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Tome I.
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en tirant ces pièces, ont eu les brasemportés ; que (Tailleurs , com-me la poudre avant que de sortirde la chambre, agissoit de tous cô-tés, avec une telle force & une tel-le impétuosité, qifen très-peu deteins les affûts étoient brisés, &hors de service ; que par une sui-te de ce mouvement violent, ellesavoient un recul considérable &très-peu de justesse dans leurs coups;on les a totalement abandonnées, &Ton a fait refondre la plupart decelles qui fe trouvoicnt dans nosArsenaux & dans nos Places, enforte qu’aujourd’hui les canons donton fe sert ont Tintérieur par - toutde mémo diamètre.

Les autres dont on fe fervoitavant ces pièces, & dont on fe sertencore aujourd’hui, se nommentPièces à chambres cylindriques. Dansles pièces de 8- & de 4. Tintérieurdu canon est par tout de même dia-mètre. Mais dans celles de 24. &de i(5. 011 pratique au fond de Tamecette petite chambre cylindrique , quipeut tenir environ deux onces depoudre.

Dans la pièce de 24. cette petitechambre a un pouce & demi de dia-mètre , & deux pouces & demi deprofondeur. Dans celle de 16. ellea un pouce de diamètre , fur unpouce & dix lignes de profondeur.Le canal de la lumière aboutit versle fond de ces petites chambres, aneuf lignes dans la pièce de 24. &huit lignes dans celle de i<5. Leurobjet est de conserver la lumière,en empêchant quefessort de la pou-dre dont le canon est chargé, réagisseimmédiatement fur son canal.

Les pièces au-dessous de cellesde 16. n’ont point de ces petiteschambres.

M. Dulacq, Capitaine d’Artilleriedu Roi de Sardaigne, qui vient dedonner un Ouvrage fur l’Artillerie,qui a mérité les éloges de TAcadé-mie des Sciences, en louant Tin-

vention de ces petites chambrespour la conservation de la lumière,craint cependant qu’elles n’ayent degrands inconvéniens, par la diffi-culté de les écouvillonner.

Mais, dit M. le Blond dans sonnouveau Traité de l’Artillerie, ilparoît que rien n’est plus aisé quede remédier à ces inconvéniens,puisqu’il ne s’agit que d’ajoûtcr kí’écou villon ordinaire une espèce depetit boudin à peu près de mêmelongueur & de même diamètre quela petite chambre. On peut mêmeécouvillonner ces sortes de piècesavec l’écouvillon ordinaire, qui estsuffisant pour nétoyer feutrée, &une partie de Tintérieur de la peti-te chambre, pareeque la dispositionde cette, chambre ne permet gueresqu’il s’y arrête de petites parties defeu, comme il pouvoit s'en arrêterdans les chambres sphériques.

Celles-ci étoient plus étroites kleur ouverture que dans leur inté-rieur, & par-lk la partie du métalproche de l’ouverture de la cham-bre, pouvoit souvent arrêter & re-tenir quelque peu de feu dans Tin-térieur de la chambre. Mais nosnouvelles petites chambres, qui for-ment un petit canal entièrementégal & uniforme, ne font pas pro-pres k produire le même accident.

L’adoption que l’Artillerie deFrance en a faite est d’ailleurs unepreuve de leur bonté, parce qu’ilest k présumer qu’elle ne les a ado-ptées , qu’ après en avoir reconnuî’avantage par Texp rience, qui,dans ces sortes de matières, doitTemporter fur les raisonnemens.

Outre la chambre cylindre ou cy-lindrique, & la chambre sçhcriquequ’ont les Mortiers, il y en a quiont une chambre à poire, & d’autresqui font k chambre cône tronqué;les chambres sphériques ôc à poirefont estimées meilleures dans lesMortiers, que les chambres cylindri-Q_ 5 que s.