Band 
Tome I.
Seite
325-326
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B R E

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B R E GIN : c’est une espe'ce defilet en usage sur la Méditerranée,dont les mailles sont fort étroites.II est attaché à un petit Bateau, &on le traîne fur les sables.

B R E QJJIN, villebrequin, ou-til de Charpentier , pour percer lebois ou la pierre tendre.

BRESSÍN OU GUINDERESSE,terme de Marine : c’est un corda-ge qui sert à ilser & à amener unevergue, ou une vojile.

B R E T E U R S : quoique ceterme ne soit pas militaire' & qu’ilparoisse ne devoir pas avoir rangdans ce Dictionnaire, cependant jel’y place pour dire que les Breteurs,qui étoient plus en vogue autrefoisqu’à-présent, sont regardés aujour-d’hui comme la lie & le déshon-neur des Troupes, & toujours lespremiers à lâcher le pied dans lesoccasions.

Deux ou trois Breteurs, au rap-port du Chevalier Folard, faillirenta soulever toute la Garnison deSaint Orner en 1710. On craignoitle siégé de cette Ville, & cependantil étoit dû plusieurs payes. LeMarquis de Goesbriand qui com-mandoit dans cette Place, ne sça-voit par quel bout s’y prendre:certains discours lâchés mal à pro-pos & publiquement par certain Of-ficier beaucoup plus à son aise queles autres qui n’avoient que leurs ap-pointemens pour toute ressource,donnèrent sujet de réflexion à cestrois Breteurs qui ne manquèrentpas d’en faire part à leurs camera-des qui s’alsemblerent en grandnombre en différois endroits de laVille, criant tout haut, qu’ils vo-yoient bien qu’on cherchoit à lesfaire périr de faim & de misère enattendant que l’enncmi prêt à lesassiéger, achevât le reste : qu’ondebutoit trop bien, pour ne voirqu’ils seroient encore plus maltrai-tés si la place étoit une foi at-taquée.

Comme on craignoit par milleautres discours, dont on étoit aver-ti, qu’ils ne pillassent la Ville, onleur lâcha quelques Officiers princi-paux, qui appaiserent, Ac calmè-rent les esprits des plus séditieux, ras-surèrent les autres qui chanceloient,& l’argent étant venu fur ces entre-faites il n’en fut plus parlé. Je nesçais, dit M. Folard, si on 11’eûtpas mieux fait de faire un exempledes trois breteurs, rien n’étoit plusaisé que de s’en défaire. Mais com-me on ne payoit pas fort régulière-ment , on craignoit que le remèdene fiìt pire que le mal. On fitméme semblant d’ignorer le nomdes Auteurs de l’émeute. Ce partidans de semblables conjonctures esttoujours le meilleur L le plus pru-dent. Voilà dequoi font capablesles breteurs dans un corps de trou-pes : comme cet exemple lefait voir.

BREVET : Lettres du Roi,on commissions en vertu de quoitout Officier s’acquitte de la chargeMilitaire à laquelle il a été reçuDepuis le Cornette ou Sous-Lieute-nant jusqu’au Maréchal de France,ce sont tous Officiers à Brevet.

BREVET D’ A s s u R A N c E,ou de R E T E N U E D’ A R G E N T.II y a des Charges Militaires & mê-me civiles, accordées par le Roi,desquelles après la mort de ‘ceuxqui les possedoient, il revient unecertaine somme d’argent, que lenouveau revêtu donne, ou aux hé-ritiers , ou à l’acquit des detttes dudéfunt qu’il remplace. C’est cequ’on appelle Brevet d'ajjurance oude retenue.

BREVET d’Oíficicr de Marine& de Terre : c’est la Commissiond’un Officier Subalterne fur terre &dans la Marine, laquelle est en par-chemin , & fans sceau.

BREVET Connaissement, Po-lice de chargement : c’est un écritsous seing privé, par lequel IcMaî-L 3 tre