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Tome I.
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voiles de telle maniéré, que le ventse mette déliais au lieu d’être de-dans : ce qilT est aussi brasser à con-tre, terme usité pour la misene.

BRASSE au vent: c’est pourfaire manœuvrer les vergues ducôté d’où vient le vent. Brasse auvent, en forte que le vent ne soitpas plus près. Brasse au plus prèsdu vent : Brasse fous le vent, c’estpour faire manœuvrer les verguesdu côté qui est opposé à celui duvent. Brasse à l’autre bord, ce sonttous commandemens de marine.

BRASSE à porter, Brasse àservir, c’est pour faire brasser lesvergues, en forte que le vent don-ne dans les voiles.

BRASSER à contre : c’est-à-dire , brasser les bras du vent, àfaire que le vent donne fur les voi-les : cela fe pratique ordinairementlorfqti’on veut le mettre fur lavoile de miféne.

BRAY, est une composition degomme ou de raisiné, & d’autresmatières gluantes, qui font uncorps dur, sec & noirâtre, commede la colle d’Angleterre. Les Calfasont foin de faire fondre le Braypour Rappliquer fur les couches d’é-toupes, dont ils remplissent les join-tures des planches, qui composentle bordage d’un Vaisseau.

B R A Y E : ce font des mor-ceaux de toile poissée ou de cuirgoudronné qu’on applique autourdu trou qui est dans le tillac pourfaire passer le mât, ce qui empêcheue l’eau de la pluie ou des coupse vagîtes ne tombe à fond de cale.On applique aussi des brayes à Rou-verture par où passe la barre dugouvernail : parce que de grostemps, & surtout de vent arriéré,les vagues qui sautent souvent par-dessus la dunette, rempliroient lafainte-barbe où il n’y a ni dalots nimaugéres pour la faire écouler.

B R A Y E R, efpalmer ou fuifvertin Vaisseau, c’est y appliquer du

bray bouillant, du goudron, & dusuif pour remplir & resserrer lesjointures de son bordage, & remé-dier aux voies d’eau.

B R E'C HE, est le débris de quel-que partie d’une enceinte, ou au-trement l’ouverture qu’on fait auxmurailles d’une Ville assiégée.

On dit chasser l’ennemi de labrèche , réparer la brèche en la for-tifiant de deux chevaux de frise : seloger a moitié hauteur de la brèche,élargir la brèche, en applanir lamontée. Voir en brèche, c’est dé-couvrir la brèche en telle sorte,qu’on puisse faire feu dessus pourla défendre.

Les Anciens avoient dissérens mo-yens de fortifier les brèches pouren disputer l’entrée. Les chosesnécessaires pour ces fortes d’ouvra-ges, étoient préparées de lon-gue main.

Les Anciens fe fervoient ordinai-rement d’arbres coupés, dont onépointoit le bout des branchesqu’on bruloit ensuite pour rendreleurs pointes plus dures & plus for-tes. On les étendoit tout de leurlong fur tout le front de la brèchefort près les uns des autres, pourque les branches s’entrelaçassent en-semble , ce <jui formoit comme unehaye impénétrable, qu’on ne pou-voit aborder fans témérité. Lestroncs tenoient les uns aux au-tres par de fortes lambourdes, deforte qu’il étoit impossible de sépa-rer ces arbres & de les détruiremême par le feu ou par les machi-nes , & encore moins aisé d’en ap-procher, le derriere étant garnid’une foule d’Archers & de gensarmés de piques & de longuespertuifanes.

Ces fortes d’obstacles qu’on op-posait fur les brèches n’étoient pasordinairement pratiques dans lessièges des Villes considérables & at-taquées avec un grand appareil demachines & de tours bélieres où ily avoit