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à tous les logemens leur degré deperfection, & prendre de li bonsarrangemens à tous égards, qu’onne soit plus exposé à avoir un se-cond démenti. Pour d’autantmieux l’éviter, on renforce les Dé-tachemens, & ou donne des ordresnécessaires aux batteries, aux Ou-vriers , & à la provision des
Matériaux.
A^rès que les nouvelles mines ontjoue, on va en reconnoître les ef-fets, ét si on remarque encorequelque ditlìculté de monter à labrèche ; on y supplée par le canon,au milieu du feu de la mousquetc-rie, ensuite on donne Passant.Les premiers Détachemens doiventêtre soutenus par d’autres, qui lesrafraîchiront fans cesse, & les rem-placeront en cas de quelques ren-versement.
Sur toutes choses, il faut se pour-voir dune quarantaine de bonsGrenadiers, dont la moitié ne doitservir qu’à apporter des grenades àPautre, à moins que la perte dequelques hommes n’oblige leursCamerades de leur succéder. Tousces soins supposent celui de fournirpar-tout les matériaux avec autantd’abondance, que de promptitude,& il n’y a aucun doute que l’on neparvienne non-feulement à faire lelogement au haut de la brèche, maisencore à le conserver en dépitdes Ennemis.
Quand on est venu là, cm fe hâ-te de s’étendre, & de ^gagner duterrein, soit par les sapes, ou parI les mines. Par les sapes de côté,on approche des retranchemens dePEnnemi, en coulant dans Pépaif-feur du parapet, & en avançant,i jufqu’à ce qu’on ait joint le bordintérieur du rempart, le long du-quel on s’étcnd à droite & à gau-' cite. Par les mines on prend le; dessous des retranchemens de PEn-nemi, & on le prévient dans celle,qu il a envie de pousser fur nosi logemens.
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II faut applanir en forme de gla-cis les inégalités de la brèche , & cnaffermir les terres par des fascines,qu’on arrange en banquettes. Ony pense sérieusement, car 11 la ter-re est grasse, & qu’il vienne à pleu-voir , elle deviendra glissante, si aucontraire elle est sablonneuse, elles’écroulera tellement sous les pieds,qu’il ne sera pas possible de s’ytenir.
Quand on est tout-à-fait établifur Pouvrage, on pousse PEnnemide retranchement en retranchement,jufqu’à ce que l’on ait rencontréles deux faces, & que les logemenspuissent fe flanquer. Alors on ymonte dti canon, & on tâche deprendre contre les défenses tout i’a-vantage du feu qu’il est possible.
B R E D1N DIN : c’est une ma-nœuvre ou petit Palan, qui passédans une poulie simple, amarrée aitgrand étai fous la hune, & par lemoyen de laquelle on enlève de mé-diocres fardeaux, pour les mettredans le Navire.
BREF, Bries : ce mot fe dit enBretagne d’un écrit, ou congé, queles Maîtres Patrons & Capitaines deVaisseaux font obligés de prendredes Commis des Fermes du Roi,dans quelques Ports de cette Pro-vince pour fe mettre en Mer. II yen a de trois sortes. Le bref defauveté, qui exemte du droit debris : le bref de conduite , qu’onprend pour être conduit hors desdangers de la côte : & le bref de
vituailles, qui donne la liberté d’a-cheter des vivres.
Le mot de bries s est l’ancien &véritable terme, dont par cor-ruption on a fait brieux. Le Ta-rif de i;6;. enregistré en la Cham-bre des Comptes de Bretagne, &tous les Tarifs précédons mettenttoujours bries s, & jamais brieux,quoque dans le langage ordinaire,on dit parler aux Hebrieux pourobtenir ces brefs.
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