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Tome I.
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595-596
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Le Duc d’Angoulême,Comte d’Au-vergne, en 1616.

François de Valois, Comte d’Alais,en 1618.

Le Duc de Rohan, en 1618.

Le Duc d’Angoulême reprit faCharge, en 162.2.

Louis de Valois, Comte d’Alais,en 162,6.

Le Duc de Joyeuse, en 16Ç0.

Le Vicomte de Turenne, en 1657.

Le Comte d’Auvergne son neveu,en 167;.

Le Comte d’Evreux, en 1705.

M. le Prince de Turenne Test de-puis le 7. Juillet 1740.

COLONEL-GENERAL dela Cavallerie Allemande. CetteCharge fut créée fous Louis XIILen 1636. en faveur de Jean Sireiíf,qui Peut par commission. Le Ba-ron d’Enguenfeld lui succéda ; &

après qu’il fe fut retire' du Servicede France, cette Charge cessa, &fut réunie à celle de Coíonel-Gcnéralde la Cavallerie Légere Françoise& Etrangère.

COLONEL-GENERAL desDragons : cette Charge a été crééepar Louis, XIV. en 1668. en faveurdu Duc de Lauzun : PEdit fut pu-blié en 1669.

Q’Argor.ges de Rannes a succédéau Duc de Lauzun, en 1678.

Le Duc de Bousiers à ce dernier,en 1679.

Le Comte de Teste, en 1692.

Le Duc de Guiche, en 1703.

M. le Maréchal de Coigni, en 1704.

Et M. le Comte de Coigni l'on fils,l’est depuis 1734.

COLONELLE, est la prémie-re Compagnie d’im Régiment.

COLONNE, s’entend d’unelongue file de Trouppes, ou desbagages d’une Armée qui est enmarche.

Marcher en colonne, c’est mar-cher en faisant une longue file, au-lieu de faire un grand front ; l’onmarche sur une colonne , sur deux,

ou sur trois, selon la nature duterrein, qui est quelquefois ouvert,plat & libre, quelquefois couvert,& coupé par des défilés, des ravi-nes, des bois, ou des montagnes.

COLONNE, combattre en Co-lonne, est un Corps d’Infanterieferré & supprejsc, c’est-à-dire, unCorps rangé fur un quarré long, dontle front est beaucoup moindre quela hauteur, qui n’est pas moins re-doutable par la pesanteur de sonchoc, que par la force avec laquel-le il perce & résiste également par-tout, & contre toutes fortes d’ef-forts. Les rangs & les files doi-vent être tellement serrées & con-densées , que les Soldats ne conser-vent qu’autant d’efpace qu’il leuren faut, pour marcher & se servirde leur armes. La Colonne compo-sée de plusieurs Bataillons, formeplusieurs Corps joints ensemble.

Voilà la définition que M. le Che-valier Folard donne à la Colonne.Cet ancien & habile Officier, com-me personne ne Pignore, met cetordre de Bataille au - dessus de tousles autres. II n’y a qu'à lire sonTraité de la Colonne, qui est à la tê-te de son Commentaire sur Volybe,pour voir la supériorité qu’il luidonne au-dessus de tous les autres.II ne manque pas d’autorités &d’exçmples pour la prouver à ceuxqui ne font pas de son sentiment.

11 dit que Scipion, qui combattitsur une Ligne de Colonnes parfaite*à son Infanterie, contre Annibal,s’en servit avec avantage à Zama.Dès Rome naissante la Colonne futconnue de Romulus, & il dût lavictoire qu’il remporta contre lesFidenates à ses Colonnes, qui firentvolte-face contre ceux qui les pour-suivoient. Dion chassé de Syracuse,marcha en Colonnes contre lesTrouppes de Denis. La Phalanged ’Antochut, fur plusieurs sectionsn’étoit, dit encore M. le Cheva-lier Folard, autre chose qu’uneColonne,