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par l’Equipage pour répondre auMaître, qui appelle de la voix oudu sifflet, pour quelque commande-ment qu’il veut faire. Commanderà la route, prescrire celle que doi-vent tenir tous les Vaisseaux, ce quiest attribué à l’autorité de l’Amiralou du principal Commandant oud’un Pilote dans un Vaisseau mar-chand. Commandes, ce font de pe-tites cordes de merlin, dont les gar-çons de Navire font toujours munisà la ceinture, asin de s’en pourvoirau besoin. Elles servent à ferlerles voiles & à renforcer les autresmanœuvres. Elles font faites dedeux fils à la main dans le bord.On les appelle autrement Rubans.Commandeur, c’cst un terme donton fe sert fréquemment parmi lesHollandois, il veut dire propre-ment Commandant. Le Commandeurchez eux, est celui qui commandequelques Vaisseaux ou quelquesFlottes particulières. Et en elfe t,ce terme dans les meilleurs Auteursest attribué au Commandant enChef d’une petite Armée navale ; àcelui d’une Escadre, qui croise surles Cotes de Barbarie ; à unCapitaine de Vaisseau, de Brûlot,Flûte, &c.
COMMANDEMENT del’Excercice: ce font les paroles queprononce le Major ou l’Officier quifait faire l’Exercice, quand il veutexprimer les mouvemens qu’il or-donne au Bataillon ; lorsque leBataillon est formé, les distancesdes Soldats égales, les rangs droits,les files droites, l’Officicr dit : Fai-tes silence, & écoutez le comman-dement, qui est exprimé tout aulong dans le Code Militaire, & quicommence par ces mots : A droite,à gauche, (/sc.
COMMANDEMENT desArmées. A compter depuis Clovis,dans la prémiere Race, presquetous les Rois de France ont en per-sonne commandé leurs Armées. 11
en faut cependant excepter plusieursdes Rois de cette prémiere Race,qu’on appelle Fainéans. Dans laseconde, tous nos Rois ont quelque-fois commandé les Armées ; dansla troisième, il s’en trouve peu quife soient entièrement dispensés decette royale fonction.
Les Maires du Palais, durant laprémiere Race, s’emparerent, avecle teins, du commandement desArmées. Sous la seconde Race,c’étoit un Duc, éc ce Duc, en ver-tu du pouvoir que sa commissionlui donnoit sur le Militaire, pou-vois, tant que duroit sa commis-sion, se qualifier de Duc de laNation.
Robert le Fort, Comte d’Anjcu,fut Duc des François pour avoirété Général d’une Armée dans lesMarches Armoriques.
Quand nos Rois ne comman-doient point en personne, ils clioi-lìssoient pour leurs Lieutenans - Gé-néraux quelques-uns de leurs Vas-saux des plus distingués par leurnoblesse, leur rang, leurs richesses,& leur expérience dans la guerre.Ce choix fut arbitraire, jusqu’à ceque le commandement des Arméesfût attaché à certaines charges &dignités.
Celle de Grand Sénéchal de Fran-ce ne devint charge Militaire, questir la fin de la seconde Race. Acelle-ci succéda celle de Connétablede France. Aujourd’hui c’est unMaréchal de France qui a le com-mandement des Armées, quand leRoi n’y commande en personne.
Lorsque celui auquel le Roi con-fie le commandement de son Armée,n’est plus en état de le continuer,par mort, maladie, ou autrement,& qu’il y a plusieurs Officiers prin-cipaux fous lui élevés à la mêmedignité, celui qui fe trouve le plusancien, soit qu’ils soient Maréchauxde France ou Lieutenans Généraux,commande à ceux qui le font moins
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