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Les paniers des pierriers pourcharger l’ame des pierriers ont 15.pouces de diamètre ou environ, &ao. pouces de hauteur.
Ils font poses derriere la batterieà dix ou douze pas avec trois ouquatre tombereaux de cailloux biendurs pour les remplir.
Les quatre tombereaux peuventremplir soixante paniers, qu’il fautà chaque pierrier, suivant les en-droits que l’on veut battre. Rien11’est meilleur pour faire abandon-ner un logement, que la grêle quifort de la bouche des pierriers.
BOMBE, est une grosse grena-de, ou un gros boulet de fer aigre,qui est creux & rempli de poudre,laquelle est fennec par une ampou-lette de bois percée tout du long.
Les premieres Iambes, selon quel-ques-uns, furent jettées en i;88-fur la Ville de Wechtendonk enGueldres, selon d’autres en 143;. kNaples fous Charles VIII. On 11es’en est servi en France qu’au sie'gede la Motte en 1634.
II y a de nds historiens qui veu-lent qu’un siécle plûtót en 1321. ausiège de Meziercs, on en a con-nu l’ufage.
On dit qu’un Habitant de Venloles avoit inventées pour s’en servirA seulement aux feux d’artifice pourle plaisir, & que pour diver-tir le Duc de Cleves , qui se trou-voit alors à Venlo, il en avoit jetteplusieurs en fa présence, dont unepar malheur tombant dans une desmaisons y causa un si grand embra-sement , que la meilleure partie decette ville fut consumée.
II y a des Historiens Hollandois,qui rapportent que peu de moisavant ce malheur, un IngénieurItalien avoit fait quelques expérien-ces semblables à Bergopson, préten-dant rendre l’usage de ces bombesfacile, & utile pour la Guerre, maisqu’il s’étoit misérablement brûlé
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lui-mîme, en mettant le feu parhazard à sa composition.
Quoi qu’il en soit; il est véritableque l’on n’avoit rien vu de pareilen ce tems-lk, Louis XIII. fit venird’HoIIande Maltus , Ingénieur A11.glois, pour jetter les bombes, cequ’il fit avec beaucoup de succès,comme k Calioure en l’année 1642.où il en jetta une, qui créva la Ci-terne, & obligea les Assiégés k serendre plutôt qu’ils n’auroiént fait,fans cet accident.
Maltus fut tué au siège de Gra-velines en >6;8- II avoit remarqué,dit M. Blondel, un poste où il avoitdessein de pousser la Tranchée pen-dant la nuit, & voulant le fairevoir k POslicier Général, il fit unfaut dans la Tranchée pour en re-connoître la situation. L’OlTìcierGénéral en fit un après lui, maisn’ayant pas bien reconnu Pendroit,il pria Maltus de sauter encore unefois pour le lui faire mieux remar-quer. Maltus le fit, & il reçut enPair un coup de mousquet de latête, ce qui fit dire aux Plailansde l’arméc, qu’il avoit été tuéen volant.
Pour tirer la bombe , on la metfur un mortier monté fur un affût,& le feu fe met k la fusée lente,qui entre dans fa lumière. Sonpoids, quand elle tombe, & seséclats font de grands désordres dansune ville.
On appelle bombe foudroyante,celle qui tuë, fracasse, & brise.Bombe lìamboyante, celle qui pleined’artifice ne sert qu’k éclairer.
Le mortier avec lequel on tireles bombes est porté fur son affût.II a une chambre au fond, où l’onmet la poudre pour pousser la bom-be, & une lumière k une extrémi-té de la culasse pour allumer la pou-dre de la chambre. Cette chambreest fermée par un tampon, sur le-quel la bombe porte.
On donne au mortier sur son af-fût