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Tome I.
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cisson, qui sert à mettre le feu auxmines. II a environ trois poucesde diamètre. On observe de fairetenir tant qu’on peut le milieu del’auget à la saucisse.

AVIRON ou rame, est unelongue pièce de bois, dont le boutqui porte dans l’eau est fait en pa-lette, pour battre & fendre les va-gues, quand on conduit un Vaisseaude bas-bord.

A y IT AILLER, c’est mettredes vivres dans une place assiégée,ou qui craint de Pêtre. Ce mots’est dit par corruption de A v r-CT u AILLEE, qui vient de ad& viílualia.

A V IT AIL L E R un Vaisseau,c’est le fournir de vivres.

AVITAILLEMENT: c’estla provision des vivres.

A VIT A I L L E U R : c’est celuiqui est chargé de fournir les vivresd’un Vaisseau.

A U L O F, à la risée, c’est uncommandement de mer, que l’onfait au Timonier de gouvernervers le vent quand il en vientdes risées.

AUMONIER. Sous ChildericIII. fous Carloman Maire du Palaisen 743, & fous plusieurs autresRois, quand les arméesmarchoienten campagne, il y avoit des Evê-ques dc des Prêtres qui fuivoient,pour l’instruction & le service desSoldats. Les Prêtres c'toient lesAumôniers du Camp, & aux ordresde l’Evêque, ou de quelques-au-tres , qui porsoient la qualitéd’Abbés des Armées.

Aujourd’hui dans tous les Régi-mens qui ont grand Etat Major, ily a des Aumôniers qui font ou Re-ligieux , ou Prêtres séculiers. Maisdepuis plusieurs siécles, il n’y aplus d’Evêques qui suivent, enqualité d Abbés des Armées.

Sous la seconde race, les Evêquesalloient à la guerre, & portoientles armes, pour se mettre à couvert

de la Vexation de la Noblesse, qui,sous prétexte qu’elle exposait fa vie,& consommait ses revenus pour ladéfense de l’Etat & de la Religion,usurpait les biens de PEglise, com-me pour se dédommager.

Les Aumôniers servans à la fuitedes Re'gimens, ont défense, parune Ordonnance de Louis XIV. du>;. Décembre 16S1. à peine d’êtrepunis comme fauteurs & complicesdu crime de rapt, de célébrer au-cun mariage entre les Cavaliers &Soldats desdits Re'gimens, A lesfilles ou femmes domiciliées dansles Villes & Places où ils font engarnison, on ès environs, pourquelque cause & occasion que cepuisse être.

Les Aumôniers des Hôpitaux, parune Ordonnance du 20. Avril 1717.sont tenus d’avoir un Registre, &de le faire cotter & parapher parleCommissaire, pour y enregistrer,jour par jour & fans y laisser aucunblanc, les Soldats qui meurent auxHôpitaux, observant d’y marquer lenom propre & de guerre, le liende la naissance & le signalementdesdits Soldats, ainsi que les Com-pagnies dont ils font.

Les Aumôniers des Hôpitaux, parla même Ordonnance , doiventconfesser tous les malades à leurarrivée, ou du moins , avant lesvir.gt-quatre heures expirées, diretous les jours la Messe à i’hcure ré-glée, faire la Priere tous les soirs,ôc en leur absence, ils doivent lafaire faire par les servans , & nerien négliger de l’administrationdes Sacremcns.

Quoique leur principale occupa-tion consiste dans le spirituel, ilssont cependant admis dans l’aflem-blée de chaque mois , à proposeravec les autres Officiers, ce qu’ilscroyent convenable au bien du ser-vice de S. M. & ils signent commeeux, les états qui y font arrêtés.

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