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Tome I.
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199-200
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ressembloient aux Lalarums, qui sevoyent sur les niomimens Romains.Ces Labarums ( à en juger à la gran-deur dont font, forces moraimens,les Porte-Enseignes qui les tiennent)e'tant petits, nos Baniéres de Ca-valerie dévoient leur ressembler, &n’étre guéres plus grandes que lesEtendarts, dà-présent. Elles nedisséroient de ces Etendarts, que parla maniéré dont elles étoient suspen-dues à leurs piques.

Les Baniéres d’infanterie furentd’abord toutes unies. Elles demeu-rèrent Jongtems dans cette simpli-cité. Ce n’est que depuis que cesBaniéres ont été changées en Dra-peaux, que la Croix, simbole duChristianisme, a été mise sur lesEnseignes d’infanterie, pour leurservir d’ornement principal.

Les Baniéres de Cavallerie furentchargées de riches ornemens, & desimboles instructifs, tels entr’autresque des chiffres, qui contenoientpar abréviation des cris de guerre& des devises.

L’Etendart de France parut char-gé de fleurs de lys, depuis que cet-te fleur fut devenue la marquede la Nation.

La couleur dont étoit la Baniórede France depuis Philipe Auguste,fait soupçonner qu’elle n’étoit autrechose que la Baniérc de Saint-Mar-tin. Cette Banióre, Enseigne d’unPatron délaissé, fut sécularisée, dcde Baniére Patrone, se trouva pro-pre par sa couleur azurée, à deve-nir Enseigne nationale, le bleuét&nt alors notre livrée.

C’étoit par les postes qu’occu-poient les Baniéres d’une Armée,& par la différence de leur gran-deur, que se montroit non seule-ment la supériorité que ces Baniéresavoient les unes fur les autres, maisencore quelle étoit I’espéce de Mi-lice, de Troupe dc d’Ostìcier,à quichaque Baniére convenois.

Les Milices d’infanterie alloientà la guerre fous les Baniéres de leurs

Paroisses. Toutes les Baniéres Pa-roissiales d’une Banlieue, étoientcommandées par celle du chef - lieude la Banlieue, & toutes les Banié-res des Banlieues d’une Province,obéissoient à la Baniére du Ducou du Comte Seigneur de cet-te Province.

Les Baniéres Paroissiales étoientde la couleur qui convenoit à la dé-signation du Saint qui étoit le Pa-tron dc la Paroisse. Mais commela désignation, par le seul moyendes couleurs, auroit été trop vague,& qu’il fe voyoit dans une Armée,plus d’une Baniére bleue, & plusd’une rouge ; ces deux couleursdésignant des Confesseurs dc desMartyrs, il falloit de nécessité quechaque Paroisse eût fur sc Baniérel’Image de son Patron, & par-làtoute équivoque étoit ôtée, chaqueBaniére sc trouvant doublementcaractérisée.

Chaque Paroisse formant au moinsune Bande, ou une Compagnie,avoit au moins une Baniére. Si uneParoisse formoit deux Bandes, elleavoit deux Baniéres. Ces deux Ba-niéres sc trouvant d’une méme cou-leur, on mettoit des Images diffé-rentes fur chacune d’elles ; c’est cequi faisoit qu’il y avoit des Parois-ses qui avoient deux Patrons.

La diversité des couleurs de tantde -Baniéres dans une Armée, offroitun coup d’œil agréable. Mais iln’étoit pas ordinaire que tous lesParoissiens d’une Paroisse marchas-sent. Cela n’arrivoit que dans lesgrandes nécessités. On comman-dait un certain nombre d’hommesde chaque Paroisse, & quand ducontingent de plusieurs Paroisses,on avoit un nombre d’hommes suf-fisant pour en former une bande,c’étoit fous la Baniére de la Paroissequi avoit le plus contribué, quemarchoit cette Bande.

Voici Porche que toutes ces Ba-niéres avoient dans une Armée.

D’abord