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maisons, elles font embrasées dansle moment.
Pour faire rougir des boulets, oncreuse une place en terre, on y al-lume une grosse quantité de boisou de terre, par-dessus on met uneforte grille de fer. Quand ce feuest dans toute fa force, on met lesboulets fur la grille. Ils y rougis-sent en très-peu de tems. On a destenailles, ou des cuillers de ferpour les prendre.
On les porte dans la piéce, quin’en doit point être éloignée. Aprèsque l’on a mis de la terre glaise,s’il se peut sur la poudre, dont lapiéce est chargée, & que l’on a ex-trêmement refoulée avec le rcfou-loir, & sans mettre aucun fourragefur le boulet. On met le feu à lalumière de la piéce. Le coup part,& par tout où passe le boulet, s’ilrencontre quelques matières com-bustibles, il les allume, & y portel’incendie.
Quand les tranchées font devantla batterie des boulets rouges, onbourre la poudre avec du four-rage , parce que si l’on y mettoitde la terre glaise , les morceauxpourroient aller blesser & tuer lesTravailleurs.
Les boulets rouges ne se tirentqu’avec des pièces de huit, 011 dequatre, parce que si les piècesetoient d’un plus fort calibre, lesboulets seroient trop difficiles àservir.
BOULEVART, signifioit au-trefois un bafìion. On ne s’en sertplus en terme de guerre ; mais ilfe dit encore des places fortes, quicouvrent tout un pays, & qui endéfendent l’entrée aux ennemis.
BOULEVART. Lorsque lesRomains vouloient battre une pla-ce , ils faifoient élever des boule-varts aux environs des murailles,qui avoient quatre - vingt pieds dehauteur, & trois cens de largeur,fur lesquels on bâtissoit des tours de
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bois ferrées de tous les côtés, quicommandoient aux remparts, &d’où les Asliégeans jettoient fur lesAssiégés des pierres, des dards, desfeux d’artifice, pour faciliter l’a-proche des béliers, & des machinespropres à prendre les places.
BOULINE, terme de Marine,est une corde amarée vers le mi-lieu de chaque côté d’une voile, &qui sert à la porter de biais pourprendre le vent de côté, quand ilfaut serrer le vent, ou courir auplus près du vent, c’est-à-dire, pren-dre l’avantage d’un vent de côté,lorsque le vent arriéré & le ventlargue manquent pour faire lecours qu’on fe propose. Haler lesboulines, c’est tirer, & bander lesboulines , afin que le vent donnemieux dans la voile, pour courirprès du vent.
BOULINE de révérs, est cel-le de deux boulines , qui est fous levent, & qui est larguée. Larguésla bouline de révérs, c’est-à-dire,lâchés la bouline , qui est fous levent.
Vent de Bouline, est un ventéloigné de cinq airs de vent du lieude la route, & qui par son biaise-ment fait pencher le vaisseau sur leflanc. Ainsi la route étant au Nord,le Nord-est, Quart à Test, & leNord-oiiest, Quart à l’oùest, serontles vents de bouline.
BOULINE grasse : aller àgrajj'e bouline, ou à bouline grasse,est fe servir d’un vent compris en-tre le vent de bouline & le vent lar-gue, en forte que cet air de ventsoit éloigné du lieu de la route, parun intervalle de six & de sept poin-tes. Ainsi pour aller à graffe bou-line il ne faut pas serrer le vent, nicourir au plus près du vent, parceque cet air de vent aproche du ventlargue, ou vent de quartier: com-me si la route étoit Nord, le Nord-est, Quart à l’est, feroit le vent deK 5 bouline,