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En arrivant fur la Place, ils doi-vent mettre leur Compagnie en ba-taille fur quatre rangs. Dans leterrein qu’elle doit à peu près occu-per suivant son rang, il doit lais-ser le terrein nécessaire aux autres,dresser également leur rang, & con-tenir les Soldats de façon que per-sonne n’ose quitter le lien. Voilàce qui regarde Vassemblée d’un corpsde Troupes qui change de garnison,ou qui part pour entrer en campa-gne. Au mot marche, je parle-rai de l’ordre qu’on y fait observer.
A S S E M B L É'E des gardes.C’ert aux Sergens à sc trouver despremiers fur la place, où les gar-des du Régiment ont coutume de«'assembler, afin d’avoir foin queles Soldats s’y assemblent en bonordre, & que les Caporaux y for-ment leurs escouades, ensorte queleurs Officiers qui en doivent fairel’inspection, les trouvent en bonétat à leur arrivée.
Ils sc partagent au rang des ailesde chaque division, s’il y a des Of-ficiers : s’il n’y en a point, ils scmettent partie à la tête, partie furles ailes, & à la queue des divi-sions, où ils doivent marcher avectout le bon ordre possible jusquesfur la place, où les gardes de tousles 'Régimens s’assemblent, pour yformer tous les postes.
ASSEMBLEE de Milice. Parl’Ordonnance du Roi du 29. Jan-vier 1729. lorsque le jour A’ajsemíléedes Bataillons de Milice est indiquépar l’Intendant de chaque Généra-lité, fous les ordres de Sa Majesté,tous les Miliciens restés fur pied, ounouvellement levés, font tenus aupremier avis, & fous peine d’êtreregardés comme déserteurs , de sctrouver au lieu désigné, & d’obcïraux Officiers que Sa Majesté a nom-més pour les commander.
ASSEMBLEE illicite. Par uneOrdonnance du Roi du 1. Juillet1727. les assemblées illicites dans les
Troupes font défendues : à toutCavalier, Dragon & Soldat, quien fait pour quelque cause & fousquelque prétexte que ce soit , estcondamné à être pendu & étranglé ;ainsi que ceux qui se trouvent en depareilles assemblées,ou qui ont appel-lé, exhorté, 011 excité à s’y trouver.
A S SI E'G E R, c’est faire le siè-ge d’une placé, camper une arméetout autour, pour en empêcherRentrée, & afin de la prendre parfamine, ou par force. Aujourd’huiles Villes alíiégées, font pour laplupart des Villes prises, à moinsqu’elles ne soient secourues. VoyezS I E'G E.
A S SI E'T E, se dit d’un campe-ment; locus cajh-isseleílus. La gran-de science d’un Général, est de sçavoirbien choisir Vajstéte dc son camp.
AS SI ETE du vaisseau, ou vais-seau en assiete. Voyez E S T1 v E.Vaisseau qui est en assiete, c’est-à-dire , qu’il est dans la situation oùil doit être pour mieux siller.
ASSUJETTIR un mât, ouquelqu’autre piéce de bois, c’estl’arrêter de telle forte, que ce mâtou cette piéce de bois 11’ait plus au-cun mouvement.
ASSURANCE est une con-vention par laquelle une personnesc charge du danger auquel le biend’un autre homme se peut trouverexpose ; & l’AIfuré ou celui quicharge une autre personne du ris-que qu’il courroit lui-même, payepour cela une certaine somme à ce-lui qui s’en charge, qu’on nommeAssureur.
Les risques au sujet desquels ilsc fait des Assurances, font tout cequi arrive par les fortunes de mer,par la violence , & par celle destempêtes, par le feu, par le moyendes ennemis, de la part des Cor-saires , par force majeure, par or-dre du Souverain, comme aussitout ce qui arrive par baratrie oupar la négligence des Maîtres-Epui-E 5 pages