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BEL
pour la bonne discipline de la Mi-lice . qu’ils doivent conduire fousses Drapeaux, appelles Sangiakt,ou du nom du lieu de leurrésidence.
Pour marque de leur dignité, ilspeuvent porter une plume de Héronau Turbin, & arborer une queuede cheval. Cependant au Caire dcen Hongrie, il y en a quelques-unsqui peuvent en arborer deux.
Leur revenu qui est pris fur lesdîmes des terres, excepté dans laNatolie, qui est réglé à quatre millerisdalcs, monte depuis cinq cens,jusqu'à six mille nfdales, avec l’obli-gation d'armer un Soldat, pourchaque cinq mille aspres de revenu.
. Lorsqu’il meurt un Bigler, onrécompense six de ses Domestiquesavec le revenu courant. Ils ontcomme les Beglerbegs, des surnomsqui les distinguent parmi eux. Lesuns font appeílés Kugiumets, d’au-tres 7 ’uruks, d’autrcs MuJJetimlers,d’autres enfin Jijabeglers.
Les Kugntmets font ceux qui suc-cèdent aux Beghts de pere en fils.Mais s’ils avoient été déposés, pours’être exemptés d’aller à la guerre,la Charge passeroit au plus procheparent. Les Beglcrs de cette espècesont pour la plupart ceux de Kurtou Turcomanie, qui sont payés durevenu des dîmes.
Les Juruks ne commandent pas àdes gens qui ont leur demeure fixedans une Province, mais à un Peu-ple le plus souvent errant sur leMont Hemus, & dans d’autres en-droits de la Grece. Genre de vieauquel la nécessité de trouver despâturages à ses troupeaux l’obligecontinuellement. Cependant cePeuple est partagé en familles, quifont 2,2,50. hommes, repartis entrente Ougiahs, qui ont chacun unJarub, auquel ils obéissent. Cesaruh est obligé de conduire cinqhommes en teins de guerre, & deles entretenir fur le pied marquédans les Registres de l’Empire.
Les MuJJelimJen font les Gouver-neurs de ces gens privilégiés appel-lés Mujjelims. II y en a autant enEurope, qu’en Asie.
Les saja-Beglers font les Coni-mandans d’une Milice, que l’Au-teur de l’Etat-Militaire de l’EmpircOttoman, croit être des gens depied, comme il n en est pas fur, iln’cn fait pas mention.
BE LA N D R E ou u E r. a n D K,est un petit Bâtiment fort plat devarangue, qui a son appareil demâts & de voiles semblables à l’ap-pareil d’un Heu, & dont la cou-verte ou le tillac, s’éleve de proueà poupe d’un demi-pied plus que leplat-bord ; ensorte qu’entre le plat-bord & le tillac, il y a un espaced’environ un pied & demi qui régnéen bas, tant à stribord qu’à bas-bord. Les plus grandes Beìandresfont de 80. tonneaux, & se condui-sent par trois ou quatre personnespour le transport des marchandises.Elles ont des femelles comme le Heu,pour aller à la bouline.
BELIER. L’origine des Béliers,que Paul Die appelle Exterminato-rium Injìrumentum, est ancienne.
Ceux qui en attribuent l’inven-tion aux Grecs ou aux Carthaginoisfe trompent, puisque les Juifs enremontant jusques a David , con-noissoient cette machine de guerre,dont les Affiriens, & peut-être mê-me les Egyptiens peuvent être lesInventeurs.
Dom Caîmet dans fa feavanteDissertation fur la Milice des Hé-breux, nous apprend que le belierétoit connu des Peuples de l’Asielong-tems avant que les Occiden-taux en eussent la moindre nouvelle.Le belier peut être aussi ancien quela guerre. Cette machine vientbien plus aisément à l'esprit queParc <î la iléche. Je parle du beliersuspendu : car pour du belier nonstjpendu, il ne paroît pas qu’au-cun peuple s’en soit servi avantles Grecs. Le