C A I
C A I
SÍ9
CAISSON pour l’Artillerie.Les caissons dont on sc sert pourvoiturer les diffërens attirails deP Artillerie, qui ne peuvent êtremis fur les charettes & chariotsordinaires, font dc grandes caillesde bois couvertes en peau d ine, &qu’on porte fur un chariot.
CAISSON des Bombes. C’cstune cuve ou tonne, qu’on emplitde bombes chargées, & que l’onenterre jufqu’au niveau du rez dechaussée, en l’inclinant un peu decôté, & répandant force poudrede guerre par-dessus, & par le mo-yen d’un saucisson qui répond aufond de caisson, on y met le feu,qui fait élever les bombes en Pair,à les porte du côté <^ue l’on veut.
Des caijjons enterres dans le glacisfont un très-bon effet. Ils ne doi-vent pas être placés plus près dc 6.ou 8- pieds du côté intérieur du che-min couvert, afin de ne faire au-cun effet fur les Troupes qui le dé-fendent. Quand on met des bom-bes dans ces caijjons , ils font en-core un plus grand effet. Pouréviter que les caijjons & les fougas-ses fassent sauter les Grenadiers quiattaquent le chemin couvert & lesTravailleurs qui font les logemens,. on détache pendant l’attaque desgens adroits, qui vont en couperle saucisson, avant que PAssiégé aitle tems d’y mettre le feu.
CAISSON pour les vivres, estune maniéré de grand coffre, dontle couvercle est élevé par milieuen forme de chapiteau, à desseinque la pluie coule, & on lui donneles proportions suivantes pour comtenir huit cens rations au moins.
II doit avoir 8- pieds 4. poucesde long, 3. pieds 4. pouces de haut,depuis le bas jufqu’au chapiteau endehors, 2. pieds 6. pouces, depuisson quarré jufqu’au bas, 2. piedspouces de large par en bas en de-hors , 2. pieds 9. pouces de largepar le haut, & la porte doit avoir
pieds 4. pouces de long.
z6o
Le meilleur bois qu’on puissechoisir pour faire les caissons est lePeuplier, parce qu’il fe resserre àl’humidité : si l’on 11e peut enavoir, on peut prendre dc bon sapin,ou d’autre bois aprochant, mais pointde chêne, parce qu’il est trop lourd.
On observe dans la constructiondu caijjon de mettre j. barres dansle fond, comme aussi 4. devant &4. derriere, lesquelles y font atta-chées en dedans, avec 4. pieds cor-miers de chêne, & l’on fortifie lesdeux bouts en dehors par une croixde Saint-André, & deux barres.
II faut fur-tout que les planchessoient bien feuillees, & qu’outrecela le bois fasse un recouvrementfur les fentes, afin que la pluien’y puisse entrer, & Peau s’insinuerpardessous lorfqu’on passe des gués.
On garnit un caijjon d’une bonneserrure à trois charnières, & de36.équerres, chacune de 10. pouces delong & de 3. de large, le tout dcbon fer.
On le peint en huile de deuxcouches au moins, couleur rouge;& quand il est sec, on le numérotefur le derriere d’un chiffre commen-çant par 1. jufqu’à 23. qui est l.tquantité qu’il y en a dans chaqueéquipage, ajoutant fur le devant :tchacun une lettre de l’Alphabet,depuis A, jusques & compris laderniere ; cela est de conséquen-ce pour les Détachemens.
La charrette qui doit porter lecaijjon , doit être construite de cet-te maniéré. Les limons font debrins, longs de 18. pieds 6. pouces,& dc 12. pieds de charge, dont 8-pieds 6. pouces en dedans des tre-felles, qui font destinées pour met-tre 1c caijjon , qui est posé, dans lemilieu de la charge ; il faut auílîqu’il y ait trois bourettes de 12.pieds, & que le fond de la charet-te soit bien droit, afin que \c caijjons’y trouve à plomb ; cela est im-portant, car si le caijjon avoit du
mou-