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Colonne, qui le rendit vainqueurà’Arjacei.
A ces exemples tires de l’Antiqui-té, & qui prouvent l’origine & l’a-vantage de la Colonne, il cite auíliles Batailles de YEuElret tk de Ahn-tinée , gagnée par Epaminondas, Gé-néral des Thébains, qui ne dût cesdeux grandes victoires fur les La-cédémoniens , qu’au choc & à lapesanteur de ses formidables Colon-nes. Dc nos jours, le GénéralScoulemlmirg attaqué dans les plai-nes de Pologne, par Charles XII.Roi de Suede, qui avoit huit millechevaux de Cavallerie Suédoise,rangea les quatre à cinq mille hom-mes «'Infanterie qu’il avoit en Co-lonne , & s’étant fraisé de tout cequ’il avoit d’armes de longueur, ha-lebardes, pertuifancs & efpontons,il ne pût être entamé par la Caval-lerie Suédoise, & il continua famarche à la saveur de la nuit. En-fin la Bataille de Lutzen remportéepar le Grand Gustave, quoique avecdes Trouppes bien inférieures ennombre à celle de Walsflein, quicommandoit les Impériaux, est tropfavorable au système de la Colonnedc M. Folard, pour n être pas en-core citée. Toutes ces Bataillesremportées avec l’ordre de Batailledont je parle, font trop bien dé-taillées par notre savant TacticienFrançois, pour n’étre pas dignes dela curiosité de tout militaire, quiveuf être instruit de son métier.En finissant cet article, je dois di-re, que l’ Embolum , ou le Cuneusdes Anciens & leur Bataillon quar-ré a, selon nôtre Auteur, donnélieu à la découverte de la Colonne.
COLONNE: marcher en co-lonne sur Mer : c’est marcher surune même Ligne, les uns derrièreles autres : ce qui ne se peut fairefacilement, que lorsque le vent esten poupe ou largue.
* COLONNES hydrauliques,
WÙrtfclMt tnìSMUfraítulr.
voyez hydraulique.
* COLTI : c’est un petit Ca-binet qu’on ménage au bout d’unédifice. Sur les Vaisseaux, c’est unretranchement qui se fait à l’extré-mité du château d’avant.
COMBAT, est une action, soitgénérale, soit particulière d’une Ar-mée contre une autre. J’ai faitvoir au mot de bataille, ladifférence qu’il y avoit enír’elle dcun combat.
Le hazard, & une infinité devues différentes, engagent des af-faires. 11 n’y a point de régies pré-cises fur ce sujet. Mais en général,on peut dire que le dessein dé com-battre doit toujours être pris libre-ment. On ne s’y doit jamais lais-ser forcer par sa faute, & un Ge'--néral prudent dans la conduite defa campagne, toujours attentif auxdémarches de l’Ennemi, régie lessiennes de façon qu’il ne prend ja-mais leçon de lui ; ses démarchesâc ses campemcns le conduisent tou-jours à l’exécution de son dessein decombattre avec avantage, ou de sub-sister avec commodité.
En cette occasion, un génie su-périeur Pcmporte à la longue surî’inférieur. 11 a dans le cours d’u-ne campagne, plusieurs tems avan-tageux, qui multipliés valent bienle fruit d’une Bataille, dont, aprèstout, l’événemcnt est toujours in-certain. II engage un comlat par-ticulier, quand il le trouve néces-saire ; ce qu’il ne fait jamais fansfçavoir bien précisément quelle est,ou quelle peut être la force ducorps Ennemi qu’il veut combattre,a tin de le faire attaquer par uncorps si supérieur, que l’événementn’en puisse point être balancé. Laréputation & la confiance des Troup-pes dépend toujours de la maniérédont un Général s’engage dans desaffaires particulières, qui coûtentsouvent beaucoup, quand elles nesont pas entreprises avec prudence