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de mousquetons. Ordinairementon les détaché pour reconnoître, &pour charger les premieres Troup-pes, que PEnnemi fait avancer,pendant les fréquens mouveinensdes deux Armées.
CARABINS, e'toient des Ca-valiers armés de carabines, quiformant quelquefois des Compagniesséparées, étoient destinés à la gar-de des Officiers Généraux, & quiquelquefois mis en Régimentétoient commandés par un Mestre-de-Camp. Leur emploi étoit de fesaisir des passages, óc d’infulterl’ennemi dans ses postes. Ils com-battoient dans une bataille fur lesailes de la premiere ligne, fur lefront des Dragons, óc des Cravates.Leurs amies, telles que les carabi-nes, étoient à rouet, óc fort em-barrassantes à charger ; quoiquecependant elles manquent beaucoupmoins à prendre feu, que les mous-quetons , óc les fusils, on les a né-gligées , & le nom de carabin
s’est évanoui.
Ces Carabins étoient des Cava-liers Espagnols (mélange de Basque& de Gascons ) qui eurent leur nomde Parme, dont ils ufoient. Karabest un mot Arabe , qui signifie toutinstrument de guerre. Les Cara-bins sc multiplièrent, óc sonnèrentune Milice considérable. Toutesles bandes de cette Milice furentmises fous le •commandement d’unColonel Général, dont la charge asubsiste jusqu’en 1684 . (P'e le Comtede Tessé Payant achetée Punit avecla Charge de Colonel des Dragons,dont il étoit de'ja pourvu.
Henri IV. avoit mis une de cesCompagnies de Carabins dans faGarde. Elle avoit peut-être été faGarde de Corps, tant qu’il ne futque Roi de Navarre, Óc c’est cetteCompagnie, qui est présentementla premiere des deux Compagniesdes Mousquetaires.
Les Carabins avoient commencé
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à paroître en France avec les Roisde Navarre Jean d’Albret & Antoi-ne de Bourbon, qui posse'doient lahaute óc basse Navarre, la Biscaye,óc les Provinces de Bigorre, de Bc-arn, de Foix, de Cominges, d’Ar-magnac, Óc autres qui furent réu-nis à la Couronne de France parl’avénement d’Henri IV. II n’estdonc pas étonnant qu’il sc soit vuen France une Milice, composéedes Peuples, parmi lesquels étoitné un de nos Rois, óc qui avoienteu ce Roi pour Maître, avant qu’ilmontât fur le trône de France.
CARACOLE, est non-feule-ment le mouvement du Cavalier,mais de l’Efcadron entier, qui tour-ne ensemble fur la droite, ou furfa gauche, comme fur un pivotpour faire volte-face óc fe remet-tre. On s’en sert volontiers au-jourd’hui pour faire retraite devantPEnnemi. Le demi tour à droitepar homme étant dangereux, lors-que l’on en est près par la confusionqu’il occasionne, si les Troupes nefont parfaitement exercées &aguerries.
CARACON : c’est une petitecaraque ou Vaisseau renforcée.
CARACORE: c’est un Bâti-ment des Indes, dont les habitansde l’Isle de Bornéo sc fervent beau-coup ; il va à la rame pendant lecalme óc lorfqu’il fait peu de vent.Les Rameurs font assis fur une ga-lerie de roseaux, qui régne autour :le dernier est jusques dans Peau, ócils ont chacun leur flèche, & leurarc à leur côté, ces Bâtimens bienloin d’avoir du relèvement, baissentà Pavant & à Parriére. Lorfqu’ilvente on y met des voiles de cuir.Us portent cent cinquante, jusqu’àcent soixante & dix hommes. Usn’ont de bordages ou de planchesue quatre ou cinq de chaque côtée la quille, ils font aigus. L’é-trave & l’étainbord demeurent toutdécouverts au-dessus du bordage de
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