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Tome I.
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257-258
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gés dit détail de chaque Troupe.Ces billets, pour chaque maison,sont au moins de deux Soldats, soitde cheval ou de pied.

BILLOTS : ce sont des pié-ces de bois courtes, qu’on met en-tre les Fourçats des Vaisseaux, pourles garnir en les construisant.

* BIN O C L E ; C’est un Télescopeà deux tubes, qui sert à voir l’ob-jet avec les deux yeux.

BIOUAC ou BI v A C, vientdel’Alleman, Beivoacht , qui signi-fie garde de renfort. On dit : setrouver au bioïtac , passer la nuit aubioïtac, monter à cheval pour le bioïtac.

Le bioïtac est une garde de nuit,& une faction de l’Arme'e entiere,qui,.quand elle fait un Siège, ouqu’elle est en présence de l’Ennemi,sort tous les soirs de ses tentes oude ses baraques, & vient par Esca-drons & par Bataillons border leslignes de circonvallation, ou se po-ster à la tête du Camp, & y palierla nuit sous les armes, afin d’assû-rer ses quartiers, d’empêcher lessurprises, & de s’oposcr au secours.

Le bioïtac est une garde très-fati-guante ; mais lorsque l’on n’a rienà craindre, ou de l’Arme'e ennemie,ou de la Place assiégée, le Généralquelquefois par grâce permet aubioïtac que deux rangs soient alter-nativement fous les armes, pendantque les rangs de derriere se repo-sent sur le terrein, s’il est vraiqu’ils puissent se reposer, car leterrein du bioïtac est rempli degrandes incommodités, par le voisi-nage des Vivandiers, qui y jettentleurs vuidanges ; d’ailleurs c’estdans ce lieu, que les Soldats vien-nent satisfaire aux nécessités dela digestion.

Quelque tems après la pointe dujour on leve le bioitac, & VArméeest renvoyée dans ses tentes, oudans ses baraques.

Le bioitac se fait de deux manié-rés , & en deux dissérens tems.

Dtcltennairt Mi lit.

Le premier Te fait depuis que laPlace est investie, jusqu’a {'achève-ment des Lignes. La plus grandepartie de l’Armée s’aproche toutesles nuits, à la faveur de l’obscurité,jusqu’à la portée du mousquet de laPlace, à Fentour de laquelle ellefait un cercle de Bataillons & d’Esca-drons, rangés si près les uns desautres, que rien ne peut passer en-tre-deux, fans être aulïì - tòt décou-vert. En cet état, les Troupesfont tête du coté que peut venir lesecours, détachant quantité de peti-tes Gardes devant Ót derriere, & furtoutes les avenues, pour pouvoirêtre averti à tems ; & quand le

jour paroît, les Gardes & lexTrou-pes se retirent peu a peu, faisantalte de tems en tems, jusqu’à ceque le jour soit tout-à-fait levé,& pour lors chacun se retire dansson Camp.

La seconde maniéré se fait quand,âpres les Lignes achevées, au lieud’aller prendre ses postes près de laPlace, comme on faisoit dans lecommencement, on les prend lelong de la ligne, qu’on borde detous cotés. Dans cet état, l'Arméedétache hors des Lignes quantité depetites Gardes, & des Batteurs d’e-strade, dont une partie demeurefixe dans des postes, pendant queFautre ne fait que rôder toute lanuit, jufqu’au grand jour, que cha-cun se retire dans son Camp, laissantseulement aux Lignes la Gardeordinaire.

BISCUIT. Les Générauxd’Armées ordonnent ordinairement,au commencement de la Campagne,que l’on fabrique du biscuit , &u’on le tienne prêt au premier or-re ; parce que s’ils trouvent oc-casion de brusquer une entreprisedans le Pays ennemi, ils ne sontpoint obligés de laisser pénétrerleurs desseins, ni d’attendre les lon-gueurs de la façon à distributionI du