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cages, & qui les amare fur les mâts,proche de la vergue.
BATARDE : c’est la piece dex. livres de calibre, qui pe'selivres, ou environ. Elle estlongue de 10. pieds, mesurée depuisla bouche jufqu’à í’extrémité de lapremiere plate-bande de la culasse,& a 7. pouces & demi depuiscet endroit jusqu’à Bextrémitédu bouton.
BATARDE, terme de Marine,est la plus grande des voiles d’uneGalère, <& qui ne se porte que lors-u’il y a peu de vent, parce quee vent frais les voiles ordinairessuffisent.
BATARDEAU est une espècede digue faite de pieux , d’aisses,& de terre pour détourner I’eaud’une riviere.
BATARDEAU est auílì unéchafaut de quelques planches furle bord d’un Vaisseau, pour empê-cher l’eau d’entrcr fur le pont, lorf-qu’on couche le Vaisseau fur le côtépour le radouber.
BATEAU pêcheur, c’est le Ba-teau qui sert à pêcher.
BATEAUX : c’est ainsi queBon nomme diverse sorte de petitsVaisseaux que Bon méne à la voile,& à la rame, mais qui font faitsplus matériellement que les Cha-loupes. L’on fait aussi de grandsBateaux, qui ne peuvent allerqu à la voile.
BATEAUX à eau. Les Ba-teaux , ou Barques à eau font desti-nés en Hollande à amener de Beaudouce dans les lieux, où il 11’y en apas, comme l’on fait à Amsterdampour Ics Brasseurs de biere, &quand Beau de pluie manque. Ons’en sert encore pour aller quérirde Beau salée, dont on fait du sel.Ceux qui amenent de Beau doucesont fort plats , & enfoncent dansBeau, presque jusques au bord, oudu moins à un pied du bord, lors-qu’ils font chargés. Ils ont un peu
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de relevement, à Bavant, & ìBarrière, éfc il y a des trous dan»le carreau, par où s’écoule Beau,qui y tombe, ou qui y entre de de-hors. Les coutures en font fortbien calfatées, & goudronnées, ony fait entrer Beau par un trou, quiest dessous, qu’on bouche, quandle Bateau est plein. Ceux qui ame-nent de Beau salée sont faits à lamaniéré des Semaques & mâté*en fourche.
B A T E L E' E, charge entiersde Bateau.
BATELIERS: ce nom estdonné à ceux qui mènent des Ba-teaux fur les Rivières d’eau douce.
BATE ME du Tropique, ou dela ; Ligne équinoxiale. C’est unecérémonie profane & ridicule, maisd’un usage inviolable parmi les gensde mer, qui la pratiquent indifpen-sablement dans la route des IndesOrientales, fur ceux qui, pour lapremiere fois, vont passer le Tro-pique ou la Ligne.
Chaque Nation la pratique diver-sement, & même les équipages d’u-ne même Nation la font en diffé-rentes manières. Voici une desplus communes parmi les équipagesFrançois. Pour préparatifs, onrange fur le tillac, tant à stribord,qu’à bas-bord, des bailles pleinesd’eau de la mer, & bordées par lesMatelots rangés en deux haies, cha-cun un seau à la main. Le maîtreValet vient au pied du grand mât,le visage barbouillé, & le corps re-vêtu de quantité de cables rouléstout autour, dont il y en a mêmequelques uns qui pendent des bras.II est suivi de cinq ou six Matelotséquipés de même. II tient entreses mains un Livre de Marine, pourreprésenter le Livre des Evangiles.D ordinaire, c’est l’Hydographie, leFlambeau de la Navigation, ou leJournal du Pilote.
L’homme qui doit être batisé, sevient mettre à genoux devant le
maître