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Tome I.
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étoit rang devient file, * ce quiétoit file devient rang.

CHEMIN : ce mot se dit d’u-re suite de Chantiers, ou de gros-ses solives, fur lesquelles les Ton-neliers, ou ceux qui ont droit dedécharger le vin fur les Ports deMer, roulent les tonneaux des Ba-teaux jusques à terre. Chemin duhalage, est un chemin de vingt-quatre pieds de largeur, qui est oudoit être fur les bords des rivièresnavigables pour le partage des che-vaux qui tirent les Vaisseaux.

CHEMIN- COUVERT, estune espace du rés-de-chaussée, surle bord du forte, du côté de laCampagne, large de trois à quatretoises, couvert d’un parapet, quirégné tout au-tour du forte. LeChemin-couvert environne toutes lespièces de fortification, puisque c’estun Corridor ménagé du côté de laCampagne. II est accompagné dealidades, que l’on plante sur laanquettc supérieure du parapet, &de la Place-d’armes, que l’on prati-que dans les angles rentrans, quifervent à mettre un grand nombrede Trouppes en bataille, pour lessorties, ou pour faciliter aux Sol-dats les moyens de se retirer, dese rallier <k de recevoir du secours,qu’on voudroit faire entrer dansune Place.

O11 observe dans la constructiondu Chemin - couvert qu’il ne soitpoint enfilé, ni vu de la Campagne,

l’on pratique autant de traver-ses , qu’il y a de petits escalierspour aller du fond du folle au Che-min-couder t.

Le grand effort des sièges est des’emparer du chemin-cowcrt, parcequ'ordinairement les Assiégés le pa-lissadent par le milieu, & y prépa-rent des fourneaux de tous côtés.

On dit emporter le chemin - cou-vert, pied à pied, par la sape, &par les fourneaux ; faire un loge-ment sur le chemin-couvert, en en-

siler une partie tant à droite qu’ìgauche ; insulter le chemin-couvert,y aller brusquement, sans se cou-vrir, & en chasl'er l’Ennemi à coupsde main. L’attaque du chemin-cou-vert se fait de deux manières, oupar la s:pe, ce qui ménage lesTrouppes , mais cette maniéré pstlente ; ou en délogeant les Enne-mis à coups d’épées, & cette ma-niéré conte beaucoup.

* CHEMIN creux, voyezRAVIN.

* CHEMIN des Rondes, enterme de Fortification, c’est l’espa-ce que l’on laisl'oit anciennementpour le partage des Rondes entre letalud extérieur du parapet du Corpsde l’ouvrage d’une Place, & la mu-raille du revêtement exhaussée àhauteur d’appui.

CHEMISE, ce terme est vieux;il signifioit le revêtement de mu-raille, qu’on donnoit aux ouvra-ges de terre , particulièrement àceux, qui fout de terre fabloneuse,qui fans cela auroient besoin d’untrop grand talus pour se soutenir,& fcroient trop de montée : Ondit aujourd’hui Ouvrage revêtu, Pla-

CHEMISE DE MAILLE : c’estun corps de chemise fait de plusieursmailles, ou anneaux de fer, qu’onmet fous l’habit, comme une armedéfensive.

CHEMISES à feu, en termede Marine, font des pièces de vieil-les voiles, de diverses grandeurs,qui étant soufrées, L imbues decompositions combustibles s’atta-chent avec quatre clous au borda-ge du bâtiment ennemi, qu’on veutbrûler, en y mettant le feu avecune mèche.

CHENAL : c’est le mot cor-rompu de Canal, qui veut dire uncourant d’eau, qui est une manié-ré de riviere, que bornent des ter-res de chaque côté, soit naturelles,soit artificielles, & dans lequel un

Vais-