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yállenjìum Octoduro , est la seconde des deux Citésdont il est fait mention dans la Province des Alpes Grec-ques ôc Pennines ; la premiere étoit Darantafia , la Ta-r antaise : 6c la Capitale des Seduni ) ou habitans de Sion,^ est devenue le siège épiscopal que par la translation decelui â’Oclodurus ; & cette translation n'a pu être (103)entièrement effectuée qu’après Pan 549. On trouve Rufusqualifié Evêque d ’Qclodure, parmi les Evêques qui sous-crivirent aux quatrième 6c cinquième Conciles d’Ofléansen fqn & 549 , 6c au troisième d’Auvergne, en cettederniere année. Héliodore, Evêque de Sion, souscrivit ausecond Concile de Maçon en 383s. Une inscription quie xifie (104) dans PEglise à’Ollon , au mandement d’Aigle,Canton de Berne, 6c non pas à Saint-Maurice, comme■Rochât (105) l’a avancé, 6c qui est le dix-septieme (106)ni iUiaire depuis Octodure, porte par abréviation, Forumt-iMUDii Fallenseum Octodurum. M. de Riva^, quitrouve cette dénomination presqu’en entier dans d’autresinscriptions (107), soutient que le Fore de Claude 6cOdodure étoient deux endroits différons. En effet, Mar-n gny est encore divisé en deux bourgs distans d’un quartde lieue; Pu n se nomme Martig/ry-le-Bourg , 6c P autreÏÏdarágny-la-Fille. L’inscription d’Qllon nous apprendque l’Empereur Licinius avoit ordonné la réparation deschemins en Valsais. Godefroi de Viterbe, qui vivoit àla sin du douzième siecle, en parlant d "Octodure du Val-ois, le nomme ( 108) Ottodurus; mais les anciens, César,
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ril ne, Antonin, 6c le Traducteur Grec (109) de César ,dérivent Octodurus . Enfin , Pinscription d’Ollon justifieS ire c'étoit Pusage (110) de l’écrire ainsi. Le Prêtre"Rang/nar, qui a écrit la vie de S. Bertiwardy Evêque de■^•ildesheim, mort en 1024, rapporte (111) que cetEvêque, dont il avoit été le Précepteur, passa en 1001,
3 son retour de Rome, par Oclodurum , 6c alla à Agaune(Saint-Maurice), où il fut très-bien reçu par Rodolphe ,R °i de Bourgogne. Martigny étoit encore nommé Oclo-^ u? ' e en 1006, comme on le voit par un diplôme deAdolphe III. Cette charte, dont Poriginal (112) estc °nfervé en P Abbaye de Saint Maurice, contient Pinféo-d’une terre située à Oltans , proche d "Octodure ,ln loco qui dicitur Autannis propè Oclodurum. Le villaged Titans n’existe plus ; il fut entraîné par la Dranse, quisûr tit de son lit il y a près d’un siecle : il étoit situé au-
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dessus du torrent du Trient , dans Une plaine terminéed’un côté par le Rhône, 6c de l’autre par une montagnefort escarpée 6c très-haute. A ce Précis fur l’antiquité$ Octodure , nous ajouterons qu'on trouve dans l’Hif-toire (113) de P Académie royale des Inscriptions 6c Belles-Lettres, le plan d’un camp que Galba, Lieutenant deCésar, établit autrefois à Oclodurum , avec son explica-tion ( 114),
U y a à Martigny un grand dépôt de marchandises,tant pour le Vallais même, que pour PItalie. On cultivedans ses environs de très-bons vins, entre lesquels ceuxde la Marque 6c de Coquempin sont les plus renommés.En descendant le Rhône sur sa gauche, on découvre surla grande route de Sion, le torrent ou la petite rivierede Trient , qui se jette dans ce fleuve à une lieue au-dessous de Martigny. M. Bejson a donné la description ( x 13 )de ce torrent (*) avec celle de la fameuse cascade dePiJJevache (**), qui est à une lieue 6c demie environde Saint-Maurice. La dénomination (nd) de PiJJevacheest commune à la majeure partie des chûtes d’eau dansle Vallais.
VI. La Mairie ( I ï 7) déArdon appartient à PEvêquede Sion, qui y établit un Grand-Châtelain. Le villageôc la paroisse éé Ardon , fur la droite du Rhône, formentavec Chamoson 6c Saint-Pïerrë , la seconde bannière dubas-Vallais. Plantin (118) place à Ardon les Celtes Ar*-dyes , aye, Polybe (119) écrit avoir habité dans une valléedont le côté septentrional touchoit le Rhône. Cluvierfixe (120) ce local au village à'Arnen , au haut-Vallais;mais Plantin lui préféré Ardon , qui est limitrophe dela rive droite du Rhône, 6c traversé par la petite riviereArdon . L’Historien Tfchoudi (121) appelle ce villageArdona ou Ardonium. De quelque maniéré qu’on formece nom par des mots celtiques, il indiquera la situation dulieu placé fur la rive du Rhône. Ard } vouloir (122) direhaut , élevé ; ainsi Ardong sinisioìt eau , riviere haute , ouqui vient d’un lieu élevé. Don signisioit une colline avecun lieu de défense : ce mot désignoit aussi onde ôc riviere .
Et VII. Le Fdl de Bagnes (123, en latin BaneaFallis (124), ainsi appelé des bains qu’on. y treuvoitautrefois, ôc dont cette contrée porte encore la reminis-
Ooz) Gallia Chrijlima , tom. XII, pages 734-73?.
û° 4 ) Rivai, Eclaircisserriens, pages 114-116.
f Io í) Me'moires fur I’Hist. anc. de la Suisse, tom. I, pages 141-144.
. ^ I06 ) Cette distance d’Ollon à Martigny est exacte.a ^ l0 7 ) Une à Saint-Maurice & deux autres à Martigny; une quatrièmeu bo Ur g ^ Saiut-Pierre-Mont-Joux, dont nous avons fait mention à cetCe > porte par abréviation, Forum Claudii Vallenfium.
V°B) Chronic. Pars XV, p. 381, inter Germanorum Scriptores à Pistorio° s > tom. II. Francofurti, 1584; in-fol.y 0 ?) Commentarii Cassaris , eum notis variorum 8c versione Gr*ca.uni, 1606, in- 4 0 . cum fig. On attribue cette Version grecque à
«dit
ra ncofi
ax ìrne Planudes cu à Théodore Gaza.
o) Ptolomée ( Geog . lib. II, cap. VI), dit que les Vaccêens Celtïberes ,^'Espagne Tarragonoise ] avoient une ville qu’ils nommorênt OSio-^ ' °n croit que c’est aujourd’hui la ville de Toro, au royaume de
tz ûir le Douero , riviere que les anciens nommoient Durius. Voyezra ni, Geographia, tom. II, pag. 44, voce Obloiurum. Edit. Paris, in-fol.Ij ) Vita sancti Berinwardi, cap. XXVI, p. 454, inter Scriptores rer.
Totne 11 SC dernier .
Brunsvicens. tom. I; apud Leibnitium. Hanoverre, 1707, in-fol(m) M. le Baron de Zur-Lauben en doit la copie à M. de Rivai, quiI’avoit transcrite sur Poriginal.
(113) Tom. XIV, pages 98-103. Paris , 174;, 1/1-4°.
(114) M. l’Abbé de Fontenu.
(iij) Discours fur l’Hist. nar. de la Suisse , à la tête de ces Tableaux Topog.(*) Planches, n°. 5 double, 15 Lc 147.
(**) Planche , n°. 12,9.
(116) Coxe, Lettres fur la Suisse, avec les Observations de M. Ramond;tom. II» pag. 17-18.
(117) Leu, ibid. tom. I, pages 331 8c 333.
(118) Helvetia Antiqua, pag. 311. Bernre, r656, in-ix,
(119) Lib. III.
(110) German. lib. II, cap. VII.
(12,1) Gallia Comata , p. 366.
(m) Bochat, Mém. fur l’Hist. anc. de la Suisse, tom. III, p. yí.
(123) En allemand, Banienthal.
(124) Sìmlcr, Vallesia, lib. I, p. 81. Leu, ibid. tom. II, p. 7 6.
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