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Tome I.
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pour les Fusées depuis huit jusques& non compris celles de cinq lignes,la hauteur de la broche est de troisdiamètres & demi moindre que cel-le du moule de ces Fusées.

Les Fusées de cinq lignes & au-deffous n’ ont pas besoin d’êtrepercées.

Les proportions de la broche doi-vent, toujours être relatives à i’é-paiisotir du Cartouche, & à la for-ce de la composition.

Le trou de la broche est appellelame de la Fujee, parce qu'est'ecti-vement c'est ce trou qui l’anime &la fait monter, en présentant aufeu une plus grande surface de ma-tière inflamable, qui en augmenteFaction , & rend la dilatation deF air qu’il contient plus violente,d’où il s’ensuit une plus forte pres-sion de l’air extérieur qui la forceà monter.

BROCHETER: c’est me-surer les membres & les bordagesd un Vaisseau.

BROU : c’est F écorce qui estfur le coco, qui a environ troisdoigts d’épaisseur. On peut mettreses libres en corde. Les Siamoisqui n’ont point de chanvre fontleurs cordages de brou de noix decoco : & la plupart des Peuples de

FAsie, de F Afrique, de F Améri-que & de terres Australes s’en fer-vent au même usage.

BROUETTÉ, personne n’enignore la figure. A la guerre elleest nécessaire pour le transport desterres. Mais celles dont le Mineurse sert sont montées fur quatreroues, & l’on y attache deux cor-des, Fuite devant, & l’autre der-rière ; qui servent à la tirer jus-qu’à Feutrée de la galerie pour lavuider, & la retirer ensuite pour laremplir. II y a deux hommes quifervent à vuider & à remplir labrouette.

BRUINE: c’est une petitepluie composée de gouttes très - pe-

tites : ces gouttes sont causées parPair, qui étant médiocrement échauf-fé, s’appfique au-dessous d’une nuefort rare.

BRULOT, est une vaisseau oùl’on a préparé des compositions bril-lantes, & des machines à feu, quidoivent faire leur effet fur un vais-seau ennemi, lorsque le Brûlotayant pris Favantage du vent, s’estattache par des grapins au vaisseauqu’il veut brûler. 11 y a des gra-pins au bout de ses vergues.

On attribue l’invention de ces for-tes de Bâtimens aux Modernes : ce-pendant il y a quelques exemplesque les Anciens s’en font servis.Appien nous apprend que Cartha-lou brûla une partie de la Flottedes Romains, qui venoient faire lesiège de Carthage. Ce fut fans dou-te avec des dards & flèches enflam-mées , appellées Mallcolì. Mais ily a fort peu d’exemples de ces for-tes de faits chez les Anciens : caril n’est pas difficile au Commandantd’une Flotte de s’empêcher d’étresurpris, & d’être brûlé, & de se ga-rantir du piège. Si Censorimis vitune partie de fa Flotte brûlée, c’estque le tems, qui ne pouvoit quelui être contraire, rendoit ses ma-nœuvres inutiles , & presque sansesset.

On voit cependant dans Homèreune Flotte brûlée. C’est Hectorqui fait le coup, il met le feu à laFlotte des Grecs, qui étoit à Pan-cre, & fans le secours de l’imagina-tion du Poëte, qui, comme le ditle Commentateur de Polybe, â tou-jours un Dieu <k une Déesse de ré-servé pour les grands besoins, ileut consumé & détruit le tout. He-ctor se servit de flambeaux pourcette entreprise, & Homere n’eûtbesoin, que de ces machines ordi-naires , de ses Dieux & de ses Dées-ses, pour éteindre cet incendie.Mais un autre exemple qui n’est paspoétique , c’est une partie de laL 4 Flotte