x;4 TABLEAUX DE LA SUISSE.
■tout le port & toutes les avenues de doubles ôt triplesrangs de gros pieux plantés dans Peau, qui ne laissentqu’un passage étroit aux bateaux, pour entrer dans leport, qui est fermé exactement de grosses chaînes toutesies nuits. D>u coté de terre, ce font des courtines, de■bons bastions & autres ouvrages, avec des fossés pro-fonds; il y a un de ces bastions qu’on appelle le bajlionde Hollande , parce qu’il a été bâti de Pargent que laRépublique de ce nom donna généreusement pour leconstruire; aussi a-t-on eu foin de conserver le souvenirde cette générosité des Hollandais , par une inscriptionqu’on y voit. Près d’une des portes de la ville, on a lapromenade de Plein-Palais , qui est une grande plainebordée d’une triple allée d’arbres , dont une partie ontété plantés par les foins du Duc de Rohan , dont nousvenons de faire mention. 11 y a aussi dans Genève plu-sieurs Cabinets de tableaux qui méritent d’être vus :plusieurs relations ont fait l’éloge de celui de M. Tr on-'vain aux délices. M. Andréas de Hanovre , célébrédans ses (i y) Lettres fur la Suijfe , le Cabinet d’Histoirenaturelle que MM. de Luc frétés ont formé, & qui con-tient des morceaux très-rares en pétrifications, ôcc.
Les armes de Genève font d ’or au demi-aigle de fable ,parti de gueules à la clef d'argent. Avant de quitter cetteville & de passer à la description de son territoire, nouscroyons devoir nommer ici ies familles de cette Répu-blique > les plus illustres par la noblesse de leur extraction.La plus ancienne en date de ce genre, parmi celles quifont originaires de Genève même, est celle de Fabri ( 16).Suivant un certificat du Conseil de la République de Ge-nève, du 12 Mars 1679, muni du sceau de la ville,signé par le Secrétaire d’Etat Dupui , expédié à la réqui-sition de Pierre Fabri , premier syndic, touchant sa filiation& la qualité de ses prédécesseurs, il est attesté ôc certifiéque la famille des Fabri a toujours tenu , de pere enfils , ies premiers rangs d'honneur SC de dignité en cetEtat , tenue , réputée SC qualifiée généralement SC parcommune réputation pour noble d'ancienneté , ayanttoujours vécu noblement. Dans une enquête faite parHumbert de Grefi , Commandeur de Saint Pol en Dau-phiné , ôc par Philibert de Faucon , Commandeur deDole en Bourgogne, de l’Ordre de Saint-Jean de Jéru-salem , par commission du 3 Décembre 1554, de Claudede la Sangle , Grand-Maître de l’Ordre, pour la récep-tion de François de Barras petit-fils de Pernette Fabri ,il est prouvé par la déposition des témoins, que laditedemoiselle Fabri , aïeule dudit François de Barrai, étoitde noble race de la ville de Genève , de nom SC d.'armes.Cette maison a été anciennement attachée à la Cour desPrinces de Savoye , ôc ses services n ont été interrompus
que par les suites de la réformation, qui occasionnèrentdes guerres entre les Ducs de Savoye ôc la Républiquede Genève; elle a donné trois Evêques ôc un Archevêqueà PEglife. Pierre de Fabri fut Evêqtie-Prince de Genèveen 1377; ddhémar le fut en 1385; il confirma les libertésôc franchises des Genevois en 1387. François de Fnbfifnomrqé Evêque de Cav , au Royaume de Naples ,détourna Sixte-Quint d’une entreprise qu’il concertoitavec ie Duc de Savoye fur Genève : il étoit l’un des fils éePierre de Fabri , Syndic de la ville de Genève. Jean deFabri étoit Archevêque de Cagliari , ôc Primat de 1 *Sardaigne & de la Corse en 14.23. La branche catholiquequi fe retira à Turin, est présentement éteinte, après avoireu plusieurs illustres alliances. La branche réformée q ulest restée à Genève, poffede la Baronnie d’Aire-la-Vill e >qui relève du Roi de Sardaigne; ses armes font àaxpr^à la bande d'or chargée d'une rose de gueules , accompa-gnée de deux étoiles d. 'or.
Les preuves d’ancienne noblesse que fournit la massonde Gallatin , à Genève , font prise de dons faits auXEglises, de fondations de chapelles, possession de terresôc de fiefs nobles, comparution aux assemblées de noblefous la Cornette blanche de Savoye , hommages faits Síreçus, vérification en maintenue de noblesse , contratsde ventes & d’achats, alliances, contrats de mariage, & c *dans lesquels actes elle a toujours été qualifiée des tltreSde Chevalier , Damoiseau , Ecuyer , Mejfire , NobL ,noble Seigneur , ôte. Non-íèulement cette maison a )°u len Savoye des distinctions attachées à fa naissance, n1 ^depuis son tranfplantement à Genève en 1510, ceuX ^son nom qui ont conservé ou acquis des terres envoye, y ont été reconnus au droit d’en jouir noblement,comme issus de maison originaire de Savoye ou dancienne noblesse d’extraction, par arrêt de la souverain^Chambre des Comptes de Chambery & du Conseil d &de Savoye. Elle a fait hommage à François I er > ^0^France, en 1535; elle a été reconnue en 1707 pourancienne noblesse d’extraction par l’Empereur Joseph ^Les quatre branches de cette maison ont été recon ^comme nobles par le Roi Louis XV , ôc enregist s ^ s ^Parlement de Dijon ; ôc fous Louis XVI elle a écmise à la distinction de monter dans les carrosses ®Majesté. Plusieurs de ses Membres ont eu l’honneurprésentés au Roi ôc à la Famille royale, ôc de c a ^avec Sa Majesté. Une de ses branches (17) 3 ^ j° n éedu titre de Comte fans finance, ôc pour la postentôc à naître : elle est en possession de prendre la sification de Baron , ôc le Roi l’accorde dans t° uS ^brevets (18) de ceux de ce nom qui s’attachent .service. Ses Dreuves font consternées dans les arc
(13) Pages 2.6;-r66-
(16) Sporiy Hist. de Genève; Leu, Dia. hist. de la Suisse, t om . VII,çages 5-4. Dictionn. de la Noblesse, par M. la Clefnaìe des Bois, t. XII,pag. 874 & soiv.; 8c Supplément, pag. ? r> 8c suiv. &c.
(17 Jean-Louis, Comte de Gallatin , Seigneur de Vernier, dans le paysde Gex, Chevalier de l’Ordre du Mérite militaire, Colonel au Re'gimentRoyal des Deux-Ponts, 8c Chambellan du Prince Palatin, Duc des Deux-Ponts.
(18J Jean, Baron de Gallatin , Chevalier de 1 Ordre du Mérité mili-
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re, Capitaine au Régiment Suisse de Luflin de Château- ieUX Régir» entng de Lieutenant-Colonel. Son pere, François, Capitaine , z,r
isse de la Cour-au-Chantre, en France, fut tué au siège c0 n>‘ tiaI, fais de Seprembre 174; , à l’attaque du chemin couvert ou 1 ^ 0 ù d
iit les six Compagnies de Grenadiers qui firent cette attaq ofl
mba-tit avec la plus grande valeur. Quelques instans avan | v . oU i 0 it G* rCveríit qu'il de voit s’y préparer, 8c on lui demanda ce q u ^t-iUre à son fils, encore enfant : Qu il suive mon exemple, * e P°