer , c’est-à-dire,la Croisade.
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