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Tome I.
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naturel «3c les membres délicats, sur-tout la tête, ôc sont très-prompts àla course.

En Europe, les chevaux d’Hon-grie sont d’une assez bonne taille.Ceux de la Transtlvanie valentmieux pour la marche. Cette Pro-vince à la commodité d’avoir desjumens de la Moldavie , qui y con-fine , & qui y produit d’excellenschevaux, qui résistent à la fatigue.On les éstime mieux pour le ser-vice que les chevaux Pelonois. Leschevaux de Valackie font grossiers,& sujets à broncher. Leur taillen’est guéres au-dessus de la médio-cre. Pour les chevaux Tartares,ils ne donnent aucune peine à nour-rir ôc font infatigables.

On éstime fort en Turquie leschevaux, qui viennent de cette va-ste plaine, qui est entre le Mont-Hemut, le Danube, le J ante a & laMer-Noire, qui est la Bulgarie-in-férieure. La Bosnie, la Servie &C Albanie, Pronvinces enclavéesdans les Montagnes, ont des che-vaux forts petits, passablement bienfaits & peu délicats. La Grece & laThrace fournissent des chevaux dansles environs de Constantinople, quifont plutôt des Bâtards des autres,pui sortent dé EAse ôc d el’Europe.

UAfie produit des chevaux toutdissérens de PEurope pour la taille,le naturel & la nourriture. LesTurcs de cette partie du monde ontplus de passion pour élever deschevaux, ôc y prennent beaucoupplus de plaisir que ceux d’Europe.Les chevaux d’AJìe méritent d’étrerecherchés, & la nature les a très-avantagés. Ils font tous générale-ment bien faits, à la réserve deceux de la Turkomanie , premierepatrie des Turcs.

La beauté & la finesse des che-vaux d’Alie augmente à mesure quel’on avance vers la Sourie, que l'onpasse sEufrate pour entrer dans laPerse ôc dans l'Arabie- heureuse.

CHEVET, est une maniéré depetit coin de mire, qui sert à éle-ver un mortier. II se met entrel’affùt & le ventre du mortier.

CHEVET, traversin de bittes:c’est une doublure de bois de sapin,qu’on joint su derrière du traver-sin dç bittes, parce que le chênerague trop le cable.

C H E V E T est aussi un gros billotde bois de sapin ou de peuplier, quiétant mis dans le derrière de l’af-fút du canon en soutient laculasse.

* C H E V F/ T R E ; ou appelleainsi la pie'ce de bois qui joint lessolives d’un plancher, coupées àl’cndroit de Pâtre d’une cheminée.

Enchevêtrer , c’est joindre dessolives par une ebevetre.

CHEVILLE de fer, pour unVaisseau de cent trente-quatre piedsde long de Pétrave ?i Pétambord,on doit donner aux chevilles de ferdestinées à être mises dans le grosun pouce d’épais, & trois quartsde pouce pour celles qui font em-ployées au dessus. On met huitchevilles de fer à chaque écart dela quille, ôc on en fait passer dansPétrave quatre on cinq, ou davan-tage. A l’assemblage de la quille ôcde Pétambord il y en doit avoirsix, qui passent au travers de laquille, du contre -étambord ôc dePétambord.

* CHEVILLE ouvrière, c’estle clou à tête grosse & applatie,moïennant lequel on unit l’avant-train au Corps d’une voiture ou dePaffût d’une Piéce.

CHEVILLE de Pompe: c’estune cheville de fer mobile, qui sertà assembler la bringuebale avec laverge de pompe. Cheville de po-tence de pompe : ce sont certai-nes chevilles de fer, qui passentdans les deux branches de la pom-pe , & dont l’usage est de tenir lesbringuebales. Elles ont environun pied de longueur. Chevilles »boude :