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II y a du Chanvre sauvage qui a sestiges de la hauteur dune coudée.Autour de Pe'corce du Chanvre il ya une quantité de petits filets, donton fait de la filasse, en fuite de latoile & des cordes.
* CHAPEAU, terme de Char-penterie ; on l’entend 1. ) du pe-tit fronton qui soit le toit d’unelucarne fur un pan de bois ; 2.) dela plus haute piéee qui assemble despoteaux corniers dans un clocher;3.) de la piéce de bois qui sert d’ap-pui au haut d’un escalier de char-pente ; 4.) du couronnement d’u-ne muraille en talud, pour donnerde l’écoulenient aux eaux.
CHAPELET, est un morceaude fer rond, plat & à trois tenons,ui fe met k l’extrémité de l’ame'une piéce de canon, lorfqu’onfait le moule pour assembler la pié-ce avec la culasse.
CHAPELLE, est le coffre danslequel font gardés les ornemens, quiservent pour dire la Messe dans lesVaisseaux de guerre de France.Chapelle de compas, c’est un petitcône concave de laiton qui est placéau milieu de la rose , dans lequelentre le pivot, qui supporte la rosede la boussole.
CHAPELLE, terme de Mari-ne. C’est un revirement inopinédu Vaisseau. Faire chapelle, est vi-rer malgré soi : ce qu’arrive, lors-que par l’imprudence, & le mau-vais gouvernement du Timonier,le Vaisseau est venu trop au vent,ou que le vent faute tout d’un coup,& se range de Pavant. Les cou-rans font aulïï faire chapelle, & onla fait encore, lorsque dans un cal-me , on n’a pu marquer, ou recon-nu! tre le peu de vent qui règne, enforte que le Vaisseau a pris ventdevant , contraire k fa route.Quand on a fait chapelle, il fautreprendre le vent, & remettre leVaisseau.
CHAPITEAU: c’est Passent-
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blage de deux petites planches join-tes ensemble obliquement, & donton se sert pour couvrir la lumièredu canon.
* CHAPITEAU, en termed’Artificier, c’est ce qui termineune Fusée volante en forme de cô-ne. II se soit d’un lìmpie cartonpareil k celui du Pot.
CHAPPE : c’est un baril danslequel est enfermé un autre baril,qui contient la poudre.
C’est aulli une composition deferre, de fiente de cheval A debourre, qui couvre un moule decanon, ou de mortier.
* CHARAVARI ; c’est ainsique les Polonois appellent uneéfpéce de culotte fort ample, danslaquelle ils font entrer les hans deleur habillement, lorsqu’ils mon-tent k cheval pour une longue cour-se, ou lorsqu’il pleut & que leschemins se trouvent mauvais. On lesboutonne fur l’estomac, & ellesdescendent jusqu’aux talons. C’estune partie eflèntielle de l’ajustementdes Ulans.
CHARBON : celui dont onse sert pour faire la poudre deGuerre, est de bois de Bourdaine,autrement Noirprun ; il est appel-le' Aigremore par les Artificiers. O11se sert dans l’Artillerie pour lesouvrages, d’autres bois & de char-bon de terre, ou de houille.
Autrefois on usoit assez indiffé-remment de charbon de Saule, deCoudre, ou de jeune Aulnelle. Lebois de Saule 11’est pas mauvais,quand il vient en lieu haut & sec.Présentement on s’attache unique-ment & constamment au bois deBourdaine, comme au meilleur.Le bois de Bourdaine a Pécorcenoire, & ravele'e de blanc, & Pé-corce dessous est jaune. II a lafeuille comme celle du Laurier. IIy eu a une très - grande quantitédans les haies de Lorraine.
On coupe ordinairement ce bois
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