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Ils font obliges de tenir un Re-gistre fidèle des Morts, qu’ils fontsigner à la fin de chaque mois pardeux Officiers de l’Hôpital & par leCommissaire des Guerres, qui doitêtre conforme à celui de l’Entrepe-neur. II tire de ce Registre deuxcertificats signes & légalises par leCommissaire des Guerres, pour enenvoyer un au Régiment, & l’au-tre à la famille du défunt ; L pourles Troupes Etrangères, il suffitd’en adresser un au Régiment.
Nul Soldat malade ne peut testeren faveur des Officiers de l’Hòpi-tal, pas même de f Aumônier, ni deson Couvent, fous prétexte de legspieux. U Aumônier cependant peuten envoyant l’Extrait mortuaire,avertir la famille des intentions dudéfunt. Tout ceci est confirmépar un autre Règlement du 22. No-vembre 1728.
Les Aumôniers d’Armées ont leurChapelle coniplette que le Roi leurfournit en entrant en campagne,& disent régulièrement la Messetous les jours, quand I’Equipageest campé en lieu commodepour cela.
AUMONIERS de Marine:ce font des Prêtres entretenus parle Roi dans les Arsenaux de Marinepour dire les Messes les jours deFête & de Dimanche fur le Vais-seau , qui dans le Port, porte pa-villon Amiral.
AUMONIERS de Vaisseaux,c’est un Prêtre commis par le Roifur un de ses Vaisseaux, pour yfaire la priere le matin & soir, poury dire la Messe, & pour y admi-nistrer les Sacremens aux sains &aux malades.
Les Hollandois ont un Pasteur,ou au moins un Lecteur & Conso-lateur des malades. Le Pasteur faitdeux Sermons de Morale par semai-ne, & défend rigoureusement lesjuremens & les autres désordres dela vie. II fait la priere tous les
matins & tous les soirs, & il ex-horte l’équipage à son devoir,quand il s’agit de combattre ; &durant le combat la soute aux pou-dres demeure en fa garde. II ad-ministre les consolations aux blessés& aux mourans. II mange à la ta-ble du Capitaine, & couche dansla galerie ou dans la dunette. IIfait tous les jours chanter des Pfeau-mes & lire quelque chapitre de laparole de Dieu par le Lecteur. S’iln’y a point de Pasteur, le Lecteurfait à peu près les mêmes fonctions,lisant devant l’Equipage des Ser-mons imprimés aux jours destinéspour la prédication. Le Lecteurmange avec les Officiers Mariniers.Dans les Vaisseaux Marchands, c’estou le Maître ou le Pilote qui faitles exercices publics de dévotion,en lisant de grandes picres impri-mées, ou bien il en fait fur lechamp. II lit aussi P Ecriture sain-te, chante, óc fait chanter desPfeaumes.
AUMONIERS d’Artillerie :le premier Aumônier d’Artillerie estattaché auprès de la personne duGrand Maître : le Chapelainrésidé à l’Arfenal de Paris, ctles quatre Aumôniers font départisdans les Armées en tems de guerrepar le Grand Maître.
AUNE de Paris, a 44. poucesde Roi, qui valent 3. pieds g. pou-ces. O11 fe ssrt de cette aune pourmesurer les toiles de sacs à terre,& autres, dont on a besoin dansl’Artillerie.
AVOIR le pied marin : voyezMARIN.
A V O Y E R, terme de Marine.Quelques Navigateurs fe ferventde ce terme pour dire commencerà souffler ou souffler d’un autrerumb. II n’y a rien de plus com-mun dans le Journal des Flibu-stiers de l’Amerique que le motenvoyer, qu’ils prononcent ainsi,
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