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Tome I.
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Vaisseau peut passer. On courtrisque de perdre le Vaisseau si onn’enfile pas bien les chenaux, par-ce que les bords font plats. Cbejia-ler, c’est chercher un passage dansla Mer, en un lieu ou il y a peud’eau, en suivant ou rangeant lessinuosités d’un Chenal, soit par lesecours des balises, soit par celuide la sonde.

CHENE: il y a plusieurs espè-ces de chêne. 11 n’y a point demeilleur bois pour bâtir les Navi-res, sur tout depuis de cinquanteans, jusques à cent soixante, & ildure jusques à six cens ans lans dé-générer, óc jusques à quinze cens,étant employé en pilotis ; c’est-à-dire, selon le sentiment de quel-ques-uns, car il y a beaucoup degens qui ne le font pas tant durer.

CHENETS en terme de Mer,ce font des ustensiles, dont les unsservent à la cuisine, & les autresà l’attelier pour chausser les plan-ches ; & par leur moyen les Hol-

iandois donnent le feu aux planches,& avec une grande facilité.

CHERS O NE" SE : c’est uneterre que la Mer environne, à l’ex-ception d’un seul endroit par où elleest jointe au continent. C'est-ceque les Anciens Géographes ontnommé Péninsule ou presqu’Isle.La CherfonéfeTaurique est célébrédans les Ecri's des Grecs. On adonné au Jutland, qui appartientau Roi de Danemarc le nom deChersonése Cimbrique, à cause desCimbres qui Pont habité.

CHEVAL : pour embarquerdes chevaux, on fait faire des re-tranchemens dans le fond de cale,& on prend garde à les bien placer,afin que les chevaux ne fe puissentincommoder les uns les autres, &que pendant tout le voyage ils nese puiflent coucher La paille pourles nourrir doit être botelée, afinqu’on la puisse bien arrimer, &qu'il en tienne beaucoup. Oii pla-

ce les futailles à eau fous les piedsdes chevaux, & après en avoirpompé Peau au besoin, on les rem-plit d’eau salée. Le grénier ou lagarniture qu’on met fur les futail-les, c’est-à-dire, sous les pieds deschevaux, doit tenir ferme & êtrebien attachée.

Les chevaux font rangés tête contretête, l’un devantl’autre, étau milieudu Vaisseau, on laisse entre eux unespace vuide, ou un courroir. Lescrèches où on leur donne à boire& à manger, ne font point sépa-rées, quoique chaque cheval le soit,& qu’il ait son retranchement ouécurie particulière. Ils ont besoinqu’on mêle de la farine de fromentdans leur eau pour les rafraîchir& les mieux nourrir. II faut met-tre à part ceux qui deviennent ma-lades, <& les éloigner des autres,à qui ils communiqueroient leurmaladie.

CHEVAL de BOIS, est unchâtiment Militaire, qu’on a cou-tume d’exercer fur les filles débau-chées , qui suivent les armées.-

CHEVAL - DE-frise, estune poutre à peu près d’un pied dediamètre, longue de dix à douzepieds, taillée en cinq ou six pans,percés de part en part, armés àchaque trou d’un piquet ferré parles deux bouts, qui déborde envi-ron trois pieds de chaque côté ;cette poutre présentant des pointespar-tout, sert utilement à boucherl’ouverturc dune brèche, ou l’a-venuë d’un Camp.

* CHEVALEMENT, Etaiequi sert à rétenir en Pair quelquesparties de bâtiment qu’on veut re-prendre sous-ceuvre.

CHEVALET : Quand cha-que bataillon arrive dans un Camp,c’est le Piquet qui est chargé de fai-re le Chevalet. Pour cet effet pen-dant que les Compagnies tendentleurs tentes, les Sergens de Piquetdétachent six hommes avec des ha-ches.