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Tome I.
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217-218
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BAT de mulet : selle grossièreque l’on met sur le dos des mulets.II faut pour le harnois completd’un mulet, ou d’une mule portantbât, un bât, une sangle, une bil-ludoire, une carcadoire, une bille,une soufre, une sursoufre, uncordonnet, une feuquiere, unesouventriere, un poitrail, un mo-reau, un bridon, un ernadou, unecouverture, un pollier.

Le bât, comme tout le mondeHait, sert à porter la ebarge ; lasangle à sangler le mulet avec le bât;la billadoire à tenir la charge enétat ; la carcadoire à tenir la char-ge ; la bille, qui est un morceaude bois, à biller la charge ; lasoufre, qui est de cuir, à soutenirla feuquiere; la sursoufre, est unornement de laine, ou de soye,qu'on met sur la soufre. Le cor-donnet sert à tenir en état la soufre& la feuquiere ; la feuquiere estce qui empêche, dans les descentes,que le bât n’aille fur le garot ; lasouventriere chasse les mouches;le poitrail empêche que le bâtn’aille trop fur le derriere dansles montées.

BAT AGE. On dit batave, dutems qui s’employe à battre fa pou-dre dans le moulin. Les pilonssont de bois creusés dans une pou-tre. Quand ils sont de fer, il enarrive souvent des accidens. Pourfaire la bonne poudre, il faut uniatage de 24. heures, à 3500. coupsde pilon par heure, si le mortiercontient 16. livres de composition.Le batage est moins rude l’Eté quel'Hyver, à cause que Peau estmoins forte.

BATAILLE, est le combat dedeux Armées ennemies.

On ne donne, à proprement par-ler, le nom de Bataille, qu’auxactions qui se passent entre deuxArmées rangées dans leur ordre debataille, & qui combattent dans unpays assez ouvert, pour que les

lignes se chargent de front & enméme-tems, ou au moins pour quela phis grande partie de la lignecharge, pendant que l’autre partiereste en présence, par des difficul-tés qui l’empêchent d’entrer si-tôten action, par un front épal à celuiqui pourroit lui être opofe parl’En-nemi. Les autres grandes actions,quoique presque toujours d’une pluslongue durée, & même plus meu-trieres que celles dont je viens deparler, n’ont que le nom de Combat.

La raison de cette différence denom, vient de la différence dans ladisposition des Armées, & de cellequi se trouve ordinairement dansles fuites de ces deux eípéces degrandes actions.

La Bataille comprend quatrechoses, Havoir la disposition desSoldats, bien attaquer, se défendreavec fermeté & avec ordre, ct faireen cas de besoin une retraite favo-rable. Quand on est aux mainsavec PEnnemi, il est essentiel defaire observer un si grand silencedans chaque Bataillon, qu’un Sol-dat n’ofe pas dire un mot à son ca-merade. II est difficile d’en venir àbout en cette occasion, si on n’aaccoutumé les Soldats depuis long-tems à une discipline severe & ex-acte là-dessus.

Le Commandant d’un Bataillondoit encore avoir une grande atten-tion à ménager son feu, & n’enfaire qu’à propos & de fort près ;il doit essuïer le feu des Ennemis,raillier promptement son Bataillon,& rétablir le désordre qu’une pre-mière décharge ne manque jamaisde faire. Un Major qui entendson métier, brille beaucoup dansces occasions. On doit mener unBataillon à la charge au petit pas,pour ne pas le rompre, & ne pasmettre les Soldats hors d’haleine.

Le principal est d’empêchcr lesSoldats de fe débander pour piller.II faut être très severe lâ-dessus, à

les