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Tome I.
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253-254
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BEL

BER

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Le lelier suspendu étoit composéd’une poutre, a’un seul brin de boisde chêne, afl’ez semblable à un mâtde Navire d’une longueur & d’unegrosseur prodigieuse, dont le boutétoit armé d’une tête de fer fondu,proportionnée au reste & de la fi-gure de celle d’un belier ; ce quilui fit donner ce nom, k causequ’elle heurte les murailles, commele bélier fait de fa tête tout ce qu’iírencontre. Tous ceux que l’onvoit fur les monumens Grecs & Ro-mains paroissent fous cette forme.On en voit la construction dans leTome II. du Polybe de M. le Che-valier Folard.

On fuspendoit le Belier à de gran-des pièces de bois avec de grosseschaînes , & cent hommes étoientoccupés à lui donner de branle, &à le pousser avec violence contreles murailles.

Ils faifoient dans leur teins, ceque font aujourd’hui nos canons& nos mines, puisqu’on ne s’cnfervoit que pour renverser lesmurailles des Villes qu’on vou-loir prendre.

Le plus long êe/r'er dont 1 Histoirefasse mention, est celui d’Antoine,dans fa gerre contre les Parthes.II avoit quatre-vingts pieds de lon-gueur. Tous les Auteurs font una-nimes fur ce point. Aucun Ecri-vain de Pandquité ne nous apprendpoint les moyens dont ils fe ser-voient pour le transport de leursBéliers, qu’ils traînoient à lafuite de leurs Armées. L’Auteurci-dessus cité, imagine qu’on tranf-portoit la poutre fur un chariot àquatre roués d’une constructionparticulière, composé d’une char-

Î 'ente très-forte, & la poutre bé*iére suspendue court sur un très-fort montant, puissamment soute-nu de toutes les pièces de charpentecapables de résister aux plus grandsessorts & le tout retenu & bandépar de fortes lames, & des équer-res de fer.

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Quant au lelier non-suspendu, ily a fort peu de Sçavans qui nePayent traité de chimere. Cepen-dant si nous en voulons croirel’homme le plus versé fur cette ma-tière, & qui à feu fouiller danstoute P Antiquité, pour ce qui re-garde le militaire, si nous en vou-lons croire le sçavant Auteur quej’ai déja cité plus haut, les Béliersdes Tours & des Tortues n’e'toicntpas suspendues, parce que ces tours& ces tortues n’étoient pas fer-mées par devant, dc cela ne pou-voit être autrement.

B E L L E , terme de Marine.C’est la partie du pont d’en-haui,qui régné entre les haubans de mi-saine & les haubans d’artimon, éfcqui ayant son bordage & son plat-bord moins élevés que la tête dePavant & de l’arriéré, laisse cet en-droit du pont presqu’à découvertpar les flancs. Pendant un combat,on met des pavois <5t des garde-corps pour boucher la belle, &c’est ordinairement par la bellequ’on vient à l’abordage.

BERCHE: c’est un terme demarine, pour signifier une forted’Artillerie dont on fe fervoit an-ciennement dans les Navires. Cefont de petites pièces de canon defonte verte : il y en avoit auslì defer fondu, qu’on appelle Barres.Ces fortes de canons ne font plusguéres en usage.

BERGE. Quelques - uns disentBarge : c’est un bord escarpé d’unerivière, un bord assez élevé pourgarantir la campagne d’être inon-dée. On appelle aussi en termes demer, les grands rochers relevés àpic & droitement, Berges , & quel-ques uns les nomment Barges. IIy a fur la Côte de Poitu des Ro-chers nommés les Barges d’Olonne.

BERME, relais, lisiere, ou pasde souris, estime largeur de terrein,ou du rempart du côté de la cam-pagne, destinée à recevoir les dé-bris