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Tome I.
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fourrage, qui la couvre, du plomb,dela mitraille, & toutes les autres cho-ieront la cartouche est composée.

Tout canon qu'on tire à quel-qu’une de ces maniérés est généra-lement dit être tiré à cartouche, ilfait dans cet état bien plus d’cffet,qu’avec son seul boulet, parce quela mitraille, dont il est chargé s’é-carte en sortant du canon, & peutainsi ans le inème instant causer biendu dommage en plusieurs endroits.

L s cartouches de toile & de pa-pier font fort dangereuses, en cequ’elbs peuvent laisser du feu dansle canon, par quelques lambeauxsuffisons pour mettre le feu aux au-tres cartouches qu’on y peut mettreensuite , ce qui ne peut manquerde causer de très-facheux accidens.Celles de parchemin font le meil-leures, parce que le parchemin nelaisse point de feu dans la piéce.On remédie à l’inconvenient despremières, en nettoyant la piéce àchaque coup, avec l’écouvillontrempé dans de l’eau.

Les pièces de 24. & de 16, quiont au fond de l’ame de petiteschambres intérieures, ne font paspropres à être tirées à cartouche,mais aussi n’y font-elles pas desti-nées. Les autres, qui n’en ontpoint, font celles, dont on fe sertpour cet effet. Les premieres fontplutôt employées à détruire les ou-vrages & les fortifications des Vil-les, qu’à tirer fur des corps deTroup-pes. C’est pourquoi il feroit as-sez inutile qu’elles eussent la proprié-té de pouvoir être tirées à cartouche.

Les CARTOUCHES pour lefusil contiennent toute fa charge,c’est-à-dire, la poudre & le plomb,ou les balles, dont on les charge.Quand le Soldat veut s’en servir, ildéchire avec les dents le côté ou lebout de la cartouche, qui doit ré-pondre à la lumière, 011 au bassi-net du fusil, & l’ayant enfoncéeau fond du canon de son fusil, iln’a plus qu’à mettre l’amorce, pour

être en état de tirer. On fe sert as-sez communément de ces cartouchesdans les batailles, pour abréger leteins de la charge du fusil.

* CARTOUCHES pour lesArtifices de Spectacle : ce font despetits tuïaux faits de carton, écrou-lés fur une baguette de l’épaisseurdes deux tiers du trou du moule,le tiers qui reste est occupé par lecarton qui a un sixième d’épaisseur.

Un Cartouche de cette espèce n’ade force qu’autant que les couchesde carton fe touchent immédiate-ment, ce qui depend de le roulerferme & droit, autrement il y re-stera quelque vuide ou chambre paroù le feu fe fera jour, & la Fuséecrèvera 011 gravera pour le moins.

Une Fusée grave lorsque le Car-touche trop fort pour crever, a ce-pendant quelque petit vuide dans lapremiere ou seconde couche inté-rieure , sur laquelle le feu agit peuà peu & la perce ; La Fusée cessede monter dès qu’il s’est fait jour :ainsi lorfqu’on voit une Fusée quine monte qu’au tiers ou aux deuxtiers de fa hauteur, c’est qu’elle agravé, & si l’on en ramasse le Car-touche, on le trouvera percé, & mê-me quelques fois de plulieurs trous.

CARTOUCHES, ou for-mules de Congés Militaires.Par une Ordonnance du Roi du deux.Juillet 1716. il est défendu à tousOfficiers de ses Troupes, de quel-que caractère qu’iis soient, fouspeine d’être cassés, de donner descongés, soit absolus, soit pour untems, quand même ce ne feroit quepour un jour, à aucun Cavalier,Dragon, ou Soldat de fesTrouppesfur du papier ordinaire, 011 furleurs simples signatures ; il est pa-reillement défendu aufdits Cava-liers , Dragons & Soldats de s’enservir, à peine d’être punis com-me Déserteurs.

Sa Majesté veut que tous congés,fans exception, soient écrits dansle blanc des Cartouches imprimées,P 4 qu’elle