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d’êtrc eongedié pour la seconde, nequitte pas l’Hòpital le jour de fagarde. II y a toujours un Ch rur-gicn présent à la distribution desali-mens, lequel tient la main à ce quechique malade 011 blessé ait ce quilui a été' ordonné, observant d’in-terdire d'usage des alimens solides àteux à qui la fièvre est survenue de-puis la visite du Médecin, ou duChirurgien-Major.
II n’est pas permis au Chirurgien-Major de prendre pour Garçon-Chi-rurgien un apprentis, dans la vuede lui faire faire un apprentissage,ou par recommandation.
II oblige tous les Garçons Chi-rurgiens de coucher dans i’Hòpital,& s’il y est logé lui-méme, il faitune ronde dans leur chambre, pourvoir s’ils y font. A son défaut, s’ily a un Aidc-Major, il l’en charge.
Le Chirurgien- A 1 ijor fait mettredans un lieu particulier, dans cha-que Hôpital, les malades atteintsde maux vénériens. 11 doit dansl’été faire un cours d’Osteologic, &de Bandages, auquel cours les Gar-dons Chirurgiens sont obligés d’afil-ster, pour se former, ou s’entrete-nir dans l’cxercice de leur art, &pour y former des Elèves.
Dans !'Artillerie le titre de Chi-rurgien - Major aussi bien que celuide Chirurgien ordinaire se donnepar le Grand-Maître. II lui est li-bre d’y faire tel changement qu’ilveut. Sans comprendre le Chirur-gien-Major, il y a huit Chirurgiensétablis à Paris avec boutique ou-verte, comme ceux de saint Corne,• & dont le privilège passe à leursveuves pendant leur viduité seule-ment. Ces Charges sont du casueldu Grand-Maître, qui choisit par-mi les Chirurgiens ceux qu’il désiréde faire servir en campagne, à quil’on paye le coffre d’onguens , &d’instrumens de Chirurgie, qu’ilsfont obligés de porter avec eux.
CHIRURGIEN Major d’unVaisseau de guerre : «c’est celui quiest proposé pour panser & medica-menter les blessés, & les malades,qui se trouvent dans le Vaisseau.Le rang du Chirurgien vient aprèscelui de l’Ecrivain. Dans les navi-res de guerre il a toujours un se-cond , & est pourvu des instrumensnécessaires pour son art, & de quan-tité de médicamens. C’est unegrande & dangereuse malversation,que d’cn prendre, qui n’ayent pasl’expérience requise, & à qui 011 nefasse faire preuve auparavant.
Outre les onguens , & médica-mens nécessaires pour les blessés, ilfaut que le Chirurgien fasse aussibonne provision de ce qu’ il fautpour les maladies que la mer en-gendre, & fur-tout pour l'escor-but, maladie fort commune, & quiest causée par le genre sédentairede vie, qu’on méne, par la quali-té des alimens, dont on se sert, parPair marin, par les peines qu’onsouffre souvent, & par le peu deaommodité, & de moyens qu’on ade soigner la personne.
Le ílux de sang est aussi beaucoupà craindre, & il régné souvent, ouse fait sentir dans les Vaisseaux.C’est quelquefois la grande chaleur,qui le donne : quelquefois c’est laquantité de fruits qu’on mange,quand on en trouve. 11 se formeencore des hydropisies , & on y estattaqué de fièvres chaudes, qui sontcausées par des vents de terre très-mal soins. Si les voyages font delong cours, & dans les païs chauds,il s’engendre des vents dans les jam-bes. Un Chirurgien doit principa-lement être pourvu de médicamenscontre ces sortes de maux.
Pendant le combat le Chirurgiense tient dans la cuisine, ou dans ladépense, parce qu’il y a plus d’es-pace vuide qu’ailleurs. D’abordon porte les blessés dans la dépense,d’ou on les passe dans la cuisine cha-S 5 cun