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bras & les jambes de ceux, qui char-gent, & les tue fort souvent.
Lorsqu’on est oblige’ de se servirde papier, ou de toile dans l’oc-casion, il ne faut pas oublier d’é-couvillonner à chaque coup, & decelle de parchemin de trois coupsen trois coups.
La longueur des gargouches doitêtre de quatre calibres de la pièce,où elles devront servir, dont undemi calibre servira à fermer le cul,& un autre pour fernter le dessus,quand la poudre y fera, qui doitêtre la charge ordinaire du canon.Celles de parchemin ne doivent fai-re qu’un tour atfec un peu plus delargeur pour la couture, il faut lestremper dans le vinaigre, afin deles coudre plus facilement. A cel-les de toile, la largeur de la coutu-re doit être en dedans la gargouge, &les ourlets froncés avec de la ficelle.
On peut à ces gorgouges de toilelaisser deux calibres de plus, au-dessus de ce qui est froncé, étantpleines de poudre. Cela sert à ymettre des balles de plomb, ou dela mitraille , le tout bien fermé,on en peut faire autant avec le par-chemin , & alors elles fe nommentt ;~touches. Elles font bonnes pourtlT ri ^omptement, & de près.
Quana-, n p ell f aV oir des cartou-ches de ferba—, c elles valent mieux,elles portent plu. loin, elles ontde longueur un câlin.- demi quart,& le diamètre, comme k? gargou-ges. Lorfqu’on a rempli la cartou-che de balles à la hauteur d’un <- a _libre, l'on y fera entrer un tamponde bois long d’un demi-calibre, furlequel on attache avec des clous lebord de la cartouche. En les fou-rant dans l’ame des pièces, il fautprendre garde que le coté du tamponsoit mis le premier dans la piéce.
L’on fait encore des cartouchesen pomme de pin, c’est un bouletde inéme fer que les autres, quifait le noyau de la cartouche. Sa
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figure est en pyramide ronde , labase est égale au calibre d’un [bou-let proposé pour la piéce avec la-quelle on voudra la tirer, sa hau-teur est d’un calibre & demi. Onle trempe dans la poix goudronnée,ensuite on le roule sur des ballesde plomb, & quand il est bien cou-vert de balles de plomb, on letrempe dans le même goudron, aprèsquoi l’on peut s’en servir en poussantle gros bout devant dans la piéce.
Mais les cartouches de fer blancvalent mieux fur terre, & coûtentmoins de tems à faire, les pommesde pin font bonnes pour tirer furmer, car outre que les balles, quiy font attachées, en s’écartant bles-sent bien moins de gens fur le grandpont, le noyau fait encore bien dufracas, ou il touche.
O11 peut aussi remplir les cartou-ches de fer blanc de toutes fortesd’efpéces de ferrailles. Quand onmanque de matière dans les occa-sions pour faire des gargouges &cartouches, l’on peut charger lecanon à l’ordinaire , & y mettrepar-dessus le fourrage , de la fer-raille, des balles de plomb, ou despetits boulets, même jufqu’à de pe-tits cailloux ronds. De cette façonles pièces en souffrent davantage,mais dans Poccasion le génie doit sup-pléer au défaut de ce qui manque.
La maniéré de se servir de la car-touche consiste seulement à P insi-nuer jusqu’au fond du canon, aprèsquoi le Canonier, avec le dégorgeoirla perce par la lumière, il amorce en-suite sa piéce, & il y met le feu.
On ne peut tirer ainsi à cartoucheque de fort près, parce que toutesles parties du plomb & de la mitraille,dont la cartouche cít composée, n’ontpoint assez de solidité, pour pouvoirêtre chassées aussi loin que le boulet.
On peut aussi fans gargouge tirerà cartouche, & pour cet effet aprèsavoir refoulé la poudre à l’ordinai-re, mettre dessus le bouchon du
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