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couverts d’une grande épaisseur dcvase ou d’herbages. Les petits Bâti-mcns qui y échouent, sc peuvent pourla plupart en relever sans danger.
CAILLEBOTIS, ou treii-lis, est un tillac à jour, ou unassemblage de pie'ces de bois, misesen barreaux, bordées par des hi-loires, âc placées aux ponts desVaisseaux de guerre, afin que la fu-me'e du canon qui tire fous le til-lac, s’exhale par ces treillis.
*CAIMACAN, Titre de digni-té en Turquie. II y a deux Caima-cans ; l’un estGouverneur deConstan-tinople, l’autre Lieutenant du Grand-Visir.
CAJOLER : e’est mener unVaisseau contre le vent, à la faveurdu courant.
CAJOLER: c’est aussi fairede petites bordées, ou attendre fousvoiles, en faisant peu de route.
C AIQJLJ E : c’est un petit bateau duLevant, dans la mer Méditerranée.
CAISSE. On dit aujourd’huibattre la caisse, plutôt que battrele tambour. Par une Ordonnancedu 17. Septembre 1 663. la caisse scdoit battre à la Françoise, à toutesles Gardes qui sc font dans les Pla-ces, où il y a des Corps & Com-pagnies Françoises, avec des Corps& Compagnies Etrangères en gar-nison, même lorsque les Gardesfont commandées par Officiers deCorps Etrangers.
Par une Ordonnance du 10. Juil-let 1670. lorsque dans une Arméeil y a ordre de faire marcher touteLlnfanterie, on commence à battrepar la batterie ordonnée, qu’on ap-pelle la générale ; on bat ensuitePassemblée à l’ordinaire ; & dansle teins que les Soldats sortent de leurshutes,on bat parla batterie ordonnéepour l’entrée & la sortie du Camp.
Quand il n’y a ordre qu’à un Ré-giment démarcher, & non à touteLlnfanterie, les Tambours battenten premier lieu aux Champ t, puis? Assemblée ancienne, ensuite la sor-
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tic du Camp, ôc enfin la Marche, quandle Régiment commence à marcher.
* C AIS S E, en terme d’Artificier,c’est un coffret quarré fait de boisde sapin, qui sert à faire partirplusieurs Fusées volantes à la fois.On les place dedans fur une plan-che percée de trous, à égaledistance, Ac proportionnés à lagrosseur des baguettes, comme laCaisse doit l’étre à leur longueur,ensorte que les Fusées y soient en-tierement renfermées : cette plan-che percée s’appelle la Grille.
Les grosses Caisses doivent êtreferrées aux angles pour résister àla violence du feu qui pourroit lesfaire entre-ouvrir. O11 leur don-ne la forme quarrée comme étantplus commode pour diviser la Gril-le en parties egales, & pour savoird’un coup d’ccil ce qu’elle peutçoníenir de Fusées, en multipliantun côté par l’autre.
* C AIS S E de campagne : on ap-pelle ainsi une simple Grille quin’est point renfermée dans uneCaisse. On s’en scrt au défaut desautres : l’effet en est le même;mais il semble moins beau parceque l’artifice est à découvert. Oncloue chaque grille fur un pieceplanté dans terre, «Sc on les éloigne •assez les unes des autres pour quele feu ne puisse pas s’y communiquer.
Une grande Caisse est toujoursce qu’il y a de plus beau dans unfeu : elle remplit l’air d’une quan-tité prodigieuse se différentes espè-ces de feux. Les plus belles quiaient été tirées font celle que Parisa vúës à la convalescence du Roi en1721. & au mariage de «Madame deFrance en 1799. qui contenoicntchacune douze-cens Fusées de diffé-rentes grosseurs, depuis quatorzelignes jusqu’à trente.
La principale Caisse d’un Feus’appelle la Gironde ; c’est ordi-nairement par elle que l’on termi-ne le Spectacle. Voyez GIRANDE.M » CAIS-