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Tome I.
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mée, asin qu’ellc n’ait pas beau-coup à marcher pour s’y rendre.On laisse la Cavallerie en arriérédans des lieux commodes pour lasubsistance, soit en sec, soit en verd.

Quand une armée s’asscmble parcorps séparés, le Général fait ob-server que ces corps soient placésavec commodité par première <kseconde ligne, afin de pouvoir serassembler sans confusion fur le ter-rein qu'on a résolu de faire occuperpar farinée, lorsqu’on s'assemblera.

Tout le succès d une campagnedépend souvent de bien assemblerune année, qui doit agir ossensi-vement. 11 ne faut pas qu’elle soitéloignée du premier objet d'acìionque le Général se propose : c’cstà quoi manqua deux fois M. le Ma-réchal de Catinat.

En 1690. à l’ouverture de la guer-re de Piémont, il campa à Ahcel,où il resta plusieurs jours. S’il eûtassemblé (dit M. le Marquis de Feu-uieres dans ses Mémoires) Tannéeu Roi, dans la plaine de Mi/le-jìeurt près de Turin, qui eût été àportée des deux débouchés de lavallée de Siue & de Pignerol, elleeût eu une longue & commode sub-sistance, Jc il eût empêche les Trou-pes de Savoyc de pouvoir s assem-bler pour protéger Turin, &• lePrince de Savoye dc le faire join-dre par les Espagnols, qui vinrentdu Milanés à l'on secours, avec toutce qu'ils pûrent tirer des Troupesde cet Etat.

En 1701. ce Maréchal assemblaTannée du Roi en deçi de TAJige;s’il Teùt portée jul'qu'aux débou-chés desdcdlesduTirol éc du Tr c la-tin , le Prince Eugène n'auroit pûsortir de ces défilés en Corps d'ar-tnée pour e.unbattre M. de Catinat,place avantageusement aux débou-ches . d: il n'auroit pû faire subsi-ster ia Cavallerie dans une plai-ne , dom il n’auroit pas été lemaître.

A S S E M B L E'E d’une Compa-gnie & dam Régiment , qui fortde fa garnison. Quand Taslènibléebat, les Sergens doivent diligem-ment assembler leurs Compagnies,afin de ne point faire attendre aprèselles, & d’avoir le tems d’en fairela visite.

Si c’est dans une garnison oû il yait des casernes, cette assemblée sefait devant le logement de la Com-pagnie : si les Soldats font logéschez le Bourgeois, elle se fait de-vant le logis de leur Capitaine, 011en son absence, devant celui deTOsticier, qui sc trouve comman-der la Compagnie.

Ils font meure les armes & leshavrelacs ensemble, ce qu’on ap-pelle les mettre au Drapeau, avec1111e sentinelle devant, armée d’unehalebarde. Cette sentinelle est toû-jours le Soldat qui arrive le dernier.

Quelque tems avant Theure oùl’on doit battre au Drapeau , lesSergens font prendre les armes »leur Compagnie, pour en faire Tap-pel. S’il y manque quelqu'un, undes Sergens doit lé détacher pourPalier chercher, ou y envoyer unCaporal. Ensuite ils doivent exa-miner si les Soldats sont en bonqtat, s'ils n’oublient rien de toutce qui regarde leur armement, ha-billement , havrelacs, marmites,outils A tentes.

S’il s'cn trouve quelqu’un qui aitoublié quelque choie, il faut qu'unSergent ou un Caporal aille aveclui le chercher, asin de le taire re-joindre avec diligence.

Lorsque toutes les Compagniessont assemblées dans un métne corpsde casernes, elles marchent ensem-ble , pour s’aller mettre en bataillefur la place. Mais si elles sont lo-gées séparément, les Sergens doi-vent conduire chacun la leur fur laplace où tout le Régiment doit s'as-sembler.

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