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Tome I.
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vent à la cuisson du pain pour lestroupes.

Les ustensiles de la Boulangeriepour chaque four, font un pétrinde bois de sapin bien sec, long desix pieds, large au fond d’environquinze pouces, s’élargissant par lehaut qui doit être de deux pieds &demi. Les barres de devant, &les traverses du fond par dessousdoivent être de chêne pour le ren-dre solide, avec doubles équerresde tous côtes. Sa profondeur estde deux pieds, & le derriere doitêtre plus haut que le devant, pourla commodité du petrisseur.

Un pétrin doit contenir environtrois sacs de farine pour faire 500.rations, & le surplus demeure enlevain. Le couvercle de ce pétrinse nomme un tour, parce qu’il sertà tourner le pain. II a sept pieds& demi de long. Les autres usten-siles font :

Une chaudière d’un pied & demide diamètre, & de vingt pouces, ouvingt-deux de profondeur. Une pê-le de fer à enfourner, parce qu’onen use beaucoup de bois, & quecelles de fer font très-commodespour porter en campagne. Unegrande pêle à détourner. Deux pel-letons , un rabe ou fourgon.

Un seau ferré, car les autres du-rent peu. Un coupepâte ; uneratissoire ; une gamele, ou sebillepour prendr e de l’eau dans les chau-dières & de la farine dans les sacs ;un bouchoir de four : ceux desfours des Places, font de fer, &ceux qu’on porte en campagne fontde bois.

Une balance pour péser la pâte,il faut qu’elle soit à st eau de fer, &juste, afin que le boulanger n’aitpoint d’excuse, s’il fait le pain court.

Un poids de marc de trois livres& demi, car ce poids en pâte re-vient à trois livres de pain cuit &rassis. II doit être de fer fondu,asin qu’on ne puisse Palterer.

Qiiatre demi-livres de cuivre avecleurs diminutions. Les Commiss’en servent pour péser le pain, &voir ce qu’il en manque.

On donne encore à chaque fourdeux tonneaux pour mettre la pro-vision d’eau pour le jour, & pourla nuit, & des tinettes pour garderles levains.

Outre les ustensiles on porte tou-jours à la fuite de l’armée un grandfléau de fer , joint à les plateauxavec des poids jufqu’à zoo. livrespour peser la farine aux Boulangers,& toutes fortes d’outils pour la con-struction des fours. Sçavoir :

Cinquante truelles, vingt marte-aux à pointes, les Maçons fe les prê-tent les uns aux autres, deux grandscompas, quelques régies, des co-gnées, des haches, des pics, de*pioches, des louchets, des bêches,des pelles ferrées, & dc tout celaun bon nombre.

BOULANGERIE: dans uniArsenal de Marine, est le lieu, oùl’on fait le biscuit.

* BOULER la matière, termede Fondeur ; c’est la remuer & lamêler dans le fourneau avec dc lon-gues perches.

BOULET, est une grosse ballede fer, & dc forme sphérique aveclaquelle on charge le canon. II yen a de tous calibres : ils se met-tent dans le canon après la poudre.Un canon de batterie porte de-puis 24. juíqu’à 3 6. & 48. livresde boulet.

Ce qu’on demande aux boulets,est qu’ils soient bien ronds, bienébarbés, & fans soujìeure.

Bien ronds & bien ébarbés afinqu’ils fassent leur chemin droitdans la piéce, fans l’éraster, nil’écorcher.

Sans soujìeures , afin qu’ils ne pi-rouettent point en l’air, & que levent ne s’y engoufre point.

Et enfin qu’ils soient du poids,dont ils doivent être : ces fortes

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