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cabestans, le grand ou le double, &le petit ou le simple. Le grandest entre le grand mat & l’écoutilledes vivres, vers l’artimon. Lepetit est entre le grand mât & lemât de misene, c’est-à-dire, entrela grande écoutille, & l’écoutille dela fosse aux cables.
CABILLOTS: ce font depetits bouts de bois, qui font faitscomme les boutons des Recollets,que l’on met au bout de plusieursherses, qui tiennent aux grandshaubans des Vaisseaux, pour servirà tenir les poulies de pantoquie're.
CABILLOTS: ce font ausside petites chevilles de bois, quitiennent aux chouquets avec uneligne, & qui fervent à tenir la ba-lancine de vergue de hune, quandles Perroquets font serrés.
CABLK ou CHABLE, est uncordage si connu, que je n’en par-ierais point, si ce n’est qu’il est ex-trêmement en usage dans l’Artillerie& fur Mer. C’est un gros cor-dage qui sert particulièrement auxchèvres.
Le cable doit avoir de longueur48- à 50. pieds, fa grosseur environ2. pouces, de bon chanvre en brindéja cordelé.
Pour les CABLES qui ferventfur les Vaisseaux, on les amarreaux ancres pour le mouillage. Lesgrands Vaisseaux ont d’ordinairequatre cables, dont le plus gross’appelle maure-cable, ôc le pluspetit grelin.
Couper le cable, tailler le cable,c’est le couper à coups de hache furl’écubier, & abandonner l’ancrepour appareiller plus vite, & mettrepromptement à la voile. Ce qui fefait quand le gros teins surprend,ou lorsque voulant chasser sur l’En-nemi, ou prendre chasse soi-méme,on n’a pas le loisir de lever l’ancre,& de retirer le cable.
cable, fe prend aussi fur merpour une mesure de six vingt brasses,
parce qu’ordinairement le maître-cable est de cette longueur.
CABLEAU : en terme denier,est le diminutif d’un cable, c’est-à-dire la corde, qui sert ordinaire-ment d’amarre à la chaloupe d’unVaisseau, lorfqu’elle est mouillée.
CABLER : c’est une terme de 1Cordier pour dire assembler plu-sieurs fils, & les tortiller, afin den’en faire qu’une corde.
CABOTER : c’est aller deCap en Cap, ou de Port en Port,ce qui est ordinaire aux Corsaires.
II faudroit dire capoter, mais I’ufa-ge prévaut furl’étymologie.
CABOTTAGK : c’est propre-ment la connoissance des mouilla-ge, ancrages, bans, courans, ma-rées ; enfin de la situation de tou-tes les parties des cotes d’une mer.
CABOTTIERE, barque pla-te , longue & étroite d’environ troispieds de profondeur, avec un Gou-vernail très-Iong en forme de rame.Cette espèce de bateaux n’est utilequ’au commerce, qui fe fait par laRivière d’Eure, qui tire fa sourcedu côté de Chartres, passe à Dreux,
& se jette dans la Seine à un quartde lieue au-dessus du Pont-de-l’Arche.
CABRE: c’est une espèce d’en-gin assez semblable à celui que lesCharpentiers & les Maçons appel-lent une chevre, mais plus grossiè-rement fait, & composé seulementde deux ou trois fortes & longuesperches ou pieux, joints, liés ensem-ble par le haut, les bouts d’en bass’éloignent à discrétion & soutenuspar trois cordages attachés dansl’endroit, où les perches se joignent.
Ces deux cordages font disposés entriangle & tirent l’un contre Pou-tre , entre les deux perches, on metune poulie de Caliorne avec une jìétaguë pour enlever, ou plutôt j]
pour tirer les fardeaux. C’est avec j
cette machine, qu’on retire lesgrosses pièces de bois de constru-
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