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Tome I.
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du pain pour quatre ou six jours,fans compter que trois rations depain pèsent autant que quatre ra-tions de biscuit, & embaraflè beau-coup plus le Soldat.

II arrive quelquefois que cettesage précaution devient inutile,niais le biscuit pour cela n’est pasperdu, & à la fin de la campagne,avant le licenciement de l’Année,on en fait la distribution. On don-ne aux Soldats deux rations de pain,& une de biscuit pour trois jours.

Le biscuit est composé de pur fro-ment, dont on óte tout le son & legruau, en sorte que d’un sac de 200.livres .on n’en retire que 160. livresde farine. A ces 1S0. livres de fa-rine on joint 40. • livres d’eau, lemélange produit 200. livres de pâte,dont on forme 133. rations un tiersdu poids de 24. onces chacune, qui,après la cuisson, ne doivent pluspeser que 18. onces, parce que les40. livres d’eau s’e'vaporent, demême que par la double cuisson['humidité naturelle de la farineestimée 9. à 10. livres, ainsi il nereste qu’environ 150. livres debiscuit.

En suivant cette pratique, lebiscuit se conserve dans un lieu sec,enfermé dans des caisses, ou dansdes tonneaux plus d une année fansse corrompre.

Mais comme à l’Armée il est or-dinairement consommé pendant lecours d’une campagne, & que s’ilen reste à la fin, on le distribue auxTroupes, comme il vient d’êtredit ; 011 peut à celui des vivres de

terre donner une cuisson moins for-te, tirer de 200. livres de pâte 142.rations de même çoids de 18. onces.C’est au Ministre a en ordonner, &aux Munitionnaires à surveiller surles Commis & Boulangers chargésde la fabrique, pour qu’ik ne don-nent pas une cuisson trop foible, aulieu d’une forte.

S,6s

Pour la fabrication du biscuit;on choisit les Boulangers les plushabiles & les plus robustes, car letravail en est très-pénible. On faitrecuire les fours, pour qu’ ilssoient secs & en bon état. II fautune heure de plus par fournée qu’aupain de munition, tant pour la fa-çon que pour la cuisson, & chaquefournée ne produit qu’environ 230.rations. Le four doit être pluschaud que pour le pain de muni-tion, & le biscuit doit rester 1t lacuisson deux heures ou environ,pour être bien ressuyé.

Pour les Vaisseaux qui ne fontque traverser, on cuit le biscuitdeux fois, & quatre pour les voya-ges de long cours, afin qu’il fe con-serve mieux. On le fait six moisavant rembarquement, & fur lesVaisseaux de Roi, il est de farinede froment épurée de son, & depâte bien levée.

Faire du biscuit, c’est en allerfaire provision.

BISE, vent de Nord-Est : c’estun vent sec & froid, qui fouilledans l’hyver, entre l’Est & le Septen-trion. II gèle les vignes, & lècheles fleurs quand il arrive à contre-tems dans leur saison.

* BISTOURNE'. Un che-val est biftourné , lorsque pour lerendre incapable de génération sanslui couper les testicules, on est par-venu à lui en o ter l’usage, à forcede les tordre.

BITORD, menue corde à deuxfils, dont on fe sert pour faire desenfléchures, on les tourne au rouet,à bord du Vaisseau.

BITTE R le cable, c’est le rou-ler, & l’arrêter autour des bittes.

BITTES, terme de Marine ;font deux fortes pièces de bois po-sées debout fur les varangues, l’uneà stribord, l’autre à bas-bord, af-fermies & entretenues l’une avecl’autre, par une autre pièce debois appellée traversin, qui règne

entre