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jnaître Valet, qui lui faisant met.tre la main sur ce prétendu Evan-gile , l’oblige à jurer solemnelle-ment & de bonne-foi, que tout au-tant de fois qu’il le présentera uneoccasion de batifer d’autres gens, ilfera fur eux les mêmes cérémoniesqu’on va faire fur lui, fans qu’illui vienne jamais dans la pensée deles en exemter. Après avoir faitce ferment, celui qui doit être ba-lisé fe leve, & marchant vers sa-vant du Vaisseau, entre le rang desbailles & des gens de l’Equipage,qui l’attendent avec des seaux touspleins, il essuie cet orage, & re-çoit ainsi le batêinc.
B A TIM RN S. Les Bâtimensnécessaires à une Place de guerre,font les Magasins à poudre , quidoivent être dans un lieu écarté,construits fans charpente, de peurdu feu, & à l’épreuve de la bom-be. On ne doit laisser aprocherpersonne des Magasins, & en ôterla connoissance aux Ennemis, carc’est l’cndroit où l’on s’attache leplus à mettre le feu.
Les Magazins faits pour conser-ver les blés & les farines, foin,paille, avoine, orge, ísc, ne de-mandent pas moins de précaution.Je parlerai fous leur titre de cesdissérens Bâtimens, ainsi que deceux qui font destinés pour le lo-gement des Troupes.
BATIMENT, Vaisseau. Cem ot est pris ordinairement pourtoutes fortes de Vaisseaux, qui nefont point armés en guerre, depuisle plus petit jufqu’au plus grand;quoique beaucoup de gens l’attri-buent également aux Vaisseaux deGuerre , & aux Vaisseaux Mar-chands.
BATIMENT ras, est un Bê-liment qui n’est pas ponté.
BATON de Commandement., IIse donne par honneur ;i un Générald’Armée. Henri III. avant qued’ètre Roi, fut Généralissime des
Armées de Charles IX. son frcre,éc reçut publiquement le Bâton ,marque de haut Commandement.
Les Lacédémoniens donnoientaux Baguettes portées par leurs Gé-néraux le nom de Skitale.
L’ufage de transmettre quelqueportion de l’autorité souveraine àun particulier, en lui mettant à lamain quelques-unes des marques dé-signatives de la Souveraineté, esttrès-ancien.
Ces marques font entr’autres, laCouronne , le Diadème, le Man-teau , l’Epée & le Sceptre.
Pharaon mit son collier d’or sucou de “Joseph , en rétablissant Sur-intendant de son Royaume, sdffué-rus fit revêtir Mardochée de sonManteau Royal. Les EmpereursRomains, en créant des Préfets duPrétoire, leur faifoient prendrel’Epée de I’Etat.
Quand un Peuple ou un Souve-rain établissoit un Officier pour lereprésenter, soit dans le comman-dement d’une Armée, dans quel-que Ambassade, ou dans l’admini-stration de la Justice, cet établisse-ment sc faisoit par la transmissiond’une Baguette, & la cérémoniefaite, l’Officier paroissoit en pu-blic, avec la Baguette, qui devenoitla marque de sa dignité.
Les principaux Magistrats Ro-mains portoient de ces Baguettes.Elles étoient de matière plus oumoins précieuse, à proportion del’élevationdeceux à qui elles étoientpropres. La Verge d’un Consulétoit d’yvoire ; celle de Préteurétoit d’or.
Les Bâtons de dignité ne s’appel-loient point Sceptres. Ils perdoientce nom, n’étant pas entre desmains souveraines. Ils prenoientou des noms désignatifs aux fon-ctions ordinaires des Charges, oudes noms relatifs aux Commissionsextraordinaires qu’exerçoient les Of-ficiers représentant leurs Maîtres.
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