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Tome I.
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513-514
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CHARGEMENT : c’est lacharge cTun Vaist'eau, & aulli lesmarchandises chargées dans unVais-seau-Marchand. On s'en sert danstoutes les significations du motde charge.

EMARGEMENT, terme denier, qui s’emploïe indifféremmentpour Cargaison.

CHARGEOIR : lanterne àcharger, lanterne à poudre : c’estun instrument de Canonier, qui estde fer garni de deux boites, & defa hampe par le moyen duquel ilmet la poudre dans l’ame de lapiéce, & de la baie, lorsque l’oncharge un Canon fur Mer.

CHARGER un Vaisseau,: c’estle remplir de Marchandises proprespour les lieux où fa cargaison doitêtre déchargée & vendue. Chargeren grénier : c’est charger un Vais-seau dans son fond de cale : com-me du sel, du plomb & autres sem-blables, que l’on jetteroit au fondfans précaution, car pour cba*gcren grenier , il faut que la marchan-dise ne soit ni en futaille, ni enba-lots. Charger la pompe : c’est yjeíter de Peau par le haut pour lafaire prendre, quand elle s’est dé-chargée , & qu’il n’y est plus

resté d’eau.

CHARGER l’Ennemi. II fautmarcher à l’Ennemi les armes furl’épaule, la bayonette au bout dufusil, les Tambours battans auxChamps jusqu'à trois cens pas ouenviron : & lorfqu’on est à cette

distance, ou fait le commandementde fusil fur le bras. Alors la cou-tume est de faire battre la charge,mais souvent en ce cas les Tam-bours font plus embarrassons, qu’ti-tiles, en forte qu’on peut les fairecefiér de battre, afin que l’on puisseobserver un aífez grand silence, &entendre tous les conimandemensque le Commandant ou le Majorferont.

Pour-lors on anime fa trouppeDiiltonnairt Aliiit.

en la faisant marcher d’un pas unpeu vif à l’Ennemi, essuyant sonfeu autant qu’il est possible sans ti-rer un seul coup. C’est la meilleu-re maxime, & la plus certaine pourcombattre avec avantage : c’est cequ’il faut s'efforcer de mettre dansl’esprit des Soldats : car l’expé-rience a souvent fait voir que lemouvement naturel des Soldatsd’un Bataillon , qui s’est dégarni deson feu, est de s’arréter d’abordpour recharger leurs armes ; & sil’Ennemi continué' à marcher à lui,& le charge, il est presque certainque les Soldats se trouvant afl'oiblisde leur feu, reculent, se mettenten désordre, & souvent prennentla fuite malgré la bravoure des Of-ficiers, qui font obligés de se lacri-fier pour soutenir seuls l’efl’ort del’Ennemi.

Toute l’attention d’un Comman-dant doit donc être d’empécher detirer, & pour leur en donnermoins d’occasion, il faut éviter deleur faire présenter les armes, nide leur faire faire aucun mouve-ment , qui les mette en état de ti-rer sons commandement, ce qu’ilne faut leur faire faire qu’à bouttouchant. Néanmoins on est quel-quefois obligé de taire tirer quel-ue peloton, soit en marchant oue pied ferme, ou même le dernierrang en entier en faisant mettre ge-nouil en terre aux trois prémierspour s’en servir les uns après lesautres, soit pour gagner terrein,soit pour se retirer. C’est au Com-mandant à juger ce qu’il a à faireselon l’occasion. Une chose très-cssentielle, c’est que les Officiersqui font à la tête ou à la queue deleur Bataillon, doivent toujourss’alígner en observant que la droite& la gauche jettent un coup d’ceilvers le centre, & que le centre serégie sur sa droite & sa gauche, tanten marchant qu’arrêté, que les Ser-gent , qui sont sur les ailes, ou auxR dit i