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ction, qui sont sur les bords de ri-vières, ou des atteliers.
II y a auslî des Cabrer composésde trois perches, mais alors il nefaut point de cordages pour les sou-tenir. Les Carriers se servent deces derniers pour tirer les vuidan-ges des puits qu’ils font pour com-mencer à ouvrir les carrières, &les cabres à deux perches ne fontgueres d’ufage que dans la Marine.
CABRIONS: ce font des piè-ces de bois, qu’on met derriere lesaff ûts des Canons, quand la mer estgroslé, afin d’empêcher, qu’ils nebrisent leurs bragues, & leurspalans.
CADENE : c’est une chaîne.CADFNES de hauban : ce fontdes chaînes de fer au bout desquel-les on met un cap de mouton pourservir à rider les haubans d’unVaisseau.
CADET, est une jeune homme,qui se met volontaire dans lesTroupes fans prendre de paye, quisert pour aprendre le métier de laguerre, & le rendre digne dans lafuite des Emplois Militaires.
l r n CADET aux Gardes, estune jeune homme volontaire dansle Régiment des Gardes.
II y a eu des Compagnies de Ca-dets, établies par Louis XIV. LesEnfans de condition, & ceux quivivoient noblement, y étoient re-çus & instruits, d: quand on lestrouvoit capables de commander,on les faisoit Souiieutenans, En-seignes & Cornettes.
Louis XV. par une Ordonnancedu 12. Décembre 1726. en créa sixCompagnies ; elles étoient compo-sées de 100. hommes chacune. II yavoit dans chaque Compagnie unCapitaine, qui étoit Brigadier, ouMestre de Camp, & en même-temsInspecteur des Milices : un Lieu-tenant, choisi parmi les Capitainesréformés d’Infanterie, & ce Lieu-tenant en étoit Sous - Inspecteur :
deux Souiieutenans, choisis entreles Lieutenans réformés d’Infante-rie, & qui pou voient être Lieute-nans dans des Compagnies de Mili-ces : quatre Sergens, tirés dansla fuite du nombre des Gentilshom-mes, & choisis entre les Cadets lesplus capables de remplacer ceuxqui manquoient. Les premiers fu-rent choisis parmi les Lieutenans ré-formés, qui l’e trouvèrent fansapointemens, suivant l’Ordonnancedu premier Mai 1721. parce qu’ilsn’étoient plus dans les Troupes lepremier Septembre 171Ç. quoiqu’ilseussent des services antérieurs ; aumoyen de quoi il ne fallut que 96.Gentilshommes , pour achever lenombre de 100. par Compagnie.
On ne recevoit aucun Cadet dansces Compagnies, qu’il ne fût Gen-tilhomme, & en état de prouver faNoblesse par quatre Gentilshommesqualifiés de l’Election ou il étoitdomicilié, dont le certificat devoitêtre visé par l’Intendant de la Pro-vince. Les Fils de Capitaines &autres Officiers des Troupes, yétoient reçus fur la preuve du ser-vice actuel de leur Pere, ou de samort au Service.
Aucun Cadet n’y étoit admis,qu’il n’eût l ige de quinze à seizeans, & non au-dessus de vingt ans.Les Sergens montoient dans la fuiteaux Soulieutenances, & les Sou-lieutenans aux Lieutenances, quandpar leur capacité & bonne conduite,ils s’en rendoient dignes.
II y avoit dans chaque Compa-gnie un Aumônier, chargé de mon-trer à lire, & à écrire aux Cadet r.Ils avoient un Maître de Mathéma-tiques, qui leur aprenoit aussi adessiner, un Maître d’Armes, & unMaître à danser.
Ces six Compagnies étoient pla-cées dans les Citadelles de Cambrai,Metz, Strasbourg, Perpignan, Ra-yonne, & l’aiitre au Château deCaen. Quand Sa Majesté faisoit
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